Avec le témoingnage,
- en couleur jaune, quelques paroles des moines de Tibhirine
- le testament de Frère Christian De Chergé
- un film du Jour du Seigneur sur les Moines de Tibhirine (24 min)
- un interview filmé de Michael Lonsdale : la foi de l'artiste (7 min)


Dans l’église St Jacques archi comble, c’est une véritable ovation qui a accueilli Monsieur Michael Lonsdale, un grand nom du cinéma, mais surtout un homme grand par son humanité, sa générosité et sa foi, « son intimité avec le Christ » :

                  

Monsieur Minvielle, historien et responsable de la Communauté de l’Emmanuel : « Si vous avez su si bien vous identifier à votre personnage, c’est que vos parcours personnel et professionnel vous ont donné une envergure humaine et spirituelle… Votre vie personnelle est marquée d’évènements douloureux mais aussi de rencontres providentielles ; vous demandez le baptême à 22 ans et, pratiquement 35 ans plus tard, éprouvé par le deuil de personnes qui vous étaient proches, vous faites l’expérience de l’Amour de Dieu dans un groupe de prière du Renouveau Charismatique, expérience déterminante. Votre spontanéité, votre modestie, votre générosité et la liberté intérieure que vous avez acquise se sont parfaitement exprimées dans le personnage de Frère Luc, qui partageait avec vous un amour plein de compassion pour le prochain et un véritable détachement pour les honneurs de ce monde… » .

 

Monsieur l’abbé Jean-Jacques Dufau, Vicaire Episcopal : « Le film Des hommes et des dieux nous plonge au cœur de l’actualité des pays de l’Afrique du Nord, la Tunisie, l’Egypte et bien sûr l’Algérie. Le monde entend ces appels à la liberté, à la justice et à la démocratie. Et ce soir, grâce au témoignage de Monsieur Michael Lonsdale, je pense que nous saurons entendre l’appel au respect des libertés religieuses constitutives de grandeur et de notre dignité humaine…
Le film de Xavier Beauvois a choisi de s’intéresser à la vie de ces contemplatifs de Tibhirine dans une Algérie en proie à la guerre civile, à leur engagement quotidien, aux liens tissés avec la population, à leur message de paix et de fraternité, mais aussi à leur questionnement individuel et collectif : Faut-il rester ou partir ?

Une nuit, frère Christophe dira à Jésus : Aide-moi, j’en ai marre, c’est ça que tu veux ? Puis, peu à peu, il tombe à genoux et murmure apaisé : Toi, tu m’entoures. Toi, tu m’enivres. Toi, tu me serres. Toi, tu m’as embrassé, je t’aime. Puissions-nous, dans le respect de nos convictions, que nous croyions au ciel ou non, puissions-nous découvrir que l’amour peut tout comme le dit si bien le petit livre de Monsieur Michaël Lonsdale :

Etre amoureux du monde, aimer les êtres humains comme soi-même, c’est une immense paix. Et qu’est-ce que Dieu pour moi ? Il est le rassemblement de tout l’amour du Monde. »


Replongeons-nous donc dans quelques unes de ces paroles fortes que Monsieur Michael Lonsdale nous a offertes en réponse aux questions de Monsieur Nguyen, membre du Conseil Pastoral de l’Agglomération Paloise, auquel nous devons cette lumineuse et intense soirée… C’est un homme « habité » qui est venu nous rencontrer, et à travers son témoignage, c’est un peuple et cette communauté de Tibhirine qu’il honore et qu’il fait revivre.

             

Monsieur Michael Lonsdale : Vous savez, je ne viens pas tout seul, j’ai l’impression d’emmener Frère Luc avec moi, je ne le quitte pas en ce moment. Je pense à lui souvent, je prie pour lui et je suis sûr que lui prie pour nous, aussi, alors qu’il est prêt du Bon Dieu.

- Est-ce que vous connaissiez Frère Luc avant le film ? Comment vous êtes-vous renseigné sur le personnage de Frère Luc ?

Je ne le connaissais absolument pas… Il ne s’agissait pas de faire une reconstitution, mais de réinventer sa vérité d’être humain. J’ai pensé beaucoup à lui, j’ai prié, je lui ai dit : aide-moi à te servir, à te rendre crédible. C’était très simple, Frère Luc est un être très simple avec beaucoup d’humour, très cultivé et qui voulait la dernière place… Il a toujours dit « je ne peux pas assister à tout… ça ferait cinq heures par jour, je suis obligé de rester avec mes malades de 7h à 10h et des fois minuit, et des fois 150 personnes par jour. Il s’est entièrement donné à ça, c’était vraiment incroyable, et je crois qu’il avait la force du Seigneur parce que, pour un homme de 82 ans, c’était quand même lourd…
            

Frère Christian, 1977 : « Tant qu'il y aura une douleur à partager dans le monde, vous serez là, compagnons de la nuit et du doute, de la veille et des larmes.
L'aurore se lèvera pour les autres ; pour vous, elle sera encore prématurée tant qu'il y aura un enfant dans le coma et des parents effondrés pour qui le temps s'est arrêté au chevet d'un être déjà absent »

 

 - Pour les autres acteurs, comment s’est passée toute cette préparation ?

