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Chaîne Youtube de la paroisse

Retrouvez dans cette page

- les méditations quotidiennes de vos prêtres

- et les informations nécessaires pour suivre, à distance, tout ce qui se vit dans la paroisse

Si vous besoin de parler, si vous vous sentez inquiet à cause du confinement
voire angoissés vous pouvez joindre Philippine au
06 13 13 44 92
Elle est psychologue de formation et habituée à être à l’écoute
de bien des situations ou préoccupations de nos contemporains.

Voir une belle initiative de l'office du tourismede Pau
pour aider nos aînés des EPHAD

Une nouvelle initiative

Prêter sa voix pour lire un livre sur YouTube

J’habite rue Louis Barthou et désirerais avec d’autres lire à plusieurs voix un livre court - 45’- qui aiderait l’auditeur en cette période difficile de confinement. Sur SKYPE par exemple, si vous savez vous en servir.

Un texte de sagesse, drôle ou insolite, qui surprenne, qui amène des questions qui ne vont pas manquer de fuser, auxquelles on a le temps, confinement béni ! de répondre, d’en discuter, un texte qui revisite une histoire importante que l’on croit connaître, accessible à un enfant de 8 ans, que ses parents pourraient écouter avec lui, ses frères et sœurs, chez eux, dans un moment de partage agréable, le soir avant de dormir ou au goûter, pour se parler.
J’ai des idées, je peux vous en parler, mais j’attends vos idées à vous pour concrétiser ce projet.
Marthe EMON 06 75 87 16 69

« Au service de la population »

Pour répondre à ceux qui ont besoin d'aide : liste du 27 avril
(repas, courses...)

Il y aura des mises à jour de la liste

Par Emilie Bugler, manager ville de Pau

A noter aussi :

200 000 masques "grand public"disponibles dès le 9 mai. Une première distribution se déroulera le samedi 9 mai. Les suivantes s'échelonneront rapidement et régulièrement jusqu'au 30 juin, en fonction des livraisons des 750 000 masques commandés. https://www.pau.fr/article/200-000-masques-grand-public-disponibles-des-le-9-mai

Les déchetteries de Pau, Lescar et Emmaüs ont rouvert leurs portes aux particuliers le 27 avril mais uniquement pour collecter les déchets du jardin accumulés depuis leur fermeture, pour lutter contre le coronavirus. L'accès est prévu en fonction du numéro d'immatriculation de votre véhicule, avec une zone d'attente et le maintien des gestes barrières.
https://www.pau.fr/article/reouverture-partielle-des-dechetteries-de-pau-lescar-et-emmaus-le-27-avril

Petit rappel : Face à ces ouvertures et ces distributions, nous demandons à chacun d'entre vous de faire preuve de civisme. L’attente pourrait être forte et les gestes barrières doivent continuer à s'appliquer.
Aussi, il vous est demandé :
- De faire preuve de courtoisie et de patience tant vis-à-vis des autres usagers que du personnel en place
- De respecter scrupuleusement les règles de fonctionnement applicables pendant cette période
- De respecter les gestes barrières mis en place et de se plier aux directives du personnel


Informations applicables depuis le  samedi 23 mai

Nous avons l’autorisation (journal officiel du 23 mai)

de reprendre les offices du culte

Voici les horaires pour le week-end de Pentecôte. Samedi 30 et dimanche 31 mai (7 messes) :

Samedi 30 mai :
- 18h30 : St Joseph (entrées portes latérales)

Dimanche 31 mai :
- 9h : St Jacques (entrée côté Palais de Justice)
- 9h30 : Notre Dame (entrée porte latérale square St Norbert)
- 10h30 : Saint Martin (entrée portes latérales, rue Adoue et Gontaut-Biron)
- 11h : Saint Joseph (entrée portes latérales)
- 18h30 : Saint Jacques (entrée côté palais de Justice)
- 19h : église St Martin (entrées portes latérales, rue Adoue et Gontaut-Biron)

Merci de venir avec un masque et de tenir vos distances et de communiquer cette bonne nouvelle autour de vous.

Journal officiel : « Toute personne de onze ans ou plus qui accède ou demeure dans ces établissements porte un masque de protection répondant aux caractéristiques techniques fixées par l'arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et du budget mentionné au K bis de l'article 278-0 bis du code général des impôts. L'obligation du port du masque ne fait pas obstacle à ce que celui-ci soit momentanément retiré pour l'accomplissement des rites qui le nécessitent. »

Voici la nouvelle capacité des églises en observant le taux de remplissage du tiers pour assurer les distances.
• Saint Martin : 200
• Saint Jacques : 120.
• Notre Dame : 120
• St Joseph : 120

Ce qui implique que lorsque l’église a atteint son taux de remplissage sécuritaire, vous devez accepter de vous rendre dans une autre église. C’est pour cela que nous avons ajouté 2 messes le dimanche.

Attention ! Il y aura des dispositions spéciales à envisager :

il y aura des dispositions spéciales à envisager :
- réguler le flux des fidèles
- mettre à disposition le gel hydroalcoolique
- désinfecter les bancs
- éviter le stationnement de plus de 10 personnes sur le parvis
- veiller sur les paniers de la quête mis à disposition des fidèles.

Donc il faudrait une équipe de 10 à 15 personnes pour chaque messe.
Merci de vous inscrire auprès de M. le curé (06 85 20 04 90) ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Vive le Seigneur.
Joie de vous retrouver.

Votre curé

- Adoration eucharistique et confessions dans l’église St Jacques, place la libération

Les mercredis et samedis de 10h30 à 12h

Je vous rappelle aussi que les prêtres disent la messe en semaine aux heures habituelles et dans les églises habituelles.
 - 8h, St Jacques
 - 19h, Notre Dame.

Si vous désirez confier des intentions de messe,
merci de joindre M. le curé au 06 85 20 04 90
ou par email Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
qui s’entretiendra avec vous pour choisir le jour et l’horaire.

- Adoration perpétuelle :

L’adoration perpétuelle à Sainte-Thérèse a repris dans la chapelle, le code restant nécessaire de 22h à 6h. Ceci en respectant les gestes barrières, dont le lavage des mains à l’entrée et à la sortie... (maximum 4 personnes dans la chapelle)

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.

Heureux de vous retrouver
Amitiés et prières.

Votre curé

Samedi 30 mai

Chers paroissiens,

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.

Amitiés et prières.

- Sainte Jeanne d'Arc

Voici la méditation de ce jour :

Jean 21, 20-24

Marie-Madeleine, Pierre, et Jean. A les considérer individuellement, il n’y a guère de rapprochements à faire. S’ils nous sont donnés en exemple ce soir, c’est au nom de leur amour pour le Seigneur. Amour brûlant et insensé de Marie-Madeleine, qui a rencontré le Maître en recevant son pardon ; amour douloureux et exemplaire de Pierre, dont l’attachement au Christ a été purifié dans le regard de pardon et de miséricorde perçant la nuit de la trahison ; amour pur et fidèle de Jean, qui, des bords du Lac au sommet du Golgotha, n’a jamais failli.

Ces trois disciples, ces trois proches de Jésus, sont aujourd’hui dans le jardin de la résurrection, au matin du monde nouveau que Jésus est venu inaugurer.

