Index de l'article

Triduum pascal du Christ Sauveur, voir "Dans la paroisse" :
horaires où nos prêtres célèbreront en direct mais sans nous,
confinement oblige,
mais unissons-nous, à distance, à leurs prières.

Une semaine très importante et riche commence le dimanche des Rameaux 5 avril.
Afin que chacun puisse la vivre le mieux possible malgré le confinement ou le travail
(n'oublions pas ceux qui pour le bien de chacun se dévouent sans compter...)

ouvrons cette page où vous pourrez retrouver
les méditations, célébrations en paroisse ou ailleurs,
des prières, des chemins de Croix, des témoignages

La bénédiction des rameaux par notre curé

et des pistes pour les enfants.

("Carême 2020" continue pendant ce temps, par contre "Messes et Prières..."
sera interrompue pendant cette semaine et reprendra après)

Sur Prions en Église, l'exemplaire gratuit de la Semaine Sainte, offert chaque année,
peut être téléchargé gratuitement

Film « La Passion du Christ » de Mel Gibson

Il n'a pu être projeté à la Maison Saint-Jacques le 1er avril mais il peut venir chez vous :

Visionner chez soi, seul ou en famille (Attention limite d'âge), 

Témoignage : « J'ai vu ce film à sa sortie il y a 15 ans. En fait, ce n'est pas un film classique : le réalisateur, Mel Gibson, catholique américain, a eu pour projet de reconstituer le plus précisément possible la passion de Jésus, selon ce que les évangiles nous en rapportent. Il a par exemple souhaité que les acteurs parlent les langues originales des protagonistes de la passion : l'araméen, l'hébreu et le latin.
Je me rappelle avoir été profondément touché : cette reconstitution incroyable m'a fait voir à quel point Jésus nous avait aimé, aime chacun d'entre nous.

Ce film pourra parler je crois à beaucoup d'entre nous pour vivre un temps fort de Vendredi Saint, particulièrement pendant le confinement que nous vivons.
Le pape Jean-Paul II, après l'avoir vu, a dit : "c'est comme cela que ça s'est passé".
Il faut aussi préciser que le film ne cache pas les réalités les plus dures de la Passion (flagellation, crucifixion…) : il est interdit aux moins de 12 ans, pour ma part je pense que 14 ans est une bonne limite. A sa sortie, c’était 16 ans. »

Comment faire pour le visionner :

La maison de production de films chrétiens Sage a imaginé une solution pour permettre à chacun de voir le film, tout en restant chez soi, grâce au E-CINÉMA.

Grâce à une plateforme dédiée (découvrez-la ICI), plusieurs séances du film ont été programmées du dimanche des Rameaux (5 avril) au Samedi Saint (11 avril).
Chaque séance sera suivie par une intervention, le plus souvent en live, d’un invité.

  • Dimanche des Rameaux 5 avril à 15h (avec l’abbé Grosjean du Padreblog)
  • Dimanche des Rameaux 5 avril à 20h (avec l’abbé Grosjean du Padreblog)
  • Mercredi 8 avril à 20h (avec Abel Jafri, seul comédien français dans La Passion du Christ - il interprète le chef des gardiens du Temple)
  • Jeudi 9 avril à 20h (avec Bruno Picard, auteur de "Un Miracle Chaque Jour")
  • Vendredi Saint 10 avril à 15h (avec l’abbé Amar du Padreblog)
  • Vendredi Saint 10 avril à 20h (avec l’abbé Amar du Padreblog)
  • Samedi 11 avril à 15h (avec Cospiel, prédicateur évangéliste)

Chaque foyer peut réserver à l'avance en ligne la séance de son choix (un seul billet au tarif unique de 8 € pour tout le foyer) en cliquant ICI


 

Chers paroissiens et amis,

Si vous ressentez le besoin de parler, si vous vous sentez inquiet à cause du confinement voire angoissés vous pouvez joindre Philippine au 06 13 13 44 92. Elle est psychologue de formation et habituée à être à l’écoute de bien des situations ou préoccupations de nos contemporains.

Ce dimanche, la bénédiction des Rameaux a eu lieu du haut du clocher de St Martin, voici la vidéo ci-dessous, au bas de cette page, dans Paroisse/Dimanche des Rameaux.

Amitiés et  prières

Votre curé.

Pour être en communion avec nos prêtres, voici les heures où ils célèbreront,
sans notre présence physique, confinement oblige,
mais en union de prière avec nous et le monde entier,

En ces temps particuliers, et grâce à notre équipe de prêtres jeunes et dynamiques,
les célébrations du triduum Pascal 2020 seront diffusées en direct sur Youtube !

Voir la chaîne Youtube Christ Sauveur 64

Sachez que si vous n'êtes pas présent au moment de la diffusion,
les vidéos resteront disponibles sur la chaîne Youtube.

Les informations sur la Semaine Sainte sont disponibles en cliquant ici.
Les instructions pour installer et utiliser l'application "La Quête" sont ici,
mais vous pouvez aussi utiliser le site très simple :  www.quete.catholique.fr
(mais ceci uniquement pendant le temps du confinement)

 

Dimanche de Pâques 12  avril

 N'oubliez pas la retransmission EN DIRECT

sur notre chaîne Youtube :

Dimanche de Pâques, à 10h30

Lien direct vers la vidéo

Sachez que si vous n'êtes pas présent au moment de la diffusion,
les vidéos resteront disponibles sur

la chaîne Youtube de la paroisse.

Comme celle de la Veillée Pascale, samedi à 20h

Chers paroissiens et amis,

Joyeuses fêtes de Pâques. Je vous bénis tous du fond du cœur.

Votre curé.

Voici la feuille pour ce dimanche de Pâques Cliquez ici

Afin de suivre au mieux la célébration du dimanche de Pâques à 10h30 en sur notre chaîne Youtube, voici les homélies des prêtres :

Homélie de l'abbé Jean-Jacques Dufaut
Homélie de l'abbé René-Sébastien Fournié

Voici les différents éléments pour suivre les célébrations de la semaine Sainte :
 - La feuille de chants
 - La prière universelle
 - Les instructions pour installer et utiliser l'application "La Quête"
ou la quête par internet : www.quete.catholique.fr

En ce dimanche de Pâques, prenons aussi le temps de prier Bernadette de Lourdes :

 

Samedi Saint

Au nom de tous mes frères prêtres, du Conseil Pastoral et du Conseil Economique, nous vous souhaitons de belles fêtes de Pâques ; Le Christ n’est pas confiné. Son beau Visage de Lumière doit illuminer votre vie et votre existence.
Rayonnez votre joie et votre bonheur en téléphonant à vos enfants, vos parents éloignés, à vos frères et sœurs isolés ou malades.

Priez pour les soignants et les mourants. Au soir de Pâques vers 20h, allumez une bougie et priez en communion avec vos prêtres grâce à la Chaîne YouTube. Le jour de Pâques mettez une affiche à votre fenêtre : « Il est Ressuscité » ou « Jésus est Ressuscité » et demandez à vos enfants de dessiner de « beaux soleils » ou de « belles fleurs ».Si vous le pouvez, faites une belle omelette ou au moins dégustez des œufs en chocolats. Votre curé.

Voici les homélies des prêtres :
Homélie de l'abbé Jean-Jacques Dufau pour la veillée Pascale
Homélie de l'abbé René-Sébastien Fournié pour la veillée PascaleHomélie de l'abbé Jean-Jacques Dufaut pour le jour de Pâques
Homélie de l'abbé René-Sébastien Fournié pour le jour de Pâques

Voici les différents éléments pour suivre les célébrations de la semaine Sainte :
 - La feuille de chants
 - Les instructions pour installer et utiliser l'application "La Quête"
ou la quête par internet : www.quete.catholique.fr

Vendredi Saint 10 avril

Propositions pour cette journée si importante et textes à méditer ici

DEUX rendez-vous de ce jour

(avec une meilleure qualité sonore) :

Chemin de croix à 12h30
en direct sur la chaîne Youtube de la paroisse

Office de la croix à 15h
en direct sur la chaîne Youtube de la paroisse

Sachez que si vous n'étiez pas présent au moment de la diffusion,
les vidéos resteront disponibles sur

la chaîne Youtube de la paroisse.