Ils ont été sollicités pour aller passer une semaine chez des moines cisterciens dans les Alpes, et ils ont dit oui, certains du bout des lèvres, certains m’ont dit qu’ils avaient très peurs que ce soient de vieux barbants qui fassent des trucs qui ne les intéressent pas, mais quand ils ont vu que c’était des moines très vivants, très jeunes qui nous ont reçus très gentiment, qui nous ont parlé et nous ont consacré beaucoup de temps, ils ont été conquis.

Et, quand ils ont commencé à chanter, ça les a unis, fédérés ; à partir de là, ils avaient quelque chose en commun… et pendant le tournage ils se mettaient à chanter tout le temps pour être en harmonie… ça les a inspirés, c’était impressionnant de jouer des personnages qui étaient morts vingt ans avant. Une fois qu’ils ont revêtu l’habit de moine, ils sont devenus très respectueux… et pourtant on dit que l’habit ne fait pas le moine !

C’est un film qui a été fait dans la simplicité, la joie, ce n’est pas toujours comme ça, le métier de comédien est un métier difficile, mais là on aurait dit qu’ils étaient inspirés.

Monsieur Michael Lonsdale évoque ensuite des souvenirs du tournage ainsi que ceux de son enfance et adolescence au Maroc : Les Arabes sont des gens comme tout le monde, avec les mêmes problèmes que nous… Il a retrouvé cette même ambiance de gentillesse et de jeu, et de compétence avec ce peuple du Maroc pendant le tournage.

Fère Christian : « Laissons-nous inerpeller, désinstaller, enrichir par l'existence de l'autre ; écoutons-le, cherchons à mieux comprendre sa tradition religieuse telle qu'il la dit, et à la respecter telle qu'il la vit »

- Qu’est-ce que vous pouvez dire sur cette expérience avec ce réalisateur Xavier Beauvois qui a réalisé un film qui a touché énormément de personnes, et également sur la foi.

… J’ai été touché par son parlé franc…

La foi, j’en sais rien, en tout cas, il y a une aspiration de beauté chez Beauvois, il a été touché par le côté exemplaire et risqué des personnages, il a trouvé ça admirable, ces gens qui sont prêts à mourir pour leur Dieu…

Après la projection, j’ai vu des gens sortir en pleurant, ça touche le cœur car ils voient un exemple possible d’échange de vie avec des gens d’un autre pays, d’une autre religion, c’est un exemple de partage réel, de partage humain…

Et puis il y a le sens du sacrifice : quand je lis dans l’évangile « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime », évidemment que c’est une force incroyable mais tout le monde ne peut pas vivre ça. Ils ne pouvaient pas s’en aller car ils auraient eu l’impression de lâcher, de trahir, d’abandonner les Algériens avec qui ils avaient eu des rapports de partage, de travail, de respect, ils ont préféré mourir avec eux, pour eux.

Frère Luc, le 17 novembre 1993 : « Ici la situation est devenue inquiétante, peut-être sera-t-elle pour l'avenir dangereuse... la mort... ce serait un témoignage rendu à l'absolu de Dieu. Je suis comme un vieux manteau, usé, troué, rapiécé mais là dedans mon âme chante encore »
Et le 15 janvier 1995 : « A l'âge de 81 ans, la mort est une compagne mais il ne faut pas redouter le passage sur l'autre rive, Dieu nous y attend pour nous juger avec "la magnifique injustice de l'Amour" »

Avec humour, il évoque tous ses rôles d’ecclésiastique… mais pas Dieu le Père !
- Est-ce que le tournage a été l’occasion de partager votre foi avec les autres acteurs ?

Il fallait les laisser tranquilles dans leur propre aventure… ils ne posaient pas de question, ils étaient pénétrés par quelque chose qui les dépassait… et puis on plaisantait, il fallait beaucoup se détendre car c’était une énorme responsabilité que de jouer ces personnages… Est-ce que chez eux ça a fait quelque chose ? Je n’en sais rien, je crois qu’ils ont été touchés, ils en parlent avec beaucoup d’émotion. Vous savez c’est difficile de savoir là où on est touché par la grâce, par Dieu ou par une pensée qui change notre vie, ça peut arriver à n’importe qui, à n’importe quel moment, et je pense que les comédiens qui ont joué là-dedans ne l’oublieront jamais.