Marie-Madeleine vient au tombeau de nuit, marquant qu’elle est encore sous le régime du deuil et de la mort. Mais elle vient aussi gratuitement, puisque dans l’évangile de saint Jean, Nicodème a déjà apporté la myrrhe et l’aloès pour embaumer le corps. Elle montre ainsi sa tendresse et sa piété pour le Seigneur. Pierre et Jean, dont la relation est un peu complexe, arrivent sur les lieux de l’absence.
L’un y devient l’exemple de la foi en manifestant un amour qui perce instantanément le mystère, l’autre devient le porteur d’un témoignage dont son nom sera désormais la garantie et fondera la foi des générations à venir.
Ainsi, aux carrefours de ce jardin de la résurrection, nous sommes les témoins de l’œuvre de la miséricorde.

Tous courent. Marie-Madeleine va et vient entre le tombeau vide et les deux apôtres. Désorientée, éperdue, elle ricoche. D’un côté la pierre du tombeau, roulée, ouvre sur le monde de son désespoir. De l’autre, les deux apôtres qu’elle précède et qui la guident sur les chemins de la foi. Ils sont pour elle la stabilité de l’amitié et le chemin de la grâce. On ne manque pas d’être frappés par le contraste entre l’agitation et sa lenteur à entrer dans le mystère.

Témoins fragiles de ces événements fondateurs, les linges, calmement rangés au pied du tombeau. Ils attestent que le corps n’a pas été volé. Jésus est parti, les laissant sur place. Il n’en a plus besoin. Ces linges, il les avait reçus en endossant notre condition, une nuit, à Bethléem. Il revêt à présent notre chair de sa gloire.

Peut être sont-ils ce qui gêne Marie-Madeleine. Son amour, au fond de lui-même, au-delà de sa douleur, a pressenti la résurrection et l’a conduite de bon matin au tombeau. Mais l’évidence des linges la heurte dans son idée de la résurrection. Cela ne peut pas être ainsi ! Comme les linges qui emmaillotaient l’enfant Jésus en ont heurté plus d’un : cela ne peut pas être ainsi, le Dieu de l’univers, le Créateur du Ciel et de la Terre n’a pas pu venir à moi dans un corps aussi fragile !

Que l’Esprit de Noël nous rejoigne L’amour a fait les premiers pas pour rejoindre l’homme, mais il garde une longueur d’avance. Comme le ressuscité devance ses disciples sur les routes ensoleillées de Galilée, l’Enfant de la crèche nous attend à Nazareth pour faire grandir notre attachement à lui à l’épreuve du quotidien.

Vendredi 29 mai

Chers paroissiens,

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.

Amitiés et prières.

- Saint Paul VI

Voici la méditation de ce jour :

Jean 21/15-19

Nous voici aux dernières pages de l’Evangile de St Jean.
Simon, m’aimes-tu plus que ceux-ci ?
Jésus vient de prendre un repas au bord du lac, avec ses amis. Simon Pierre, il y a quelques semaines a renié trois fois son maître. Jésus lui pose une question : « Simon, m’aimes-tu ? » Cette même question, tu nous la poses ce matin. Je ne puis pas me réfugier dans la réponse des autres. C’est moi qui suis concerné, c’est moi que Jésus questionne.
Sois le berger de mes agneaux.
L’intimité de la foi et la réponse d’amour de Pierre sont transformées en responsabilités. La relation personnelle à Jésus, indispensable devient source d’un envoi vers les autres. Puisque tu aimes Dieu, sois responsable des autres, sois leur berger… veille sur eux… conduis-les aux verts pâturages.
Trois fois, Jésus lui demanda : « M’aimes-tu ? »
Le triple reniement de Pierre est présent dans cette triple demande. Tout responsable d’Eglise ou d’un groupe quelconque d’ailleurs, c’est celui qui reconnaît sa propre faiblesse et qui compte davantage sur l’amitié de Dieu que sur ses propres forces humaines.
Quand tu étais jeune, quand tu seras vieux…
Toute contrainte, tout ce qui nous conduit « là où nous ne voudrions pas aller », peut se transformer en martyr, c’est à dire en « témoignage d’amour ».
Offrons au Seigneur nos contraintes d’aujourd’hui.

Jeudi 28 mai

Chers paroissiens,

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.

Amitiés et prières.

- Saint Germain

Voici 2 textes pour nous aider à réfléchir et à acquérir des éléments d’analyse pour un débat avec nos contemporains :
- Relire la crise à la lumière de l'écologie intégrale
- Sortir de la légèreté Coronavirus
Pour aller plus loin, retrouvez ces deux textes avec d'autres textes sur notre site ou directement sur :

Quel après ? Quel chemin pour demain ?

Voici la méditation de ce jour :

Jean 17, 20-26

Voici les derniers mots de la prière de Jésus.
Je ne prie pas seulement pour mes disciples mais encore pour ceux qui croiront…
Ainsi Seigneur, tu as prié pour nous, tu as prié pour moi. Oui au moment d’entrer dans sa Passion, Jésus a entrevu tout l’immense développement de son œuvre… Il voyait les multitudes d’hommes qui croiraient en lui… Il prévoyait l’Eglise…

Que tous soient « un », comme Toi, Père, tu es en moi et Moi en Toi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé…
Voici la dernière prière de Jésus avant d’entrer en sa Passion : c’est l’intention majeure pour laquelle il va offrir le sacrifice de sa vie… c’est ce qui lui tient à cœur… son testament pour ainsi dire.
Que tous soient un…
Etre un. A plusieurs ne faire qu’un.
Comme tu es en Moi et Moi en Toi…
Rien de plus profond que cet amour… c’est celui de Dieu. L’amour même des chrétiens a pour modèle l’amour même de Dieu. L’unité pour laquelle Jésus a donné sa vie, c’est celle-là.
Afin que le monde croie…
C’est l’unité, c’est l’amour qui est missionnaire, qui amène à la Foi. C’est l’unité qui évangélise. Voyez comme ils aiment devrait-on pouvoir dire de ceux qui ont la foi, de telle manière que cette foi devienne attirante.
Seigneur, fais que nous soyons « un »
Cela suppose bien des renoncements à nos suffisances, à nos orgueils, à nos égoïsmes.

Ainsi l’amour dont tu m’as aimé sera en eux, et Moi je serai en eux.
C’est sur ces mots que s’éteint la prière de Jésus. C’est le grand sommet de l’Evangile, c’est la grande « bonne nouvelle » : l’amour même de Dieu, l’amour trinitaire, celui dont le Père aime le Fils, l’amour absolu et infini de Dieu, partagé aux croyants. Ce qui travaille au cœur de l’humanité, c’est cela : la relation d’amour parfait qui unit les personnes divines.

Mercredi 27 mai

Chers paroissiens,

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.

Amitiés et prières.

Voici la méditation de ce jour :

Jean 17, 11-19

Jésus prie afin que nous demeurions fidèles au « Nom » de son Père, ce nom qu’il « a reçu en partage ». Le nom désigne l’être même de la personne nommée ; Jésus révèle donc qu’il participe à la plénitude de la vie personnelle et du pouvoir divins de son Père. Ce qui nous entraîne au cœur du mystère de la Trinité : les trois Personnes divines partagent la même Substance ; Il n’y a pas trois substances, comme le disait St Augustin - ce qui conduirait à trois dieux individuels - mais trois relations subsistantes qui définissent trois Personnes : celle du Père, du Fils et de l’Esprit Saint.