Suivent les homélies des prêtres :
Homélie de l'abbé Jean-Jacques Dufau
Homélie de l'abbé René-Sébastien Fournié

Voici les différents éléments pour suivre les célébrations de la semaine Sainte :
 - La feuille de chants
 - Le chemin de croix à suivre en famille avec les enfants
 - Les instructions pour installer et utiliser l'application "La Quête"
ou la quête par internet : www.quete.catholique.fr  

Écoutez ici le texte de la Passion (avec youPray) 

 

Jeudi Saint 9 avril

Propositions pour cette journée si importante et textes à méditer ici

La célébration de la Sainte Cène était à 17h
en direct sur la chaîne Youtube de la paroisse

Mais vous pouvez la revoir sur cette même chaine

Voir la chaîne Youtube Christ Sauveur 64

Suivent les homélies des prêtres :
Homélie de l'abbé Jean-Jacques Dufau
Homélie de l'abbé René-Sébastien Fournié

Voici les différents éléments pour suivre les célébrations de la semaine Sainte :
 - La feuille de chants
 - La prière universelle
 - Les instructions pour installer et utiliser l'application "La Quête"
ou la quête par internet : www.quete.catholique.fr

Les informations importantes de la Semaine Sainte sont à lire ici.

Aujourd'hui où nous fêtons nos prêtres

écoutez cette belle attention à leur égard

(dans la méditation de youPray)

Mercredi Saint 8 avril

 Un peu de réflexion, avec une conversation entre l'Univers et le Coronavirus, à lire ici.

Retrouvez ci-dessous la méditation du jour :

Matthieu 26,14-25

Nous méditons, ce soir, la même scène qu’hier, racontée cette fois-ci par Matthieu.
Un des douze, nommé Judas, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, je vous Le livrerai ». Ils lui garantirent 30 pièces d’argent. A partir ce moment là, il cherchait le moment favorable pour Le livrer.
Ici, c’est Judas qui prend l’initiative. Mystère de la liberté et de la culpabilité humaine. Les évangiles soulignent tous que Judas est avide d’argent.
Le maître dit : « Mon temps est proche, c’est chez toi que je vais célébrer la Pâque avec mes disciples ».
« Mon temps est proche. La pensée de ce qui approche ne le quitte pas. Jésus a prévu « ce repas »… le lieu précis en avait été déjà déterminé avec un ami. La « Cène », la première messe, n’est pas un repas improvisé, au hasard. Ce sera « un repas pascal », évoquant toute la tradition juive. Le pain sans levain qu’on y mangeait évoquait ce départ rapide d’Egypte qui n’avait pas permis de prendre le temps de laisser lever la pâte : repas de fête, chantant une libération.
Celui qui vient de plonger la main avec moi dans le plat.
Jésus fait un geste « communionnel » : pour un hébreux, tendre le plat à quelqu’un, c’est faire un geste symbolique d’amitié. On pourrait dire que du coté de Jésus, il n’y a aucune condamnation, mais l’offre d’une amitié. C’est Judas, seul, qui s’est condamné, en refusant la tentative de son ami. Jésus était suffisamment habitué à « manger avec les pécheurs », comme on le lui reproche souvent. Ce soir-là, pas plus que les autres fois, il ne repousse un pécheur. C’est Judas qui se sépare de Lui.
L’eucharistie, aussi, est un repas où Jésus nous offre la communion avec Lui. Chaque messe est un geste de Jésus en direction des pécheurs que nous sommes.
Fais-nous découvrir, Seigneur, la signification de ce repas que Tu offres aux hommes. Nous avons un Dieu qui aime les pécheurs et veut les sauver. Mais nous avons aussi un Dieu qui respecte les libertés et ne s’impose pas.

Mardi Saint 7 avril

Jean 13-21-38

Après la méditation d’hier qui se situait historiquement à Béthanie le lundi soir… nous sautons directement au jeudi soir, à Jérusalem au cours du dernier repas.
Jésus dit : « L’un de vous me livrera. »
Jésus prend l’initiative d’annoncer la trahison. Personne n’y comprend rien.
Un des disciples, celui que Jésus aimait…
Jean souligne. C’est au titre de l’amitié qu’il va intervenir.
Simon-Pierre lui dit : « Demande-lui de qui il parle ». Le disciple se penchant sur la poitrine de Jésus lui dit : « Seigneur qui est-ce ? »
Scène souvent représentée par les peintres. Jésus avait besoin de parler à de vrais amis. Par ailleurs nous voyons, une fois de plus dans l’Evangile les rôles complémentaires, dans l’Eglise : Pierre prend l’initiative. Il a la primauté officielle, mais c’est Jean qui fait la commission délicate. Chacun a une place particulière. Tous ne peuvent pas faire tout.
C’est celui a qui je donnerai la bouchée.
Tour se passe à mots couverts… dans une sorte de pudeur feutrée, entre Jésus et Judas… comme si Jésus ne voulait pas faire de tort à Judas. La lucidité de Jésus, face à sa mort, va jusque là, c’est lui qui dirige les opérations, c’est lui qui décide de l’heure « ce que tu as à faire, fais-le vite ». Ma vie nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne. Voici mon Corps, livré pour vous.
Mes petits enfants, je m’en vais…
Tu ne penses pas à toi mais à eux. Ils vont rester seuls.
Avant que le coq chante…
Pauvre Pierre. Il se croyait pourtant généreux. Jésus lui annonce sa propre trahison.
La solitude de Jésus est totale. Il est allé jusqu’au bout de la condition humaine. L’homme le plus seul pour mourir, peut se reconnaître en Jésus.

 Lundi Saint 6 avril

Jean 12, 1/11

Six jours avant la « Pâque »
L’évangéliste Jean note la proximité de Pâque, et la présence de Lazare « qu’il avait ressuscité ». C’est déjà une « clef » d’interprétation.
La scène que nous méditons, c’est donc passé la « lundi de la dernière semaine de Jésus.
Là, on lui offrit un dîner…
Seigneur, il t’est arrivé d’être invité chez des amis. Avant les heures de brutalité et de haine, c’est l’heure de l’amitié et du réconfort. Tes ennemis sont en train de comploter dans l’ombre à Jérusalem. Mais, dans cette maison de la banlieue de Jérusalem, tu es heureux, avec Marthe, Marie et lazare.
Marie prit une livre de parfum très pur…
C’est un geste d’amitié. Mais c’est aussi un geste gratuit, excessif, énorme… un gaspillage comme va le souligner Judas.
Pourquoi ne pas avoir vendu ce parfum 300 deniers que l’on aurait donnés aux pauvres.
Voilà une fortune jetée en l’air. 300 deniers représentaient à l’époque le salaire d’un an de travail.
Pourquoi Saint Jean nous raconte-t-il cela ?
Jésus dit alors : « laisse-là. Elle gardé ce parfum pour le jour de ma sépulture.
Ce geste a donc une portée pascale. Jésus souligne que Marie anticipe les soins qui ne pourront pas être donnés à son cadavre.
Symboliquement donc cette « onction » du lundi est donc le signe de la résurrection.
Jésus pense a sa mort. Tout cela est proche. Il en parle avec lucidité. Mais Jésus pense aussi à sa résurrection.
Les pauvres vous les aurez toujours parmi vous ; mais Moi, vous ne M’aurez pas toujours.
Jésus réalise que son absence va créer un grand vide.
Aide-nous à Te retrouver partout où Tu es, en particulier dans ces « pauvres » qui sont eux, toujours présents et dont tu disais : « ceux que vous leur faites, c’est à moi que vous le faites. »

Dimanche 5 avril …. Dimanche des Rameaux

Ce dimanche 5 avril, c'est la bénédiction des Rameaux !

A Midi les cloches ont sonné à toutes volées aux églises Saint Martin, St Jacques, St Joseph et Notre Dame.
Depuis les fenêtres, balcons ou terrasses, après les différentes messes sur France 2, KTO ou à la radio, les paroissiens ont fait communion en se rassemblant à l'appel de notre curé, ceux qui avait un rameau l'ont fait bénir mais, comme l'a dit Mgr Chauvet au Jour du Seigneur pour ceux qui n'avaient pas trouvé de rameau « La bénédiction vous rejoindra, là où vous êtes, elle sert à la sanctification de chacun... »
Evangile du Dimanche des Rameaux et texte de la bénédiction des rameaux (en cliquant ici)

M. le curé, du balcon du clocher de St Martin, 77m de haut, en vêtements liturgiques rouges, a ensuite béni les rameaux.

Prière pour les soignants, les chercheurs, les malades

Cher paroissien, Cher ami,
Cher voisin,
Je ne peux plus prier près de toi, partager avec toi la parole de Dieu et le pain de vie. Je dois rester confiné.
Nous sommes en guerre…
J’ai une arme pour toi et avec toi, la prière que je vis chaque jour.
Je prie pour vous chercheurs afin que vous trouviez le vaccin qui apaisera le monde.
Je prie pour vous corps médical, soignants de tous centres hospitaliers qui chaque jour donnez le meilleur de vous-même pour prendre soin de nos frères souffrants et désespérés.
Je prie pour toi, que je ne peux plus visiter à ton domicile.
Je prie pour toi qui est seul face à l’épreuve de la maladie, je prie pour vous familles endeuillées. Je prie avec toi, prêtres, diacres, mon frère, ma sœur aumônier,
Je prie avec l’Église et tout le peuple de Dieu.
Prions ce Dieu d’Amour et d’espérance, celui qui guérit les corps et les cœurs.
Amis,
Si tu le veux rejoins-moi dans ma prière, unissons nos voix pour que demain le monde reprenne vie.
Partage cette prière autour de toi.