M. Minvielle revient ensuite sur sa rencontre et « son intimité avec le Christ » :

- Pouvez-vous nous dire ce qui a suscité votre baptême à 22 ans.

Ça a commencé tout doucement dans ma vie, la présence du Seigneur… En Angleterre, ma mère (malgré son vécu) ne m’a jamais rien dit de négatif sur le Christ, au contraire, elle respectait beaucoup Jésus … Après au Maroc, nous avons habité dans un appartement avec un Monsieur qui avait des statuettes de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, St François d’Assise… et il voulait s’en débarrasser, et moi, j’avais 8 ans, je lui ai dit « tu ne peux pas jeter tout ça… c’est sacré » (je ne savais pas ce que ça voulait dire),  je les ai mis sur une petite étagère, pour moi c’était des amis, et c’est devenu ce qu’on appelle aujourd’hui un coin prière.

Vers 9, 10 ans, j’ai rencontré un musulman qui parlait d’Allah, de Dieu, d’une façon qui m’intéressait, ça m’interpellait… puis le temps a passé. Arrivé  en France, je voulais être comédien mais je ne savais rien…

Viennent alors les premiers cours et les premières interprétations avec la difficulté d’être violent, et aussi les premières rencontres avec de grands acteurs et réalisateurs.

Je cherchais désespérément à être chrétien parce qu’on me disait « tu verras dans ce milieu des gens pourris »…mais il s’est avéré que c’est totalement faux… les acteurs sont des gens admirables qui souffrent énormément pour montrer la beauté, la sensibilité des personnages… Ils sont toujours à la recherche de quelque chose de vrai…

Alors la foi dans tout ça ? C’est un long cheminement, et les grandes étapes qui ont marqué ma vie, c’est d’abord le jugement :

J’avais un jugement, paraît-il, très bien, très fort… Je disais ce que je pensais avec une critique féroce, mais un jour j’ai entendu parler du Seigneur qui disait « tu ne jugeras pas »… Tu ne peux pas juger le fond de l’être humain… on peut condamner les mauvais actes mais jamais condamner la personne ; si tu condamnes la personne, tu te condamnes toi-même… alors j’ai prié, j’ai demandé pardon au Seigneur : « je me suis trompé de voie, je ne veux plus juger personne, je veux aider les gens qui sont pas bien, qui sont menteurs, qui sont désespérés… ».

Et puis, une seconde très grande étape dans ma vie, ça a été le pardon :

J’ai vécu deux expériences de pardon absolument impressionnantes, le jour où j’ai prié pour mes parents défunts, pour ma famille, mes grands parents… Le pardon existe pour les gens qui ne sont plus là, il faut savoir qu’on y arrive, mais c’est très dur surtout quand les parents ont été absents ou violents. Quand il y a un problème, il faut prier, prier, prier, on ne prie jamais assez… Merci Seigneur pour ce réconfort…

Je crois que les vraies valeurs que le Seigneur nous demande, c’est de pardonner, c’est capital. Il y a tellement de gens qui n’aiment pas demander pardon ou pardonner à quelqu’un qui leur a fait du mal… pardon  à recevoir pour soi parce qu’on s’est mal conduit, ils ne peuvent pas, ils sont bloqués, ça entraîne un cancer de l’âme. C’est une guérison intérieure le pardon… On a demandé à Jésus comment prier, il a dit « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». Le pardon est un lieu d’équilibre, un remède de santé, ce n’est pas pour rien qu’il l’a mis au centre de la prière.

Texte trouvé dans le missel quotidien de frère Luc : « Ceux qui ont rencontré le Christ se sont laissés faire "sans savoir où ils allaient, sans savoir où ça les mènerait".
Chacun a son idée de Dieu. A cela aussi il faur renoncer...
Quand l'homme se vide, il y a place en lui pour l'action de Dieu.
Quand il se confie comme un pauvre.
Pauvreté = incertitude = confiance »

- Dans cette vie qui est saisie par la miséricorde de Dieu, est-ce que vous pourriez dire quelque chose à ceux qui n’ont pas rencontré Dieu et qui se demandent comment ils pourraient faire l’expérience de cette miséricorde, comment ils pourraient vivre cette rencontre de l’amour de Dieu personnellement ?