Demeurer fidèles au Nom du Père, c'est-à-dire garder la foi en sa paternité, n’est pour nous possible qu’en demeurant fidèles au Fils qui partage son Nom.
« Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi, a la vie éternelle » (Jn 6, 47) ; c'est-à-dire : il participe à ma propre vie divine filiale. Or pour devenir participant de la vie d’un Autre, il faut nécessairement lui être uni corporellement. Ne confessons-nous pas que par la foi et le baptême, nous sommes incorporés en Christ ? Ceci est encore plus perceptible dans le sacrement de l’Eucharistie: « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. En effet, ma chair est la vraie nourriture et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui » (Jn 6, 56). Jésus ne craint pas d’insister: « De même que je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi » (Jn 6, 57). Le Verbe a pris chair de notre chair, pour que par cette communion à notre nature créée, il puisse nous introduire dans la communion à sa nature incréée. Mais comme lui-même vit de la vie même du Père avec lequel il ne fait qu’un, nous-mêmes nous sommes dès lors unis substantiellement au Père par et dans le Fils.

Tel est le statut paradoxal du chrétien : greffé sur la Sainte Vigne du Père, participant de sa toute-puissance, il demeure pourtant fragile et sujet au péché. La vie divine en nous est sans cesse menacée par notre vie naturelle, qui s’insurge contre cette vie étrangère menaçant sa liberté. Jésus le sait, il connaît notre combat ; c’est pourquoi il affirme : « J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu ; et maintenant que je viens à toi, Père, je te demande de les garder du Mauvais ».

La seule manière pour Dieu de s’assurer de notre fidélité, c’est de nous prendre sous ses ailes ; ou pour le dire dans un langage plus théologique, de nous « consacrer » à son service. Etymologiquement, con-sacrum ou con-sanctum signifie en effet : être mis par Dieu auprès de lui, « avec lui ». C’est précisément le ministère confié par le Père à l’Esprit de sainteté : nous couvrir de son ombre pour que nous soyons à l’abri sous la nuée divine. « Consacre-les par la vérité », c'est-à-dire « consacre-les dans l’Esprit de vérité ».
« Seigneur Jésus, tu as partagé notre vie pour nous donner part à la tienne ; Demande encore à ton Père d’envoyer sur nous l’Esprit de vérité, qu’il nous guide vers la vérité toute entière (cf. Jn 16, 13) et nous garde vigilants dans le combat spirituel, afin de ne rien perdre du message de grâce qui nous est confié. Car il est vie éternelle pour tout homme qui croit. »

Mardi 26 mai

Chers paroissiens,

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.

Amitiés et prières.

- Saint Philippe Neri

Voici la méditation de ce jour :

Jean 17,1-11a

Cette prière prononcée juste avant sa Passion est la prière par excellence. Entrons dans la prière de Jésus. Contemplons le Christ en prière. Voici la prière à cœur ouvert.
La prière est communion.
La prière est action de grâces.
La prière est confiance.
Tour d’abord, la prière est communion :
« Tout ce qui est à moi est à Toi comme tout ce qui est à Toi est à moi ». Cette prière mémorable laisse apparaître un partage d’intimité, d’amour, de vie, de volonté et de projet entre le Père et le Fils. Non seulement ils sont présents l’un à l’autre, mais une union éternelle les lie l’un à l’autre : « Tu es en moi et moi en toi. »
Etre en communion avec Dieu c’est comme lorsque on aime quelqu’un, on est heureux de l’avoir prés de soi, content qu’il soit simplement là. Même s’il ne dit rien ou ne s’occupe pas directement de nous. C’est un peu comme regarder une très belle peinture, sans pour cela vouloir l’emporter.

Ensuite la prière est action de grâces. La prière est eucharistie.
« Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie »
La Passion de Jésus n’est pas un échec. Bien au contraire, elle sera une confirmation. Par la Résurrection, le Père glorifie son Fils. Il montre qu’il approuve les choix de son Fils.
« Glorifie ton Fils ! » Cela peut paraître provoquant. C’est même une prière impossible pour un homme. Dans l’Evangile de St Jean, l’Heure de Jésus c’est celle de sa mort glorieuse. Il faut tenir ensemble la Croix et la Pâque. L’heure de la Gloire de Jésus, c’est la Croix. Et cette gloire de Jésus, c’est la Gloire de Dieu. Voici venir l’Heure où l’amour de Dieu est manifesté. L’amour est donné, l’amour est livré.
« Les hommes ont reçues les Paroles que tu m’as données. Ils ont vraiment reconnu que je suis venu d’auprès de toi, et ils ont cru que c’était toi qui m’avais envoyé. »
Devant le don de la vie, devant l’amour livré, nous ne pouvons pas rester « passifs ». Nous restons libres. Nous pouvons « recevoir » ou « refuser ». Nous pouvons « reconnaître » ou « ne pas voir », nous pouvons « croire » ou ne pas croire. Trois verbes qui définissent l’Eucharistie.
« Ils ont cru que c’était toi qui m’avais envoyé » Au moment dramatique de sa Passion, le Christ partage à ses disciples, la joie de la mission achevée. Sa prière est toute entière « eucharistie »
Notre prière est si souvent plainte, cri, demande. Elle oublie la plus belle prière, l’action de grâces, l’eucharistie.

Et enfin la prière est confiance.
Jésus est le « pionnier » de la foi dit St Paul dans la lettre aux Hébreux. Il a confiance en son Père mais il a confiance, aussi, en nous.
Pour être vraie, la prière chrétienne doit passer à travers la mise à l’épreuve de notre sensibilité religieuse. Nous devons passer de l’émotion à la foi. Les disciples ont accédé à la foi de Pâques à travers la nuit du Vendredi et du Samedi Saints. Pensons encore à Bernadette Soubirous, à Thérèse de l’Enfant Jésus, leur foi fut mise à nue. Aujourd’hui, au cœur de l’amour, elles prient pour nous et avec nous.
Prier c’est nous laisser regarder par Dieu avec tout ce qui nous réjouit et tout ce qui nous fait mal. Avec nos enthousiasmes mais aussi les boulets que nous traînons. Avec ceux qui nous portent et ceux que nous traînons. Si notre prière consistait à les oublier pour être plus libres, nous serions comme des voyageurs sans bagages et le Seigneur nous trouverait bien légers.

Alors, frères et sœurs, la prière est-ce compliquée ?
C’est aussi simple que de dire bonjour à ses parents. C’est enfantin. Mais ce n’est pas un enfantillage. C’est un enfantement. C’est une naissance. L’Esprit-Saint, nous demande de nous prendre un peu pour Jésus, puisque c’est ainsi que le Père nous regarde. Nous sommes ses enfants.

Lundi 25 mai

Voici la méditation de ce jour :

Jean 16, 29/33

« Voici que tu parles ouvertement, sans employer de paraboles. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et qu'il n'y a pas besoin de t'interroger : voilà pourquoi nous croyons que tu es venu de Dieu. » Les disciples se félicitent que Jésus leur parle désormais clairement et non plus à travers ces paraboles qui leur étaient impossibles à déchiffrer.