Voir aussi dans l'après-midi la vidéo du jeudi 2 avril de l'abbé René-Sébastien Fournié dans le cadre de KT-Essence Pau en cliquant ICI

Information importante
Mgr Aillet célèbrera en direct la Messe des Rameaux avec bénédiction des rameaux à 10h30.
La suivre sur le site du diocèse .

Chers paroissiens,
 
Voici les homélies de vos prêtres, pour ce dimanche des Rameaux :

Homélie abbé Jean-Jacques Dufau
Homélie abbé René-Sébastien Fournié
Homélie abbé Louis-Marie Dupin
Homélie abbé Kamil Majer

Enfin, prenons un peu de temps pour nous évader... cliquez ici.
Et un peu d'humour avec une planche dessinée par un moine où chacun de nous peut s'y reconnaître.

Bon dimanche et bonne Semaine Sainte !


 

La Conférence des évêques de France propose aujourd'hui un nouveau dossier de sa série « Foi, espérance et charité : par-delà le confinement ». Cette semaine, la CEF invite à découvrir comment l’Église, se mobilise pour accompagner nos aînés.

Lundi saint c'est également la première méditation vidéo des évêques. Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen ouvre cette série de vidéos.

« Foi, espérance et charité : par-delà le confinement »

Vendredi Saint 10 avril

« Ma vie, nul ne la prend mais c'est moi qui la donne »

Mgr Olivier Leborgne (évêque d’Amiens)

Jeudi Saint 9 avril

Mgr Jean-Pierre Batut (évêque de Blois)

« L'Agneau est un cadeau de Dieu... »

Mercredi Saint 8 avril

Mgr Dominique Blanchet (évêque de Belfort-Montbéliard)

« Préparer nos maisons et nos cœurs

pour contempler la posture intérieure de Jésus »

Mardi Saint 7 avril

Mgr Jean-Marc Eychenne (évêque de Pamiers

« L'expérience de la mort comme une grâce au service de tous »

Lundi Saint 6 avril

Mgr Dominique Lebrun (archevêque de Rouen)

« Arrêtons-nous sur ces visages , ces baisers, ces poignées

de mains qui nous manquent... et le visage de Jésus... »

♦ Vendredi 10 avril : Mgr Olivier Leborgne (évêque d’Amiens)

♦ Dimanche de Pâques, 12 avril : Mgr Eric de Moulins-Beaufort (archevêque de Reims), président de la Conférence des évêques de France.

 


 (Voir aussi les vidéos de chaque jour)

Pâques, fête de la Résurrection

« Que tout être vivant chante louange au Seigneur !

Alléluia ! (Psaume 150, 6)

Avec quelle joie, ce matin, Jaïre te voit approcher, marchant sur le rivage !
L’espoir renaît dans le cœur du chef de la synagogue de Capharnaüm. Il vient alors se jeter à tes pieds, en t’implorant de venir en aide à sa fille, la prunelle de ses yeux, qui agonise dans sa maison. La sincérité de sa demande, la foule qui t’écrase, tout devrait te faire presser le pas. Pourtant Tu t’arrêtes encore en route pour une autre guérison. Tu vas ton chemin, sans angoisse ni précipitation. Même face à l’urgence d’une mort imminente, Tu sais que le Père t’exauce toujours.
Avec quelle délicatesse, ce matin, Tu rassures ce père blessé, quand tous baissent les bras !
À l’annonce de la mort de l’enfant, son cœur s’est brisé. Ses efforts n’ont servi à rien et sa fille le quitte, quitte la vie, encore si jeune. Les gens de sa maison, qui savent le caractère implacable de la mort, lui conseillent de ne pas t’importuner davantage. Il leur est impossible d’imaginer une autre issue. Mais toi, en toute discrétion, Tu saisis sa détresse et sans lui donner de leçon, l’invite à la confiance et à l’espérance : il n’est jamais trop tard pour celui qui croit.
Avec quelle paix, ce matin, Tu entres dans le lieu où repose l’enfant bien-aimée ! Pour la relever du sommeil de la mort dans laquelle la maladie l’a entraînée, il nous semble te voir t’asseoir à côté d’elle et lui dire d’une voix ferme mais douce, en lui prenant la main : « Talitha koum », « jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »* Une fois l’enfant debout, c’est toute ton humanité qui se manifeste, lorsque Tu es attentif à ce que son corps reprenne des forces. Tu t’inquiètes qu’elle puisse manger, avant de la rendre, vivante, à ses parents.
Jésus, Toi le premier-né d’une multitude de frères et de sœurs, qui surgit, en ce matin de Pâques, du tombeau, souviens-toi de ce jour au bord du lac de Galilée et de cette enfant que tu as relevée. Aujourd’hui, comme au jour de notre mort, donne-nous aussi de voir cette lumière éclatante, et de t’entendre murmurer à notre oreille ces mots plus puissants que mille trompettes, pour te suivre au jardin de ta résurrection : Talitha koum !

*Évangile selon saint Marc, ch. 5, v. 41

CONFINEMENT DANS LA VILLE

Frère Philippe Verdin, op. (Responsable Avent dans la Ville) : Frère Dominique, 88 ans, a été hospitalisé il y a 15 jours : coronavirus, poumons atteints et médecins sceptiques… Il est rentré hier au couvent. Il aura peut-être des séquelles mais il est vivant. Le Christ ressuscité porte la marque du coup de lance et des clous, mais il est vivant ! Bien sûr, il y a trop de morts. Un autre frère âgé du couvent est décédé le vendredi saint. Mais il y a mille résurrections chaque jour. Pas seulement de santé ! Des réconciliations, des retrouvailles, des surprises inespérées. En ce confinement émerveillons-nous de Dieu qui agit aussi dans les petites choses.

Samedi Saint

« Je veux louer le Seigneur tant que je vis, chanter mes hymnes

pour mon Dieu tant que je dure » (Psaume 145, 2)

Quand nous avons interviewé la sœur Fabienne-Marie au Monastère de Langeac, elle nous a  raconté que lorsqu'il y a un arc-en-ciel, toutes les sœurs arrêtent leur ouvrage et se rassemblent pour l'admirer. Pour ces femmes, contempler la beauté de la création va de pair avec la contemplation du Christ. Dans les deux cas, elles y voient un signe de l'amour du Père.
Le confinement et le temps qu'il libère peut nous aider à retrouver le sens de la contemplation. Justement, le don de sagesse qui clôture notre série est le don contemplatif par excellence. Les monastères, ces écoles de la contemplation, sont des lieux presque hors du temps, ils semblent ne pas être ébranlés par les événements du monde. Confinement ou non, la vie s'y déroule, heure par heure, jour après jour, centrée sur le Christ, la Parole de Dieu et l'amour fraternel.
La sœur Fabienne-Marie nous parle du don de sagesse et nous partage sa riche expérience de moniale dominicaine.

Belle fête de Pâques, fr. Benoît Ente, op

CONFINEMENT DANS LA VILLE

Sr Fabienne-Marie, op. (Prieure du Monastère de Langeac) :
Notre expérience de confinement
Notre monastère étant en ville, ce qui me marque, c’est le silence : on n’entend presque plus les voitures, il n’y a plus de cars scolaires, le café d’en face est désert. On entend chanter les oiseaux, le vent dans les sapins, on remarque davantage les pommiers et pruniers en fleur, la lune qui apparaît tôt dans le ciel. Plus personne ne se présente à la porterie, la boutique est fermée, les contacts se maintiennent par téléphone et Internet. Pendant nos offices, la prière d’intercession se fait plus instante pour les isolés, malades, non visités, ceux qui meurent seuls.