Dieu est en chacun, nous sommes enfants de Dieu, Dieu est quelque part en nous, au plus profond de notre âme, de notre cœur, il est là, mais on ne le laisse pas vivre, il attend patiemment que notre cœur s’ouvre… Chacun a dieu en lui, il faut le laisser vivre, mais on ne peut pas faire cela tout seul, il faut demander à l’Esprit Saint… mais certains disent on a demandé mais on n’a rien reçu. Il ne faut pas demander de quoi satisfaire nos besoins, il faut lui dire « Seigneur, aide-moi à faire ta volonté car toi tu sais pour moi ce dont j’ai besoin… Seigneur Jésus, envoie-moi ton Esprit »

- Quelle est la qualité première que vous recherchez chez un homme d’aujourd’hui ?

Etre vrai, s’il a des problèmes qu’il en parle, être  généreux, aimer les autres, « Aimez-vous les uns les autres », retrouver dans chaque être humain une personne unique qui est aimée de Dieu.


La profondeur des convictions de Monsieur Michael Lonsdale sur la présence de Dieu en chacun et l’importance du pardon et de la prière, ne pouvait que nous inviter à terminer cette soirée par un temps de méditation ou de prière et d’adoration dans le respect des croyances et du cheminement de chacun. Les jeunes nous y ont aidés.


Après cette soirée pleine d’émotion... teintée parfois d’humour, il ne restai qu’un mot à dire : MERCI !
Merci Monsieur Michael Lonsdale pour votre témoignage, votre parler vrai et cette foi qui rayonne en vous et que vous nous avez partagée, et merci à tous ceux qui ont œuvré pour nous offrir cette soirée.

Et pour finir, prions pour ceux qui ont tout donné pour l’amour de Dieu et des hommes :
les moines de Tibhirine, et lisons le très beau testament de Frère Christian De Chergé. 

Quand un A-Dieu s’envisage 

« S’il m’arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd’hui - d’être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j’aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays. Qu’ils acceptent que le Maître Unique de toute vie ne saurait être étranger à ce départ brutal. Qu’ils prient pour moi : comment serais-je trouvé digne d’une telle offrande ? Qu’ils sachent associer cette mort à tant d’autres aussi violentes laissées dans l’indifférence de l’anonymat.

Ma vie n’a pas plus de prix qu’une autre. Elle n’en a pas moins non plus. En tout cas, elle n’a pas l’innocence de l’enfance. J’ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal qui semble, hélas, prévaloir dans le monde, et même de celui-là qui me frapperait aveuglément. J’aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout coeur à qui m’aurait atteint. Je ne saurais souhaiter une telle mort. Il me paraît important de le professer. Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir que ce peuple que j’aime soit indistinctement accusé de mon meurtre. C’est trop cher payé ce qu’on appellera, peut-être, la "grâce du martyre" que de la devoir à un Algérien, quel qu’il soit, surtout s’il dit agir en fidélité à ce qu’il croit être l’Islam.Je sais le mépris dont on a pu entourer les Algériens pris globalement. Je sais aussi les caricatures de l’Islam qu’encourage un certain idéalisme. Il est trop facile de se donner bonne conscience en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes de ses extrémistes. L’Algérie et l’Islam, pour moi, c’est autre chose, c’est un corps et une âme. Je l’ai assez proclamé, je crois, au vu et au su de ce que j’en ai reçu, y retrouvant si souvent ce droit fil conducteur de l’Évangile appris aux genoux de ma mère, ma toute première Église, précisément en Algérie, et déjà, dans le respect des croyants musulmans.

Ma mort, évidemment, paraîtra donner raison à ceux qui m’ont rapidement traité de naïf, ou d’idéaliste : "qu’Il dise maintenant ce qu’Il en pense !". Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité. Voici que je pourrai, s’il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec lui Ses enfants de l’Islam tels qu’ils les voient, tout illuminés de la gloire du Christ, fruit de Sa Passion, investis par le Don de l’Esprit dont la joie secrète sera toujours d’établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences. Cette vie perdue, totalement mienne, et totalement leur, je rends grâce à Dieu qui semble l’avoir voulue tout entière pour cette JOIE-là, envers et malgré tout.Dans ce MERCI où tout est dit, désormais, de ma vie, je vous inclus bien sûr, amis d’hier et d’aujourd’hui, et vous, ô amis d’ici, aux côtés de ma mère et de mon père, de mes soeurs et de mes frères et des leurs, centuple accordé comme il était promis !

Et toi aussi, l’ami de la dernière minute, qui n’aura pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux ce MERCI, et cet « A-DIEU » en-visagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s’il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. AMEN ! »

Insha ’Allah !

Alger,
1er décembre 1993 Tibhirine,
1er janvier 1994 Christian

Petit film de 24,26 minutes sur les moines de Tibhirine par Le Jour du Seigneur

Petit film du jour du Seigneur, à l'occasion du Festival de Cannes : la foi de l'artiste

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