« Nous savons que tu sais toutes choses… voilà pourquoi nous croyons ». Les disciples se sont en fait laisser induire en erreur. Ils disent qu’ils croient parce que maintenant ils savent, parce que tout leur semble clair au sujet de Jésus. Ils pensent croire mais en réalité ils n’ont pas encore adhéré pleinement dans la foi à la personne du Christ. En effet, la foi ne résulte pas seulement d’une adhésion de la pensée à ce qu’est Jésus. Elle consiste aussi et avant tout à s’engager de tout son être dans les pas du Christ, à lui remettre toute sa vie, dans un abandon total, en renonçant à toute volonté de maîtriser quoi que ce soit sur le chemin où cela nous conduira.
Jésus a bien perçu la méprise des disciples. C’est pourquoi il les renvoie à l’Heure de sa Passion, à l’épreuve suprême qui sera pour eux le lieu de vérification de leur foi. Jésus a explicité clairement aux disciples qu’il est sorti d’auprès du Père, qu’il est venu d’auprès de lui pour sauver les hommes. Maintenant que cela leur ait apparu, ils le croient. Mais sont-ils prêts pour autant à adhérer à ce que la réalisation de ce salut impliquera ? Sont-ils prêts à accepter les circonstances dans lesquelles il s’accomplira ? Croire c’est aussi cela.

La suite de l’évangile, nous le savons bien, montrera qu’ils n’y étaient pas prêts. Il leur faudra encore cheminer : « L'heure vient - et même elle est venue - où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ». La dispersion au moment du dernier combat de ceux qui jusque là le suivaient ne plongera cependant Jésus que dans une solitude apparente : « Je ne suis pas seul puisque le Père est avec moi ». Il n’y a pas de plus claire affirmation de la présence du Père aux côtés de Jésus dans sa Passion.
Certes Jésus seul a souffert dans son corps et dans son âme puisque seul le Fils a pris chair de notre chair. Cependant nous devons maintenir que mystérieusement, la Trinité tout entière est impliquée dans le drame de la Passion.

Il est beau de voir que Jésus ne reproche rien à ses disciples. Au contraire, il termine par une parole d’encouragement : « Je vous ai dit tout cela pour que vous trouviez en moi la paix. Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance : moi, je suis vainqueur du monde. » Jésus sait bien l’épreuve de la foi que devront traverser ses disciples. Jésus sait bien quelle impression de solitude et d’abandon les chrétiens de tous les temps devront affronter au milieu des souffrances, des tentations et des nuits de ce monde. Il sait bien tout cela parce qu’il le traversera avant nous. Mais il vient de nous dire ainsi qu’à ses disciples que le Père est toujours là. Par la victoire de sa Passion, Jésus, le Fils Bien-aimé, nous a ramené dans la main du Père dont aucun mal aussi puissant soit-il ne saurait désormais nous arracher.
« Seigneur, fais-nous la grâce de nous laisser saisir par cet amour que le Père nous offre à travers toi sans aucun mérite de notre part. Que nous trouvions là, la force de toujours nous relever et de nous abandonner toujours plus entre tes mains. »

Dimanche 24 mai

Chers paroissiens,

Heureux  7ème dimanche de Pâques...

Voici quelques éléments de prière et de lecture.- Les homélies des prêtres :
  - Abbé Jean-Jacques Dufau
  - Abbé Louis-Marie Dupin
  - Abbé Kamil Majer
  - Abbé René-Sébastien Fournié
- La prière universelle
- L’application « la quête » à partir de votre Smartphone

Samedi 23 mai

Cher paroissiens,

retrouvez la feuille dominicale ci-dessous, mais attention, elle a été envoyée avant la parution du journal officiel, donc regardez bien l'information en haut de cette page :

Cliquez ici

 

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.

Amitiés et prières.


Voici la méditation de ce jour :

Jean 16, 23-28

Parce que les disciples seront habités par le Saint Esprit, ils resteront unis à Jésus ; or Jésus a promis : "Si vous demeurez en moi, vous demanderez ce que vous voudrez, et cela vous arrivera" (Jn 15,7). En effet, unis à Jésus, les disciples seront tout proches du Père qui est un avec Jésus. D'où l'insistance du Maître : non seulement les choses doivent être demandées au nom de Jésus, mais elles seront données au nom de Jésus.
Jusqu'à l'Heure de Jésus, c'est-à-dire jusqu'à son passage de ce monde au Père, les disciples n'ont rien demandé "au nom de Jésus. Mais quand l'Heure sera accomplie, cette Heure qui englobe à la fois la Passion, la Résurrection et le don du Paraclet (Saint Esprit) , les disciples auront tous accès au Père, par un seul Esprit (E 2,18). Comment dès lors ne seraient-ils pas exaucés ?

"Demandez et vous recevrez", ajoute Jésus. Et dans ce contexte du discours après la Cène, les demandes des chrétiens ne concernent pas les besoins ordinaires de la vie. Il s'agit de choses qui, si elles sont accordées, "glorifieront le Père dans le Fils" (14,13s), de choses qui regardent la vie chrétienne e ; il s'agit de choses qui rendront fructueux le travail du Paraclet (14,15-17). Et c'est pourquoi, lorsque les disciples seront exaucés, leur joie sera parfaite, car cette réponse de la bonté de Dieu leur apportera la certitude qu'ils sont aimés de lui ; elle sera le signe de sa présence fidèle et la marque de son amitié apposée sur la vie des croyants.

Puis Jésus reprend et développe ce thème de l'intimité avec le Père :
"Ce jour-là vous demanderez en mon nom,
et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous,
car le Père lui-même vous aime".
Plus que jamais la médiation de Jésus sera nécessaire pour donner les hommes au Père et le Père aux hommes ; mais cette médiation établira entre le Père et les disciples une relation d'amour si intime, en Jésus et par Jésus, qu'ils auront tous accès au cœur de Dieu, comme autant de fils et de filles.
Le Père nous entourera du même amour dont il a aimé Jésus (17,25s), et le Père, Jésus et les disciples seront un (17,21-23). Jésus n'aura pas à prier le Père en faveur des chrétiens, car la prière des chrétiens sera la prière de Jésus. En quelque sorte, dans sa gloire le Christ ne priera pas seulement pour les siens : il priera avec eux dans son Église, au moment où eux-mêmes prieront par lui, avec lui et en lui.
La seule condition, pour être aimé à ce point par Dieu le Père, c'est d'aimer le Christ comme celui qui est sorti de Dieu, et d'accueillir le Christ comme celui qui est la révélation du Père.

Plus profonde que les remous de notre cœur, plus réelle que nos lassitudes et tous nos désarrois, l'amitié de Dieu est là, déjà là, don totalement gratuit, offre permanente d'un dialogue de joie.
À une seule condition, qui est elle-même un signe de sa grâce : il faut laisser Dieu nous aimer "comme il a résolu dans son cœur".

Vendredi 22 mai, 7e dimanche de Pâques

Chers paroissiens,

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.

Amitiés et prières.