Vendredi Saint 10 avril

« Dieu saura bien trouver l'agneau pour le sacrifice,

mon fils » (Genèse 22, 8)

Monté sur son âne, le fils avance vers la montagne, dans un grand silence. Abraham marche devant et rumine son incompréhension. Il part sacrifier son fils unique, obéissant à la demande surréaliste de Dieu : lui offrir Isaac, ce fils tant désiré, arrivé dans un éclat de rire* quand on ne l’attendait plus. Alors qu’Isaac est déjà fixé au bois et que son père lève le couteau, par la main de l’ange, Dieu vient arrêter son geste fatal. Non seulement parce que cela lui suffit, Il a éprouvé l’obéissance de son serviteur, mais tout aussi radicalement parce qu’Il a le meurtre en horreur. Au-delà de son amour paternel pour son fils, Abraham découvre alors que cet enfant, vivant, a un prix inestimable aux yeux de Dieu. Il est l’héritier de l’Alliance, il porte la bénédiction de la part de Dieu pour tous.
Après être entré à Jérusalem sous les acclamations, Jésus fut lui aussi hissé sur le bois, pour être sacrifié sur l’autel de la tranquillité des autorités religieuses de l’époque. Mais sous le sordide des jeux de pouvoirs humains se joue quelque chose de bien plus essentiel : le salut, la vie du monde. « Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique. »** Du haut de la Croix, Jésus est le signe de cette générosité infinie de Dieu qui ne nous a pas refusé ce qu’Il avait de plus cher.
En ce jour, nous nous tenons face à la croix, avec tous ceux qui combattent le mal, qui le subissent dans leur chair, qui pleurent un être aimé. En ce vendredi saint qui semble s’éterniser, la croix n’est mystérieusement pas qu’un signe de mort ou de désespoir. Elle resplendit aussi du don du Christ, qui donne du prix à ma vie, à chacune de nos vies. Un prix infini.

* Livre de la Genèse, ch. 17, v. 17 ; ch. 18, v. 12 ; ch. 21, v. 6
**Evangile selon saint Jean , ch. 3, v. 16

CONFINEMENT DANS LA VILLE

Sylvette (le “couteau suisse” de Retraite dans la Ville) : « Tu as du prix à mes yeux » c’était le thème du pèlerinage du Rosaire en 1990, ma première année d’engagement et pas ma dernière ! A Lourdes, nous sourions, nous rions, car nous sommes en fraternité. Tous, dans nos faiblesses ‒ peur, échec, maladie ‒ nous reconnaissons notre besoin les uns des autres. Cette chaude solidarité humaine ouvre le chemin d’une vie fleurie par l’échange, la confiance, l’amitié.
Et moi aujourd’hui, isolée, j’ai du prix aux yeux de qui ? Qui a du prix à mes yeux ? Ah c’est vrai, il y a deux jours j’ai eu Janinka au téléphone, c’était pas la forme, je vais la rappeler…

Jeudi Saint 9 avril

« Son père courut se jeter à son cou

et le couvrit de baisers » (Luc 15, 20)

Le temps s’écoulait comme du sable entre les doigts du fils prodigue. Dans un tourbillon, sans même s’en rendre compte, il avait dilapidé tout l’héritage de son père. L’or s’était changé en boue, dans laquelle pataugeaient joyeusement des porcs. Pour son père, au contraire, les heures s’étiraient. Chaque seconde d’absence de son fils le tenaillait d’inquiétude. Passant son temps sur le toit de la maison, il guettait l’instant où il pourrait, enfin, le voir revenir sain et sauf.
Lorsqu’il grandit et cherche son chemin, l’enfant a parfois besoin d’espace et vit l’autonomie sur le mode de la confrontation avec l’autorité. Mais cela n’empêche pas ses parents de continuer à se comporter comme des parents ! Le père du prodigue n’agit pas envers son fils comme face à un adversaire qui contrarie ses plans. Au contraire, il révèle tout l’amour et la compassion dont il est capable. Il reconnaît toujours dans le fuyard son fils. Il sacrifie même une partie de sa vie à l’attendre et célèbre le moment de son retour par un banquet somptueux.
En rassemblant ses apôtres pour un dernier repas, Jésus les fait participer au banquet du Père qui se réjouit du retour de son Fils. Jésus n’est pas le prodigue, mais Il est sorti du Père pour ramener à la maison tous les enfants prodigues que nous sommes.
Cette année, nous ne pourrons pas nous asseoir à la table du Fils, mais nos repas peuvent néanmoins être des repas pascals, qui nous relèvent pour prendre un nouveau départ et revenir transformés vers le Père. La miséricorde de Dieu ne dort pas, elle veille et prépare déjà le festin des retrouvailles en emplissant nos coupes des larmes de sa joie.

CONFINEMENT DANS LA VILLE

Géraldine : J’ai souvent été révoltée par la société dans laquelle nous vivons, trop rapide, qui me faisait alterner entre pression et dépression. Je l'accusais souvent d'être de plus en plus violente, impersonnelle. Je subissais une fuite en avant. Cela ne pouvait pas durer éternellement, mais jamais je n'aurais imaginé cela. Sortirons-nous grandis de cette épreuve, plus humains, comme le fils prodigue, de retour vers son Père ? Retrouverons-nous l'essentiel de nos vies, notre relation à l'Autre, à Dieu ? La capacité à nous émerveiller dans une vie devenue plus sobre, prendre le temps de vivre, enfin !

Mercredi Saint 8 avril

« Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David »

(Isaïe 11, 1)

Lorsque le prophète Isaïe annonce la venue du Messie descendant de David, il la compare à celle d’un bourgeon qui surgit au printemps, dont la puissance de vie parvient à transpercer l’écorce la plus épaisse. Jésus survient, Il est le bourgeon tant attendu, et sa nouveauté trace également son propre chemin, déboussolant au passage les attentes de ceux qui pourtant lui sont tout proches.
Alors qu’Il est encore enfant, Il échappe à la surveillance de ses parents lors du pèlerinage annuel à Jérusalem, parce qu’être un fils obéissant, c’est d’abord pour lui être aux affaires de son Père du Ciel. Ses disciples, malgré trois ans de cohabitation, font la même expérience : reconnaissant en lui le Messie, ils espèrent qu’Il sera ce roi temporel, qui rendra au peuple sa souveraineté. Mais sa royauté n’est pas de ce monde.
La nouveauté de Jésus n’est donc pas simplement le fait de sa naissance, mais elle se révèle à chaque instant de sa vie. Il nous faut certes l'accepter mais aussi en prendre soin. Le bourgeon est aussi, à sa sortie, la partie la plus fragile de l’arbre, que l’on peut, d’un coup d’ongle, arracher. En projetant sur Jésus nos attentes, comme on le ferait pour un enfant, on cherche en fait à habiller l’absolue nouveauté avec les vêtements du passé, à enfermer ce qui jaillit au plus proche de la source de la vie dans des outres déjà anciennes.
Nous aussi avons de quoi être déroutés ces jours-ci : nous voulions vivre la semaine Sainte en communauté, célébrer la Pâques de Jésus, peut-être même être baptisé pendant la nuit de Pâques… Et voilà que Dieu nous demande d’attendre, de vivre cette grâce de Pâques sous une forme nouvelle, inconnue, cachée. Il en va ainsi du Royaume de Dieu. De jour ou de nuit, à notre insu, sa semence germe et grandit.

CONFINEMENT DANS LA VILLE

Fr. Emmanuel Dumont, op. (Responsable ThéoDom et aumônier de prison) : Le confinement stimule notre imagination. Grâce à la débrouillardise de l’équipe ThéoDom, nous avons produit en un temps record une série vidéo pour la Semaine Sainte. J'ai vu aussi des grands-parents inventer un babysitting par vidéo-conférence pour soulager leurs enfants. Mais parfois la technologie ne peut pas aider. C’est le cas avec les détenus que je rencontrais en prison. Là, il faut reprendre la plume pour garder la relation. C’est peut-être ça le mystère de la résurrection : une nouveauté inépuisable. « Je fais toutes choses nouvelles » dit l’Apocalypse.

Mardi Saint 7 avril

« Parle Seigneur, ton serviteur écoute » (Livre de Samuel 3, 9)

Comme beaucoup d’enfants de son âge, le petit Samuel était au service. Une tâche particulière puisqu’il servait le prêtre Éli dans le temple de Silo, mais l’obéissance qui était attendue de lui était très classique : faire ce que lui disait le prêtre, en supportant son ton agacé, surtout quand il le dérangeait plusieurs fois de suite la nuit pour des mauvais rêves... « Je n’ai pas appelé, retourne te coucher ! » Cette discipline n’était pourtant pour Samuel qu’une école, avant de franchir un cap et de découvrir, en dialogue avec son Seigneur, le vrai sens de l’obéissance.
On peut à raison se méfier de l’obéissance, parfois détournée, pervertie, pour réduire au silence celui à qui on demande d’obéir ou pour éviter toute parole qui remettrait en question la légitimité de celui qui ordonne. L’obéissance c’est pourtant tout le contraire. Obéir, du latin ob-audire, c’est prêter l’oreille, se mettre à l’écoute d’une parole qui résonne en nous, et peu à peu faire naître et grandir notre propre parole. Ainsi, Samuel, à l’écoute de Dieu, est devenu prophète.
Parce qu’Il est Fils, Jésus aussi écoute la voix de son Père. Il lui est obéissant et se fait son serviteur. Mais cette obéissance n’est pas un silence passif ou résigné, c’est une conversation ininterrompue avec le Père, dans laquelle Il nous fait entrer. Exercer une autorité au nom du Fils, c’est donc toujours viser l’autonomie de ceux qui nous sont confiés. C’est à cette condition que pourra naître et s’épanouir leur parole, comme un chant libre et singulier.