Voici la méditation de ce jour :

Jean 16, 20-23

Oui vraiment, je vous le dis : Vous pleurerez et vous gémirez… le monde lui, se réjouira…
N’oublions que Jésus a dit cela la veille de mourir. Les disciples seront dans la tristesse et les ennemis de Jésus seront dans la joie du triomphe apparent…
Mais votre tristesse se changera en joie…
Imaginons la joie de Pâques qui se répand de disciple en disciple : « Il est ressuscité… »
C’est vrai aujourd’hui… Il nous arrive de faire cette expérience du passage de la tristesse à la joie, à partir de Jésus ? Etre à plat, découragé, dépassé par les événements, incapable de trouver une solution humainement, bloqué par son propre péché ou les péché des autres.
Se mettre on ne sait pourquoi à prier. Aller dans un lieu de silence et parler à Jésus. Prendre son Evangile et lire calmement la première page qui vous tombe sous les yeux. Aller trouver un prêtre et se confesser. Et voici que la tristesse se change en joie. Oui, Seigneur, donne cette joie à tous ceux qui sont dans la tristesse.

Lorsque la femme enfante, elle est triste parce que son heure est venue…
Voici une des plus courtes paraboles. Une des émouvantes observations de Jésus.
Pour Jésus les souffrances d’ici-bas ne sont pas des souffrances d’agonie – qui aboutissent à la mort- ce sont des souffrance d’enfantement qui aboutissent à la vie. Une vision nouvelle des choses. Un optimisme invincible
Oui, c’est cela que tu as promis à tes disciples, Seigneur. Un enfantement est en train de se produire au cœur de l’histoire : un « homme nouveau » est en train de naître

Jeudi 21 mai, fête de l'Ascension du Seigneur

Chers paroissiens,

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.

Amitiés et prières.

- Feuille de l'ascension 2020
- Prière universelle de l'ascension
- Homélie de l'abbé Jean-Jacques Dufau
- Homélie de l'abbé Louis-Marie Dupin

Mercredi 20 mai

Chers paroissiens,

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.
Amitiés et prières.

- Saint Bernardin de Sienne

Voici la méditation du jour :

Jean 16, 12-15

Regardons aujourd’hui le rôle de l’Esprit, son rôle de pédagogue, celui qui fait comprendre, celui qui fait grandir.

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter autrement.
La foi est une progression. C’est une vie qui se développe. Il y a toujours des choses nouvelles à découvrir en Dieu, comme dans le développement d’une relation d’amour.
Oui, Seigneur, il y a des choses que Tu me révéleras peu à peu, plus tard…si je suis fidèle à écouter cet esprit qui parle au cœur, qui me parle de toi.
Pensons aussi à ceux avec lesquels nous vivons. Ils sont dans le cheminement de la foi… il y a des vérités et des attitudes qu’ils n’ont pas encore découvertes. Donne-moi Seigneur ta patience, ta pédagogie, que je sache cheminer au rythme de ta grâce, au rythme de tes pas…pour accompagner mes frères dans leur propre cheminement.

Quand il viendra lui, l’Esprit de vérité, il vous mènera vers la vérité tout entière.
C’est un aveu de Jésus. Il reconnait qu’il y a des choses qu’il n’a pu faire comprendre à ses disciples. Il fallait sa mort et sa Résurrection pour que sa gloire éclate.

Les paroles qu’il vous dira ne sont pas les siennes. Mais il vous dira ce qu’il entend. Il recevra ce qui m’appartient et il vous l’annoncera…
Nous savions que jésus est totalement tourné vers le Père, qu’il ne fait rien de lui-même.
Voici que Jésus nous révèle l’absolue transparence des relations d’amour entre les 3 personnes divines. Tout est partagé, communiqué, reçu. Nos mots de la terre sont infirmes pour dire cette qualité inouïe de la relation qui unit le Père, le Fils et l’Esprit. Toutes nos relations ont leur source là.
Contemplons l’unité, la communion des personnes divines : un programme.

Mardi 19 mai

Chers paroissiens,

Belle fête aux Yves, saint patron des personnes de loi et de justice.

Prions pour les malades, les soignants.
Amitiés et prières.

- Saint Yves
- Message de l'évêque aux diocésains

Voici la méditation du jour :

Jean 16, 5-11

Je vais à celui qui M’a envoyé… Je vais au Père
Jésus est à quelques heures de sa mort. Il le sait. C’est pour lui comme « un retour à la maison ». Quelqu’un l’attend. Je suis aimé. Je vais retrouver Celui que j’aime. Paix, certitude. Joie intime.

Parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur.
Tant que Jésus était avec eux. Il était une présence réconfortante. L’annonce de son départ étouffe toute réflexion. Plus tard, peut-être, ils arriveront à dominer leur tristesse pour comprendre la signification de ce départ : le départ de Jésus au Père, le passage à la Gloire du Père, origine de l’effusion de l’Esprit.

Pourtant, Je vous dis la Vérité : C’est votre intérêt que je parte. Car, si je ne pars pas, l’Esprit Saint, le Défenseur ne viendra pas.
Jésus pendant son temps de présence sur la terre a été une « Présence » visible de Dieu. Mais en même temps cette présence est une limite, un écran. A cause de son humanité, à cause de son corps, Jésus était « limité », à un temps, à un lieu. Jésus ne pouvait pas faire tout ce qu’il désirait faire. Et il en avait conscience : « il vous est bon que je m’en aille ».
En envoyant l’Esprit, Jésus multiplie sa Présence : l’Esprit n’a plus aucune limite, il peut tout envahir. « O Seigneur, envoie ton Esprit qu’il renouvelle la face de la terre. L’Esprit c’est la présence « secrète » de Dieu après la présence « visible » qu’a été Jésus.
Mais le temps de l’Esprit, c’est aussi le temps de l’Eglise. C’est l’Eglise, c’est nous qui sommes devenus le Corps du Christ, sa visibilité avec tout ce que cela comporte de « limites » et d’imperfections, mais aussi avec cette certitude que l’Esprit est là, avec nous, animant toujours le Corps de Jésus.

Mercredi 20 mai

Chers paroissiens,

Méditation mercredi 20 mai 2020 ?Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants. Amitiés et prières.

 
- Saint Bernardin de Sienne

Lundi 18 mai

Chers paroissiens,

voici la méditation du jour :

Jean 15, 26 - 16,4

Aujourd'hui l'Évangile est presque autant d'actualité que durant les dernières années de la vie de Jean l'évangéliste. À l'époque être chrétien n'était pas à la mode (au contraire c'était plutôt risqué), de nos jours ce n'est pas à la mode non plus. Si quelqu'un veut se distinguer dans notre société il vaut mieux qu'il ne soit pas chrétien car —dans beaucoup d'endroits— il sera, tout comme les premiers chrétiens juifs, «On vous exclura de la synagogue» (Jn 16,2).

Nous savons qu'être chrétien veut dire vivre à contre-courant, il en a toujours été ainsi, même à une époque où "tout le monde" était chrétien: ceux qui voulaient l'être vraiment n'étaient pas très bien vus de certains. Le chrétien, s'il vit selon les enseignements de Jésus, est un témoignage de ce que Jésus avait prévu pour tous les hommes, c'est quelqu'un qui témoigne qu'on peut effectivement imiter Jésus et vivre en tant qu'homme en toute dignité. Cela ne plaira pas à tous, tout comme Jésus lui-même ne plaisait pas à tout le monde à tel point qu'il a été mis à mort. Les raisons de ce rejet sont diverses, mais nous devons garder à l'esprit que parfois notre témoignage est pris comme une accusation.

On ne peut pas dire, d'après ses écrits, que Jean était pessimiste: il nous fait une description victorieuse de l'Église et du triomphe de Jésus. Nous ne pouvons pas dire non plus qu'il n'a pas souffert ce qu'il décrit. Il ne cache pas la réalité des choses ni la substance de la vie chrétienne: la lutte.

C'est une lutte pour tous car nous ne devons pas vaincre avec nos propres forces, le Saint Esprit lutte à nos cotés. C'est lui qui nous donne la force. C'est lui, le Protecteur, qui nous délivre de tous les dangers. Avec Lui à nos cotés nous ne craignons rien.

Jean a eu entièrement confiance en Jésus, il lui a fait don de sa vie. De cette manière il ne lui a pas été difficile de se confier à celui que Jésus lui a envoyé: le Saint Esprit.

Dimanche 17 mai, 6e dimanche de Pâques

Chers paroissiens,

Heureux  6ème dimanche de Pâques...

Voici quelques éléments de prière et de lecture.

- Les homélies des prêtres :
  - Abbé Jean-Jacques Dufau
  - Abbé Louis-Marie Dupin
  - Abbé Kamil Majer
  - Abbé René-Sébastien Fournié
- La prière universelle
- L’application « la quête » à partir de votre Smartphone

Message important :
Je recommande à vos prières M.  l’abbé Jean Possompés, décédé vendredi matin à l’âge de 78 ans des suite d’une longue maladie.
L’abbé Jean Possompés a été aumônier du Collège Marguerite de Navarre, curé de la Paroisse Ste Thérèse, Curé de la Paroisse d’Orthez et jusqu’à l’an dernier curé de la Paroisse St Jean Bosco de Lons.
Un prêtre d’une grande spiritualité, écouté pour ses conseils  et très aimé.
Les obsèques privées en raison des consignes gouvernementales auront lieu mercredi à Ste Thérèse.
Prions pour ce bon et fidèle serviteur.
Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.
Amitiés et prières.

N'oubliez pas la célébration de ce dimanche,
à 10h30 EN DIRECT sur notre chaîne Youtube

Pascal Deloche / Godong

Le monde d'après a besoin de la messe

Prière pour Angelos :
https://www.numeridanse.tv/videotheque-danse/priere-pour-angelos

Samedi 16 mai

Chers paroissiens,

retrouvez la feuille dominicale via le bouton : Cliquez ici

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.
Amitiés et prières.

Un appel de Vincent Lindon : « Comment ce pays si riche… »

Voici la méditation de ce jour :

Jean 15, 18-21

Ce que je vous commande, disait Jésus en commentant l’apologue de la vigne, c’est de vous aimer les uns les autres". Curieusement le texte se poursuit par dix versets sur la haine, la haine du monde pour Jésus et pour ses disciples.

Pour comprendre la pensée de Jésus, il faut ici nous familiariser avec le langage du quatrième Évangile. Quand Jésus, dans saint Jean, parle de monde, il s’agit, selon les textes, de trois choses différentes.
Ou bien 1) "le monde" désigne la terre et les hommes qui l’habitent : "Je suis venu dans le monde" (18,37), "Le Père a envoyé le Fils dans le monde" (10,36); ou bien 2) "le monde" vise uniquement l’ensemble de l’humanité, que Dieu veut sauver : "Dieu a tant aimé le monde" (3,16), "Je suis la lumière du monde", c’est-à-dire la lumière pour tous les hommes (8,16); ou bien encore - et c’est le cas dans ce passage d’évangile – 3) "le monde" désigne ceux qui s’opposent au message de Jésus, et donc à l’initiative du Père: c’est le monde du refus.

"Si le monde vous hait, dit Jésus, sachez qu’il m’a haï avant vous".
Il ne s’agit pas d’une haine secrète, qui reste tapie au fond des cœurs : c’est une haine active et efficace, qui va jusqu’à la persécution : "S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront, vous aussi » ; et l’histoire contemporaine ne cesse de vérifier cette prophétie du Seigneur : de la calomnie, prisons, massacres, moqueries, tous les moyens sont bons pour faire taire les disciples de Jésus.

Ce que le monde, le monde du refus, ne supporte pas, c’est la différence. Ce que l’on reproche aux chrétiens, c’est d’aborder les réalités de l’homme, de son présent et de son avenir, avec d’autres critères, d’autres certitudes, et dans d’autres perspectives. Le chrétien échappe au monde du refus et à son entreprise d’autonomie par rapport à Dieu ; et cette liberté filiale dans l’obéissance à Dieu, le monde ne la pardonne pas aux disciples de Jésus : "Moi, je vous ai choisis en vous tirant du monde, voilà pourquoi le monde vous hait".

Parce qu’ils ne connaissaient pas et n’acceptaient pas Dieu qui envoie, des hommes du refus ont persécuté Jésus l’Envoyé, obéissant jusqu’à la mort; et en refusant Jésus, d’autres hommes du refus haïssent au long de l’histoire tous ceux que Jésus envoie. Le procès intenté à Jésus et qui l'a mené à la croix se perpétue en procès contre son Église sainte. Le chrétien serviteur "n’est pas plus grand que son maître", comme le disait déjà Jésus au moment du lavement des pieds. De même l’Église servante épouse tout le destin de son Seigneur : destin de service, destin d’obéissance inconditionnelle.

L’Église ne se précipite pas vers l’incompréhension, pas plus qu’elle ne défie les persécuteurs. Simplement, Jésus a voulu pour nous ce réalisme : tant que le refus traînera dans le cœur des hommes, il en coûtera toujours d’aimer et de servir le Christ.

Vendredi 15 mai

Chers paroissiens,

Pour le 5e aniversaire de Laudato Si'
(Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Voici la méditation de ce jour :

Jean 15, 12-17

Mon commandement le voici…
Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés.
Voici le commandement, son commandement. C’est le commandement auquel Jésus tient le plus. Quand j’aime les autres, je fais ce qui tient le plus à cœur à Jésus. Est-ce que nous accomplissons ce commandement ? Comment se traduit pour moi, l’amour que j’ai à donner ? Les uns et les autres ? Qui est-ce pour moi ? De qui suis-je responsable ? Quelle est mon attitude envers mon entourage, ma famille, mes collègues de travail ?
Seigneur, jusqu’où nous demanderas-tu d’aimer ?
Comme je vous aimés
Jusque là.

Il n’y a pas de plus grand amour que donner sa vie.
Seigneur tu te donnes en modèle d’amour. Tu as tout donné ! Tu as sacrifié ta vie. Tu n’as rien gardé pour toi. La mesure de l’amour c’est la croix. Seigneur comment pourrais-je t’imiter si tu ne viens toi-même aimer en moi ?
Je ne vous appelle plus serviteurs… maintenant je vous appelle mes amis .
Les premiers lecteurs de St Jean trouvaient ici le terme grec de « doulos », c’était le mot qu’ils employaient pour la catégorie des « esclaves »
Jésus oppose l’esclavage à l’amitié.
Nous ne sommes pas des esclaves de Jésus mais des amis de Jésus. Il nous a tout dit, tout ce qu’il savait de Dieu.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui ai choisis.
Heureusement en un certain sens.