*Premier livre de Samuel, ch.3, v. 5

CONFINEMENT DANS LA VILLE

Isabelle : Petits enfants, petits soucis, grands enfants, grandes joies
Le confinement a entraîné le retour des « grands enfants » à la maison. Nous retrouvons, mon mari et moi, un rythme de vie avec des enfants qui ont quitté le nid familial depuis des années. L’amour qu'ils ont reçu leur a permis de grandir, de s’épanouir et de devenir des adultes libres. Ils ne font pas toujours les choix que nous avions imaginés, mais cela leur appartient… Nous profitons de ce temps exceptionnel pour avoir des discussions bienveillantes, voir qu’ils sont devenus des belles personnes et se dire que, peut-être, nous, parents, nous y sommes pour quelque chose !

Lundi Saint 6 avril

« Le Fils fait seulement ce qu'il voit faire par le Père » (Jean 5, 19)

« Hosanna au Fils de David ! » La foule souhaite la bienvenue à Jésus à Jérusalem, et lui reconnaît un statut très particulier : il est l’héritier du roi David. Jésus assume cette condition de fils en mettant ses pas dans les pas de son père. Il vient avec courage à Jérusalem, sans craindre les autorités religieuses, comme David, encore enfant, s'était avancé sans défense face au géant Goliath. Il se réjouit avec la foule qui agite des rameaux, comme David avait dansé devant l’Arche d’Alliance, la présence la plus sacrée de Dieu, sans se soucier de savoir si cela convenait à un roi.
En bon fils Jésus imite David sans s'enfermer pourtant dans la répétition. Il s'inspire des qualités morales de son aïeul et découvre sa propre vocation de Fils. C’est le génie de l’enfant, de savoir tout à la fois absorber, imiter, pour apprendre les gestes élémentaires, avant de les combiner de façon nouvelle : bouger ses doigts, saisir un objet, puis prendre un feutre pour réaliser une fresque sur le mur du salon !
En temps de crise avoir un modèle est rassurant, encore faut-il pouvoir lui faire porter un fruit neuf et nourrissant. Pour Jésus comme pour David, la capacité de rendre fécond leur héritage s'enracine dans l'assurance de la présence vivante de Dieu dans leur vie. C'est cette relation dont ils ont soif et qui les fortifie dans la joie ou le danger.
Au-delà de toute action concrète, le véritable air de famille qui unit tous les enfants de Dieu est cette relation vivante avec le Père. En entrant dans cette Semaine Sainte si particulière, nous mesurons l'enjeu de toute notre vie spirituelle : dépasser tout modèle pour trouver notre vocation, et refléter le visage du Père en imitant sa liberté.

CONFINEMENT DANS LA VILLE

Chantal Pithois-Latapie (responsable des rencontres de carême) : Hosanna pour les soignants ! Il est 20 heures, j’ouvre ma fenêtre et je me joins à tous ceux qui acclament chaque soir les soignants. Je retrouve les voisins de ma rue, connus ou inconnus. Des liens se tissent. Une joie circule et nous enveloppe. Nous sommes heureux d’être là et de nous retrouver. Échanges de petits signes de la main, d’un côté à l’autre de la rue. Je nous imagine déjà dans quelques semaines à 20 heures sur le trottoir pour partager un apéritif dans la douceur du soir. N’est-ce pas là un signe d’espérance, un geste de résistance ?

Dimanche des Rameaux, 5 avril

« Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur » (Matthieu 21, 5)


L'enfant roi

Jésus entre à Jérusalem, porté en triomphe par tous ceux qui l’ont entendu parler comme aucun autre, qui l’ont vu agir avec puissance, en se faisant proche des plus délaissés. Mais ce triomphe a quelque chose de minimaliste dans les moyens mis en œuvre : un âne sert de monture, quelques manteaux font office de tapis rouge, des branchages tiennent lieu de bannières. On dirait presque un spectacle donné par des enfants, demandant un peu d’imagination, mais auquel le regard des enfants s’ajuste sans peine. « De la bouche des enfants, des tout-petits, Dieu a fait monter sa louange ! »* 
En terme de minimalisme, cette année, nous sommes servis ! Plus de messes depuis le 15 mars, pas de procession des rameaux non plus. Il nous est demandé d’improviser, avec les moyens du bord, une nouvelle manière de nous préparer à la fête de Pâques. Et pourtant, aucun de nous, même seul, ne vivra une Semaine Sainte moins importante que l’année dernière. Où que nous soyons nous pouvons la vivre de façon authentique. En nous grandit en effet une soif de libération et l’attente du jour où nous pourrons descendre dans la rue pour crier notre joie, comme les enfants de Jérusalem. 
Si tu savais le don de Dieu... Ce don, au terme de ce carême en quarantaine, c’est Jésus lui-même qui s’avance jusqu’à chacune de nos maisons. Pour oser, malgré l’angoisse, communier à la joie des enfants, faisons confiance à leur lucidité spirituelle. Il ne s’agit pas que de naïveté ou d’innocence, c’est un vrai potentiel, une autre façon d’être humain. Qu’il s’agisse des enfants avec qui les parents cohabitent, plus que d’habitude en ce moment, ou des enfants de la Bible, ils peuvent nous inspirer ! 
Cette semaine, malgré l’aridité du confinement, accueillons notre roi qui vient comme un enfant, mettons-nous à son école, pour apprendre à devenir des enfants, mais aussi pour apprendre avec eux à être pleinement humains, tels que Dieu nous attend.

*Evangile selon saint Matthieu, ch. 21, v.16


 

Un beau texte de l'abbé Biès-Péré pour ce dimanche des Rameaux : « Les mains vides »

Temps forts

♦  Pour les enfants - En famille

  • Avec Théobule, vidéo + coloriages :

https://www.theobule.org/video/les-rameaux-a-jerusalem-mt-21-1-17/623

ou https://www.theobule.org/video/une-anesse-et-son-petit/12

  • Avec Prions en Église

Liturgie de la Parole + coloriage : https://www.prionseneglise.fr/messe-avec-les-enfants

Célébrer les Rameaux en famille à la maison : ICI en PDF ou ci-dessous pour les chants

https://www.prionseneglise.fr/semaine-sainte/celebrer-les-rameaux-a-la-maison

Avec Prions en Église

  • Messe anticipée du dimanche, samedi à 18h00

Avec notre évêque Marc Aillet à 10h30

Messe des Rameaux avec bénédiction des rameaux sur le site du diocèse

Avec le Jour du Seigneur sur France 2

  • Documentaire à 10h30 :

La Semaine Sainte à Jérusalem

  • Messe à 10h40

avec  Mgr Patrick Chauvet (recteur de Notre-Dame) : Texte de l'homélie

« ... au début de cette semaine sainte, ce silence de Dieu est espérance. L’espérance n’est pas un mystère d’héroïsme, mais la vertu de l’abandon et de la confiance. S’abandonner à Dieu ne consiste pas à souffrir avec courage, ni même à souffrir tout court, mais accepter d’avoir peur de souffrir. L’espérance ne consiste pas à franchir un obstacle, mais à être parfois écrasé par lui. L’espérance ne consiste pas à déployer de la vertu, mais à voir peut-être toute notre vertu mise en déroute, et à l’accepter avec amour. Et pour accepter avec amour d’être sans force, ce n’est pas de la force qu’il faut, c’est de l’amour et cet amour vient de Dieu. Car l’amour seul nous relève de nos chutes et de nos tombeaux. Oui, en cette célébration qui ouvre la Semaine Sainte, avec la Petite Thérèse de Lisieux, osons dire en nos cœurs : « notre folie à nous, c’est d’espérer ».

Bénédiction + Homélie + PU + Envoi

Document + messe complète

Avec KTO, beaucoup de rendez-vous dont ceux-ci :

  • Messe à Lourdes à 10h00

 

  • Messe à Rome à 11h00 avec notre Pape suivie de l'Angélus

Texte de l'homélie de notre Pape

Journée Mondiale de la Jeunesse.