Jeudi 14 mai

Chers paroissiens,

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.
Amitiés et prières.

Prière Coronavirus

Voici la méditation de ce jour :

Jean 15, 9-17

Comme le Père m’a aimé, Moi aussi, je vous ai aimé…
C’est invraisemblable. C’est merveilleux. L’amour dont Jésus nous aime, c’est celui dont Lui aussi est aimé du Père. L’union que nous avons avec Jésus est comparable à celle de Jésus avec son Père.

Demeurez dans mon amour…Si vous gardez ces commandements, vous demeurerez dans mon amour…
Remarquons la structure de la phrase. On voit d’un coté les rapports des disciples avec Jésus et de l’autre, les rapports du Fils avec le Père… et ce sont les mêmes.
Les disciples demeurent dans l’amour de Jésus
- Jésus demeure dans l’amour du Père.
Il faut garder les commandements de Jésus
- Jésus garde les commandements du Père.

Comme j’ai gardé les commandements du Père
Voici le modèle.
La fidélité de Jésus a son père. Ce n’est pas rien. Pensons à cette fidélité à travers l’Evangile. Cela l’a mené jusqu’à la Passion.
Si vous gardez mes commandements.
Ce « si » est inquiétant pour nous. C’est la responsabilité de notre liberté. La relation à Dieu n’est pas une chose automatique.
Vous demeurerez dans mon amour.
Dieu est présent partout. Dieu aime tous les êtres. Oui Dieu aime les pécheurs et ne leur est pas absent. Mais il y a différents modes de présence de Dieu et divers modes de relation. Il y a une présence particulière, une relation privilégiée , de Dieu avec « celui qui l’aime et garde ses commandements ».
C’est une question d’amour. Celui qui aime comprend cela.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous.
Tu nous as donné Ta Paix. Tu nous donnes aussi Ta joie.
La Joie de Jésus, c’est d’être aimé et d’aimer. Dieu est la source de sa joie.
La joie traverse l’Evangile de Noël à Pâques.
Est-ce que la joie jaillit aussi de ma vie ?

Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
C’est le commandement auquel tu tiens le plus. Quand j’aime, je fais ce qui te tient le plus à cœur.
Est-ce que nous accomplissons ce commandement ? Quelle est mon attitude envers mon entourage, ma famille, mes collègues de travail ?
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Seigneur Jésus, tu te donnes en modèle d’amour. Tu as tout donné ! Tu n’as rien gardé pour toi !
La mesure de l’amour, c’est la croix. Seigneur comment pourrais-je t’imiter, si Tu ne viens Toi-même aimer en moi ?

Mardi 14 mai :
SAINT MATTHIAS (1er s.)

Judas vient de se pendre. Il lui faut un successeur pour compléter le chiffre de 12 apôtres choisis par le Maître pour marquer les 12 tribus d'Israël. Parmi les témoins de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus, le conseil présente deux candidats possibles. Saint Matthias est choisi par Dieu lui-même, le maître du sort et de l'existence. Il suivait Jésus depuis le baptême du Jourdain. On en fait l'évangélisateur de l'Ethiopie, d'autres le font mourir martyr en Judée.

" Nous ne savons rien de cet ami de Jésus qui l'a suivi dès les premiers jours. Il n'a été choisi par hasard, même si cela paraît ressemble au tirage au sort d'une loterie. Les décisions de Dieu ne sont pas faites au hasard. Il connaît le cœur des hommes et c'est pour cela qu'il nous appelle. "
(Lectionnaire Emmaüs)

Fondateur de la société des Prêtres du Sacré-Cœur (✝ 1863)
Basque d'origine, il passa toute sa vie dans le diocèse de Bayonne. Il était contemporain de saint Jean-Marie Vianney, le saint curé d'Ars, et son émule. Domestique chez un vieux curé, puis à l'évêché de Bayonne où sa fonction principale était de s'occuper et de promener le chien d'un vieux chanoine, il put malgré tout devenir prêtre, professeur au grand séminaire et directeur d'école. Il fonda la congrégation des prêtres du Sacré-Cœur de Betharram, voués à l'apostolat.
"Né le 15 avril 1797 à Saint-Just-Ibarre dans les Pyrénées Atlantiques, Michel Garicoits fut vicaire à Cambo (1824-1825). Il devint professeur, puis supérieur du Grand séminaire de Betharram, succédant à Procope Lassale.
Michel Garicoits reprit en main les destinées de la vieille maison, de la chapelle et du calvaire, et fonde, en 1835, une congrégation de missionnaires de Betharram à qui fut donné le titre de Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus. Il organisa les missions, ouvrit écoles et collèges.
Son mot favori était : 'En avant, toujours !'. En 1856, il envoya lui-même ses premiers missionnaires en Argentine (pour les émigrés basques et béarnais) sur demande de l'évêque de Buenos Aires. Restaurateur du calvaire de Betharram, il assura aussi l'aumônerie des Filles de la Croix à Igon. A sa mort, le 14 mai 1863, son œuvre de mission et d'éducation rayonnait dans le monde entier. Un lien particulier l'unissait à Bernadette Soubirous puisqu'elle allait le rencontrer pour le consulter."

Mercredi 13 mai

Chers paroissiens,

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.
Amitiés et prières.

Le Cid version Covid

Voici la méditation de ce jour :

Jean 15,1-8

Je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron…
L’image de la vigne est traditionnelle dans la Bible, pour traduire l’amour de Dieu pour son Peuple.

Tout sarment qui ne porte pas de fruit, Mon Père l’enlève…Une vigne qui n’est plus taillée finit par ne plus donner que des feuilles. Quand on la taille, la vigne pleure disent les vignerons… Quelques gouttes de sève s’écoulent avant que la cicatrice du bois ne se referme . Et les fagots de sarments qu’on ramasse sont les témoins de tout ce qu’un bon vigneron a dû sacrifier, émonder, pour que « cep » donne « davantage » de fruit ! Image saisissante du travail de Dieu dans son Eglise. Il émonde, nettoie, purifie. Cela fait souffrir parfois. Mais c’est pour que la récolte soit plus belle.

Demeurez en Moi, comme Moi en vous…
Le verbe « demeurer » va être prononcé 8 fois dans cette seule page. L’image : nous sommes unis à Jésus comme des sarments « dans » la vigne. L’idée : nous demeurons en Lui, nous sommes vitalement unis à Lui. Du Christ à nous une seule sève circule, une même vie s’écoule.

Je suis la vigne et vous les sarments…
Il y a une tonalité eucharistique à cette « parabole » de la vigne. La vigne de vie est parallèle au « pain de vie ». Dans les 2 passages Jésus insiste sur le thème « demeurer » en Lui.
Le vin de l’eucharistie évoque la Vigne dont il vient. Dieu nous communique sa vie.
Jésus ne se voir pas seulement comme le « cep » , c’est à dire le tronc , sur lequel pousseraient les rameaux, c’est à dire « nous ».
Non, Jésus se voit comme la vigne tout entière ( le tout) dont nous faisons partie. « Je suis la vigne et vous les sarments. »
Nous sommes les membres du Corps du Christ.