« Jésus « s’est anéanti, prenant la condition de serviteur » (Ph 2, 7). Laissons-nous introduire dans les jours saints par ces mots de l’apôtre Paul, où la Parole de Dieu, comme un refrain, montre Jésus comme un serviteur : le Jeudi saint il est le serviteur qui lave les pieds à ses disciples ; le Vendredi saint il est présenté comme le serviteur souffrant et victorieux (cf. Is 52, 13) ; et déjà demain, Isaïe prophétisera de lui : « Voici mon serviteur que je soutiens » (Is 42, 1). Dieu nous a sauvés en nous servant. En général nous pensons que c’est à nous de servir Dieu. Non, c’est lui qui nous a servi gratuitement, parce qu’il nous a aimé en premier. Il est difficile d’aimer sans être aimés. Et il est encore plus difficile de servir si nous ne nous laissons pas servir par Dieu.
Mais – une demande – de quelle façon le Seigneur nous a-t-il servi ? En donnant sa vie pour nous. Nous lui sommes chers et nous lui avons coûté cher. [...]
Voici mon serviteur que je soutiens. Le Père qui a soutenu Jésus dans sa Passion, nous encourage nous aussi dans le service. Certes, aimer, prier, pardonner, prendre soin des autres, en famille comme dans la société, peut coûter. Cela peut sembler un chemin de croix. Mais le chemin du service est le chemin vainqueur, qui nous a sauvés et qui nous sauve, qui nous sauve la vie. Je voudrais le dire spécialement aux jeunes, en cette Journée qui, depuis trente-cinq ans leur est consacrée. Chers amis, regardez les vrais héros, qui apparaissent ces jours-ci : ce ne sont pas ceux qui ont renommée, argent et succès, mais ceux qui se donnent eux-mêmes pour servir les autres. Sentez-vous appelés à mettre en jeu votre vie. N’ayez pas peur de la dépenser pour Dieu et pour les autres, vous y gagnerez ! Parce que la vie est un don qui se reçoit en se donnant. Et parce que la joie la plus grande est de dire oui à l’amour, sans si et sans mais. Dire oui à l’amour, sans si et sans mais. Comme l’a fait Jésus pour nous. »

  • Chapelet à Lourdes à 15h30

 

  • Messe à Saint Germain l'Auxérrois à 18h30

 avec Mgr Michel Aupetit (archevêque de Paris) (aussi sur Radio Notre Dame)


 

Messe présidée par Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris,
en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois

Pour le diocèse de Bayonne, la célébration est reportée : mai ou ?

Bénédiction des huiles saintes : celle des catéchumènes
et celle des malades et le Saint Chrême

« ... une huile parfumée de la joie et de la dignité d'enfant de Dieu...
l'huile de la force pour les catéchumènes... et pour les malades, l'huile de la paix... »

Dans le rite actuel de la messe chrismale, l’évêque bénit l’huile des malades qui, « avec la bénédiction de Dieu, soulagera le corps, l’âme et l’esprit des malades qui en recevront l’onction ».
Il bénit ensuite l’huile des catéchumènes que l’on utilisera au cours des étapes de la préparation du baptême. Comme l’exprime la prière de bénédiction : « Elle soutiendra les forces de ceux qui sont en marche vers le baptême, afin qu’ils accueillent la Bonne Nouvelle et s’engagent de grand cœur dans l’effort de conversion dans le sacrement qui fera d’eux des enfants du Père ».
Enfin l’évêque consacre, dans une prière solennelle, le saint Chrême. Par lui sera donnée « l’onction » du Christ, qui fait les chrétiens, « membres de Jésus Christ, prêtre, prophète et roi ». Pour les baptisés et les confirmés, il est le signe du don de l’Esprit Saint par la nouvelle naissance dans l’Église. Il est aussi le signe de la consécration au service du Christ et de leurs frères, pour ceux qui sont appelés aux ministères de l’Église, évêques et prêtres.

 


 

Méditer le Jeudi Saint

Témoignages : Le lavement des pieds

Le lavement des pieds, en mémoire du geste de Jésus le soir de la Cène, est peu pratiqué en dehors de la liturgie du Jeudi saint. Pourtant, les personnes qui l’ont vécu à un autre moment témoignent d’un geste qui a durablement orienté leur vie.

- « La première fois que j’ai reçu le geste du lavement de pieds, c’était au cours d’un pèlerinage en Terre sainte au monastère des sœurs de l’Emmanuel, au pied du mur qui encercle Bethléem, raconte Lauriane Bellon, 26 ans. Les sœurs nous ont accueillis dans leur petite chapelle en apportant chacune des bassines et, tour à tour, se sont agenouillées pour nous laver les pieds. J’ai été bouleversée lorsqu’une des sœurs a versé l’eau fraîche sur mes pieds, les a lavés consciencieusement et séchés avec délicatesse, avant de déposer un baiser dessus en m’adressant un magnifique sourire qui illuminait tout son visage. Chacun de ses gestes était rempli d’amour et d’humilité, empreint d’une grande douceur et d’un profond respect pour mon corps. Recevoir cet amour m’a instantanément donné envie de le rendre en retour. En étant touchée avec tendresse et profond respect et en lavant des pieds à mon tour, j’ai appris que nos corps peuvent transmettre l’amour du Christ. C’est, pour moi, l’un des gestes spirituels qui donnent le plus de sens à l’Évangile. Ce fut une étape décisive dans ma foi mais également dans ma vie, mon rapport à l’autre et au corps. »

- A l'Arche : « Très tôt, les communautés de l’Arche ont adopté ce geste qui symbolise tant de choses : le service, bien sûr, mais aussi l’attention à l’autre, l’amitié et le prendre soin », explique Nicolas de Carné, responsable de l’Arche dans la région Ouest. Les communautés de l’Arche perpétuent ce geste en relisant le texte d’évangile. « Chaque fois, nous creusons un peu plus son sens en même temps que nous approfondissons nos relations mutuelles. C’est un moment de communion et de grâce incroyable. »

- En couple : Les trois témoignages ici en PDF

La bibliste Marie-Noëlle Thabut lit et commente l'intégralité des lectures du Jeudi Saint.

Temps forts

♦  Pour les enfants - En famille

  • Avec Théobule, vidéo + coloriages :

https://www.theobule.org/video/le-lavement-des-pieds/189

  • Avec Prions en Église

Liturgie de la Parole + coloriage : https://www.prionseneglise.fr/en-famille

+ 7 chants pour enfants

 

Bénédiction de la ville de Paris et du monde - KTO

Depuis la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, l'archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit a béni la ville de Paris (et au-delà), en ce temps douloureux d'épidémie de coronavirus. En ce jeudi saint 9 avril, où les fidèles ne peuvent assister aux célébrations pascales à cause du confinement, cette bénédiction a été donnée à la suite d'une prière devant le saint sacrement sur le parvis de la basilique. Retrouvez dans cette vidéo un extrait de la prière récitée en présence des évêques auxiliaires et des vicaires généraux du diocèse de Paris, ainsi que du recteur de la basilique et la communauté des bénédictines de Montmartre.

 

 

Le Jeudi Saint, l’Église célèbre la messe en mémoire de la Cène du Seigneur, dernier repas avec ses disciples. Le Christ institue l’Eucharistie et le sacerdoce. Par l’Eucharistie, sous la forme du pain et du vin consacrés, le Christ offre son corps et son sang pour le Salut du monde.
Cette année, le rite du lavement des pieds n’aura pas lieu en raison des mesures sanitaires contre le coronavirus, alors que chaque année le Pape François faisait ce geste dans une prison. Ce rite rappelle le geste de Jésus vis-à-vis de ses apôtres. Ce geste dit mieux qu’un long discours que le sacerdoce et la vie chrétienne sont des services.
Le Jeudi Saint est la fête du sacerdoce, fête de tous les prêtres.

Avec Prions en Église

  • Célébration de la Cène à 20h00 suivie d'un temps d'adoration

                (avec des temps de silence et quelques refrains de Taizé)v

En direct sur https://www.facebook.com/prionseneglise.fr/ 

+ 9 chants pour veiller + 7 pièces musicales pour méditer  :

https://www.prionseneglise.fr/semaine-sainte

 

Avec KTO, beaucoup de rendez-vous dont ceux-ci :

  • Chapelet à Lourdes à 15h30

  • Messe de la Cène à Rome à 18h00

avec une pensée pour les 60 prêtres italiens morts auprès des malades...

Homélie du Pape François

  • L'Heure Sainte de Gethsemani à Jérusalem à 21h00

 

  
Au Jardin des Oliviers

En direct de Gethsémani, à Jérusalem, où Jésus passa sa dernière nuit, avant d'être arrêté. Dans la basilique bâtie sur ce Mont des oliviers, les frères de la Custodie Franciscaine de Terre Sainte méditeront 3 passages des évangiles : la prédiction du reniement de Pierre, la prière et l'agonie du Christ et son arrestation. (Production : Christian Media Center)

Le rocher de l'agonie a été recouvert de pétales de roses rouges pour rappeler la Parole de l’Évangile (Luc 22, 44) : « Jésus est entré en agonie et il prie plus intensément ; sa sueur se change en gouttes de sang qui tombent à terre »

 


 

Méditer le Vendredi saint

Témoignage : Véronique de Fombelle

« La mort dans l’âme, j’ai choisi la vie »
73 ans, thérapeute, auteur de Pour qu’un ciel flamboie (Éd. L’Iconoclaste, 2018)

La douleur n’est plus à vif, mais elle subsiste, incicatrisable. Il y a vingt-deux ans, quand Laurent, mon mari, est mort d’un cancer, un poignard s’est planté dans mon cœur. Aujourd’hui, le poignard s’est retiré, mais la béance est toujours là, signe que je ne l’ai ni oublié ni remplacé.

Nous avons eu la chance de partager pendant vingt-sept ans une vie conjugale très heureuse et d’accueillir cinq enfants. La nuit de sa mort, j’ai demandé à Laurent qu’il continue à jouer son rôle de père et d’époux. Il m’a répondu en me regardant au fond des yeux : « Je te le promets. » Depuis, j’ai découvert à quel point notre amour continue de rayonner bien au-delà de notre sphère familiale. Je ne me raconte pas d’histoire. Laurent n’est plus là. La chair manque sérieusement et le silence est terrible. Mais mon mari est quand même très présent et ma vie conjugale se poursuit autrement.

Ce n’est pas rien d’avoir sa moitié au Ciel. Je sais que Laurent est dans le cœur de Dieu. C’est là, dans la prière, que je le retrouve quand je veux partager avec lui. J’invoque d’abord l’Esprit Saint, je lis un texte de la Bible. Je passe par Dieu pour rejoindre mon mari. Puis je prends un long moment avec lui, je lui parle et j’essaie de l’écouter. Laurent me tire vers mon accomplissement. Depuis qu’il n’est plus là, j’ai le pied ailé. J’accompagne énormément de personnes grâce à mon métier de thérapeute que je n’aurais sans doute pas exercé sans ce drame dans ma vie. Mon livre aussi est un exemple de cet amour qui s’est élargi. Je suis convaincue que nous l’avons écrit à quatre mains. À chaque fois que je m’installais pour écrire, je commençais par une courte prière à Laurent : « Je ne veux rien écrire que tu ne pourrais signer. Guide ma main. »

Quand Laurent était encore avec nous, une nuit, j’ai eu la certitude qu’il allait mourir. Désespérée, je me suis mise à genoux devant le crucifix : « Seigneur puisqu’il meurt, je meurs aussi ! » Je me sentais happée vers l’abîme, précipitée le long de ses parois. Alors, j’ai entendu la Parole : « Je mets devant toi la vie et la mort, le bonheur et le malheur. Choisis la vie » (Dt 30, 19). Elle a stoppé ma chute. J’ai rendu les armes et, la mort dans l’âme, j’ai choisi la vie. Depuis vingt-deux ans, je suis fidèle à ce choix. J’ai vraiment l’impression d’être passée par la mort pour ressusciter autrement au prix du renoncement à tous mes plans, nos beaux projets. Laurent est mort en offrant sa vie. Il m’a fallu du temps pour accepter qu’il ne m’appartienne plus exclusivement. J’aime mon mari autrement mieux et de façon plus féconde aujourd’hui.

Propos recueillis par Florence Chatel pour Panorama

Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du Vendredi saint.

Temps forts

♦  Pour les enfants - En famille

  • Avec Théobule, vidéo + coloriages :

Procès de Jésus et reniement de Pierre

+ https://www.theobule.org/video/jesus-et-le-bon-larron/453

  • Avec Prions en Église

Liturgie de la Parole + coloriage : https://www.prionseneglise.fr/en-famille

+ 6 chants pour veiller pour enfants

+ Chemin de Croix à faire en famille :

https://www.prionseneglise.fr/semaine-sainte

  • Avec KTO

L'incroyable histoire de Jésus (vidéo dès parution du code)

Avec Prions en Église

  • Célébration de l'office de la Passion à 15h00

En direct sur https://www.facebook.com/prionseneglise.fr/

+ 8 chants pour veiller + 8 pièces musicales pour méditer 

+ Chemin de Croix d'Amélie Nothomb et bientôt un Chemin de Croix en vidéo :

https://www.prionseneglise.fr/semaine-sainte

Avec KTO, beaucoup de rendez-vous dont ceux-ci :

  • Office des ténèbres à Saint Gervais à 7h00 ou 8h45

 

  • La Sainte Couronne d'épines à Notre Dame de Paris à 11h30

 Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, vénèrera la Sainte Couronne d’épines au coeur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, à quelques jours du 1er anniversaire de l’incendie qui a ravagé l’édifice en 2019. Accompagné de Mgr Patrick Chauvet, recteur de la cathédrale et de Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, l’archevêque vénèrera la Sainte Couronne d’épines, sauvée des flammes de l’incendie. Un temps de méditation suivra : des textes d’auteurs tels que Marie-Noël, Paul Claudel, Charles Péguy ou Mère Teresa seront lus par les comédiens Judith Chemla et par Philippe Torreton avec, en alternance, des pièces de musique interprétées par Renaud Capuçon. Production BFM TV. En direct sur BFM et sur KTO.

Cinq Paroles pour guider cette magnifique méditation :

« Père, pardonne-leur » : La Vierge à midi de Paul Claudel
« Femme, voici ton Fils... Voici ta Mère » : La prière de Francis Jammes
« J'ai soif ! » : Testament spirituel de Mère Teresa
« Tout est achevé » : Prière du malade pour ses médecins, Marie-Noël
« Père, entre tes mains, je remets mon esprit » : Le porche de Charles Péguy

  

 

  

  • Chemin de Croix à Lourdes à 15h00

 

  • Célébration de la Passion à Rome à 18h00

 

  • Chemin de Croix à Rome à 21h00

Un Chemin de Croix sur les crucifixions dans la vie des hommes. Il a été préparé par l'aumônerie d'une prison de Rome. 14 personnes ont témoigné : 5 personnes détenues, une famille victime d'un crime d'homicide, la fille d'un homme condamné à perpétuité, une éducatrice de la prison, un magistrat de surveillance, la mère d'une personne détenue, un catéchiste, un frère volontaire, un agent de police pénitentiaire et un prêtre accusé puis absout définitivement par la justice après 8 ans de procédure.
Introduction : « Accompagner le Christ sur le chemin de la Croix, avec la voix rauque des gens qui habitent le monde des prisons, est l'occasion d'assister au duel prodigieux entre la vie et la mort, en découvrant comment les fils du bien s'entrecroisent inévitablement avec les fils du mal. Contempler le calvaire depuis derrière les barreaux, c'est croire qu'une vie entière peut se jouer en peu d'instants, comme il est arrivé au bon larron.
Il suffira de remplit ces instants de vérité ; le repentir pour la faute commise ; la conviction que la mort n'est pas pour toujours ; la certitude que le Christ est l'innocent injustement moqué. Tout est possible à celui qui croit, parce que, même dans l'obscurité des prisons, résonne encore l'annonce pleine d'espérance : rien n'est impossible à Dieu...
Ce soir, dans le silence des prisons, la voix d'un seul veut devenir la voix de tous...
Tous, même les condamnés, nous sommes fils de la même humanité... »

Méditations du chemin de croix ici

 


 

Avec Prions en Eglise

  • Le samedi saint :

- Célébration de l’Office des lectures de la descente aux enfers, en direct, à 9h

- Célébration de la Veillée Pascale, en direct, à 20h

  • Le dimanche de Pâques :

- Célébration de la Messe de Pâques avec les pèlerins d’Emmaüs, en direct, à 18h

Le Jour du Seigneur

Le dimanche de Pâques sur France 2

- Messe de la Résurrection à11h00, en Eurovision depuis le studio du Jour du Seigneur avec Mgr Eric de Moulins Beaufort

Homélie + PU + message + envoi

Texte de l'homélie

- Bénédiction Urbi et Orbi à midi (ci-dessous dans KTO)

- Documentaire : « Les cathédrales relevées »

Messe complète + Documentaire

Avec KTO

  • Le samedi Saint

- Office de la descente aux enfers à 12h30, en direct de Saint Gervais, avec les fraternités franciscaines de Jérusalem

- Chapelet à la grotte de Lourdes à 15h30

- Ostension exceptionnelle du Suaire de Turin à 17h00 : le Saint-Suaire a été exposé à la vénération des fidèles lors d’une prière en direct sur les réseaux...

- Vigile pascale à 21h00, à Saint-Germain-l'Auxerrois, présidée par Mgr Michel Aupetit

- Vigile pascale à Rome : homélie du Pape

  • Le dimanche de Pâques

- Message du Conseil des Églises Chrétiennes en France

Le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France, le Métropolite orthodoxe Emmanuel et Mgr Eric de Moulins Beaufort délivrent ensemble un message aux chrétiens en cette fête de Pâques.

« Soyez sans crainte, vous. Je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié. Il n'est pas ici, car Il est ressuscité comme Il l'avait dit venez voir l'endroit où Il gisait. Puis, vite allez dire à ses disciples « Il est ressuscité des morts et voici qu'Il vous précède en Galilée c'est là que vous le verrez. » (Matthieu 28, 5-7)

En ce jour de Pâques, alors que les chrétiens célèbrent la Résurrection du Christ Jésus, le Conseil d'Églises Chrétiennes en France, en lien avec les hommes et les femmes de toutes les Églises, œuvres et mouvements chrétiens dans leur grande diversité, exprime son soutien à chacune et à chacun dans la prière et l'espérance.

Le monde est entré depuis plusieurs mois dans la lutte contre le coronavirus. Nos pensées et nos prières vont vers les malades et tous ceux qui ont perdu un parent ou un proche.
Cette pandémie révèle le courage et le dévouement des médecins, des infirmières des infirmiers de tout le personnel des hôpitaux, des EHPAD, des cabinets médicaux, des chercheurs Nous saluons aussi celles et ceux qui par leur présence au travail et leurs gestes de solidarité répondent aux besoins de tous, rendent de multiples services font vivre l'économie de notre pays, permettent notre approvisionnement et assurent la cohésion de notre société.

Nous n'oublions pas ceux qui vivent dans la rue, ainsi que les migrants dans notre pays et aux portes de l'Europe.
Nous prions instamment aussi pour les autorités de notre pays et les dirigeants de toutes les nations pour que sagesse et discernement guident leurs décisions et pour que les forces soient données à tous de mener leur mission.

Après les jours de la Passion, cheminons avec le Christ ressuscité Cette année nous ne pourrons pas nous rassembler pour célébrer Pâques. Cependant notre regard n'est pas « confiné » sur cette crise sanitaire ni sur nous-mêmes. Au cœur de cette épreuve, nous proclamons ensemble notre espérance.
Jésus Christ nous précède et vient à notre rencontre, Il nous accompagne et suscite en nous la paix et la persévérance. Il renforce en nous et entre nous la fraternité, Il ouvre en nous la joie du partage et de l'attention aux autres.

Nous encourageons chaque membre de nos Églises à continuer à inventer ensemble dans cette période de distanciation, des signes visibles de fraternité, une éthique de solidarité de charité et d'unité lecture commune de la Bible, temps de prière partagés, chaînes téléphoniques pour prendre soin les uns des autres, etc.
Nous exhortons chacune et chacun à mettre tout en œuvre pour être disponibles auprès de celles et ceux qui en ont le plus besoin, en mutualisant les ressources et les moyens disponibles dans cette situation de confinement.

Nous rendons grâces au Seigneur, en communion les uns avec les autres, pour sa présence agissante dans nos vies, au cœur même des épreuves.
Le Christ met sa lumière dans nos ténèbres Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité

Pasteur François Clavairoly, Métropolite Emmanuel, Mgr Eric de Moulins Beaufort
Co présidents du CÉCEF

- Messe de la Résurrection en direct de Lourdes à 10h00

- Messe de la Résurrection en direct de Rome à 11h00

Deux diacres apportent les Évangiles pour une lecture en latin et en grec

suivie de la « Bénédiction Urbi et Orbi à la ville et au monde », à midi
Elle est donnée par le pape François. En ce jour de Pâques, où une partie de l'humanité se trouve confinée face à la pandémie de coronavirus, cette bénédiction prend à nouveau un caractère très particulier. Le pape François avait choisi de donner une Bénédiction Urbi et Orbi exceptionnelle le vendredi 27 mars dernier. En ce dimanche 12 avril, cette nouvelle bénédiction a pu également être vécue à travers la télévision, vers midi, en direct de la Basilique Saint-Pierre.

Message du pape François

- Chapelet à la grotte de Lourdes à 15h30

- Messe de la Résurrection en direct de Saint-Germain-l'Auxerrois, à 18h30


Message de notre Pape François pour la Semaine Sainte

Tous les textes suivants sont complets en PDF pour pouvoir être imprimés

Extraits

- La mort peut nous confiner mais ne peut pas nous anéantir (Abbé Jean Casanave)

« Il paraissait bien grand ce cimetière de village en ce matin de printemps. Une petite poignée d’affligés accompagnaient une mère et grand-mère, nonagénaire, jusqu’à sa dernière demeure. Ils auraient bien voulu se serrer les coudes mais c’était interdit. Ils étaient doublement peinés. Non seulement par la perte de leur être cher mais aussi par le service réduit imposé par l’épidémie. Le contraste était saisissant entre la longévité d’une belle et riche vie et la brièveté de l’au-revoir. Combien de Berthe, de Rose et de Félix qui ont vécu sans tapage sont partis sans bruit ces temps-ci !... »

- Conversation, pleine de sagesse entre l'Univers et le Coronavirus... (par Nana, l'Art d'être Soi)

« ... C : comment vais-je me transmettre ?
U : par le contact humain.. Si les gens s’embrassent, se touchent...
C : bizarre Univers, là je ne te suis pas, tu veux recréer du lien mais tu éloignes les gens ?
U : Petit, regarde aujourd’hui comment les hommes fonctionnent. Tu crois que le lien existe encore ? Le lien passe par le virtuel et les écrans. Même quand les hommes se promènent, ils ne regardent plus la nature mais leur téléphone... A part s’embrasser il ne restait plus grand chose du lien... alors je vais couper ce qui leur restait de lien et je vais exagérer leur travers ... en restant confinés chez eux, fort à parier qu’au départ ils se régalent des écrans, mais qu’au bout de plusieurs jours ils satureront... léveront les yeux... découvriront qu’ils ont une famille, des voisins ... et qu’ils ouvriront leur fenêtre pour juste regarder la nature... »

- Porter dans la prière ceux qui souffrent... (Moines et moniales confinées au Mont Saint Michel)

« ... Plus que jamais, la prière est « notre premier métier »... Rester ancré dans le réel, faire ce qu'on a à faire... Nous mesurons la chance d’être confiné dans un tel lieu ! Nous portons d’autant plus dans la prière ceux qui souffrent gravement du confinement (prisonniers, personnes âgées sans visites, familles où le confinement exacerbe un climat de violence, et tant  d’autres …). Nous n’avons pas le droit de nous absenter de la peine des hommes et de ceux qui luttent avec courage contre cette pandémie,  ni de fuir la réalité de la mort des victimes et la peine des endeuillés... Voici qu’il nous faut apprendre à vivre de peu... Ici au Mont, nous veillons avec et pour tous... »

- Prière de Gratitude (d'une Américaine) 

« Seigneur, nous sommes reconnaissants pour nos yeux qui peuvent regarder et méditer... pour le trésor des êtres chers qui, par leur ouverture de cœur et leur compréhension, nous ont encouragés à être qui nous sommes... pour les yeux de la foi...
Dieu fidèle, tu nous as enveloppé de ton amour infini. Rends-nous conscients du fait que tu tiens toujours tes promesses. Dans nos jours difficiles, aide-nous à nous souvenir que tu es le refuge des sans-abri, le réconfort des laissés pour compte. Et dans nos jours de joie, remplis-nous d'une profonde gratitude envers ton Amour sans faille, nous donnant de partager ta grâce avec ceux qui ont besoin d'un geste d'amour généreux. »

- Après (d'un prêtre de Bordeaux : Pierre-Alain Lejeune)

« Et tout s’est arrêté... Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton " arrêt d’urgence ", cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?
Après ?
Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche... Après ?... Après ?... »

- Les mains vides (de l'abbé François Biès-Péré)

« Rameaux : « Nous allons vivre ce dimanche de Rameaux les mains vides. Nous ne viendrons pas acclamer Jésus rentrant à Jérusalem, en élevant nos rameaux de laurier ou de buis… Nous ne viendrons pas dans les églises écouter le récit de la mort de Jésus… Tout se passera dans la discrétion de nos maisons, dans le silence attentif de nos cœurs.
Confinés dans nos appartements et nos maisons nous sommes invités à vivre ces fêtes pascales avec un cœur nouveau. Ce n’est pas nous qui allons nous déplacer. C’est le Seigneur qui viendra et nous l’accueillerons. Il nous enveloppe de sa tendresse ; il nous invite à faire nôtres les sentiments qui étaient les siens en ces jours où son amour est allé jusqu’au bout…
Nos mains seront vides mais nos cœurs déborderont de cette joie et de cette paix que le Seigneur y répandra. Ils rejoindront tous ceux qui cherchent un peu d’amour, de reconnaissance.