Mardi 12 mai

Chers paroissiens,

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.
Amitiés et prières.

Voici la méditation de ce jour :

Jean 14, 27-31

Je vous laisse la Paix, je vous donne ma paix…
Nous sommes le Jeudi Saint, veille de sa mort. Jésus parle de « sa »paix et veut la donner à ses amis qui, eux, sont troublés, perturbés par l’annonce de la trahison de Judas et du reniement de Pierre.
« Je vous donne Ma paix ». La Paix du Seigneur. Celle qui est dans son propre cœur.
Que votre cœur ne se trouble pas.
Le climat est au trouble, à la peur. Un complot se trame en ce moment. Mais c’est vrai en tout temps : le croyant privé de la présence visible de son Seigneur, risque constamment d’être « troublé ».

Vous m’avez entendu dire : « Je m’en vais… » Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez…
Jésus essaie de remonter ses amis. Ce sont des paroles de réconfort. Paroles mystérieuses qui annoncent directement la mort, puis la résurrection. La mort de Jésus, c’est aussi sa montée vers le Père. Jésus prés du Père, c’est Jésus qui nous précède. La tête du Corps est déjà dans la gloire de Dieu. Avec Jésus, nous sommes déjà en état de résurrection.
Je vous ai dit ces choses, avant qu’elles n’arrivent.
Gentillesse, amitié de Jésus. Jésus sympathise, souffre avec ses amis : comme il voudrait les aider.

Il vient le prince de ce monde…
Jésus éprouve dans son cœur et dans sa chair d’avoir quelqu’un contre lui. Un affrontement se prépare avec le « Prince de ce Monde ». La Paix que donne Jésus, il faut la chercher au fond de soi, en plein milieu des tempêtes et des combats.
La source de la Paix intérieure de Jésus, c’est qu’il aime le Père et qu’il se sait aimé de Lui.

Lundi 11 mai

Chers paroissiens,

voici la méditation de ce jour :

L’amour du Seigneur. Voilà la quête et le travail de toute la vie. Nous n’en avons jamais finir de désirer l’éprouver, de le purifier, de le remettre en question, de le recevoir de Dieu. Comment être sûr d’aimer Dieu pour lui-même ? Comment protéger et faire grandir cet amour ? Il n’y a finalement pas d’autres questions dans notre vie spirituelle. Le but de notre vie est de découvrir, d’accueillir et de donner l’amour. Or aucun amour humain ne peut tenir ses promesses d’éternité s’il ne naît et ne grandit en Dieu, nous avons donc à recevoir de Dieu de l’aimer. Par sa Passion et sa résurrection, Jésus a à la fois porté à sa perfection l’amour de l’homme pour Dieu et l’a rendu vraiment concret. Nous sommes donc particulièrement attentifs aux conseils qu’il nous donne pour éprouver notre amour de Dieu et le fortifier.

« Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime ». L’amour est d’abord une question de fidélité, un lien avec les commandements de Dieu, c'est-à-dire avec son testament spirituel. La loi que Jésus nous laisse et qu’il nous ordonne de suivre n’est donc pas de l’ordre de l’oppression mais de la libération. Recevoir le commandement de Jésus et s’y attacher nous arrache à tous nos empêtrements, à nos indifférences, à nos solitudes, à tous nos isolements.

« Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ; mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout ». Voilà celui qui maintient nos cœurs de la prière, celui qui nous oriente sans cesse vers le Père et qui nous enseigne la Loi du Fils. Le Défenseur, le Paraclet, l’Esprit-Saint. L’Esprit est l’autre Paraclet, notre autre avocat après Jésus, et il est notre allié principal dans la réalisation de l’amour de Dieu en nous. Aussi avons-nous à apprendre à bien le connaître. Il est celui qui nous défend, celui qui nous enseigne, celui qui nous rappelle ce que nous avons à savoir. Il « vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit », nous dit Jésus.

Dans notre itinéraire du temps pascal, voici enfin nommé la clé de notre union à Dieu. La promesse de l’Esprit est la confirmation de notre orientation essentielle vers Dieu, elle est la preuve que Dieu désire notre amour. C’est une grande nouvelle. Car plus Dieu nous désire, plus il nous désire en lui, plus il nous veut attirés par lui, transformés en lui. La descente du feu de la Pentecôte est pour nous une ascension vers le Père, l’union dans l’amour que nous désirons plus que tout.
Mais ne forçons le rythme de la liturgie, la Pentecôte n’est pas encore là, et vivons ce qui nous est donné en ce jour : le sacrifice eucharistique. Notre union à Dieu est là. Dans l’Esprit, préparons nos cœurs à recevoir notre Dieu bien aimé, goûtons la joie et de la douceur de cette rencontre où Dieu et l'homme s’abandonnent l'un à l'autre, dans l’amour.

Dimanche 10 mai, 5e dimanche de Pâques

Suivre la messe de 10h30 sur la chaîne de la paroisse

Célébrant : abbé Louis-Marie Dupin

Chers paroissiens,

Heureux  5ème dimanche de Pâques….

Voici quelques éléments de prière et de lecture.

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.

Amitiés et prières.

Chant : Merci Marie d'avoir dit oui

Symphonie n°9 : Ode à la joie

C'était le 14 juillet 2016, l'Orchestre national de France, le Chœur et la Maîtrise de Radio France et une équipe de neuf prestigieux solistes étaient réunis autour du chef italien Daniele Gatti, sous la bannière tricolore, pour une soirée définitivement placée sous le signe de la fête.

Samedi 9 mai

Chers paroissiens,

Retrouvez la feuille dominicale sur le bouton ci-dessous :

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Voici la méditation du jour :

Jean 14,6-14

Jésus nous introduit dans le mystère de sa Personne ; et comme celle-ci est inséparable de celle du Père, c’est au cœur même du mystère trinitaire qu’il nous entraîne.

Comment faut-il comprendre cette mystérieuse collaboration ? Le Père serait-il l’Acteur caché qui « tire les ficelles » derrière le rideau de l’humanité du Christ ; Jésus serait-il un instrument entre les mains de Dieu son Père ? Une telle conception est bien sûr inacceptable, car elle ne respecte pas le caractère personnel du Fils, qui est pleinement responsable de sa parole et de ses actes. Les Ecritures, la Tradition et le Magistère nous orientent plutôt vers une interprétation en termes d’habitation réciproque du Père et du Fils - « Je suis dans le Père et le Père est en moi » - respectant à la fois la pleine réalité des deux Personnes, tout en affirmant leur parfaite communion dans l’amour, c’est-à-dire dans l’Esprit Saint : c’est librement que le Fils décide d’accomplir le dessein du Père, par amour pour lui et par amour pour les hommes que le Père aime et lui confie.

Le Père est la Source, l’origine absolue, d’où procède toute initiative ; le Fils, qui se reçoit pleinement du Père, épouse ses projets, s’approprie personnellement ses intentions, mais les accomplit en son nom propre. Tout en agissant comme un sujet à part entière, sa communion de pensée et de volonté avec le Père est cependant telle, qu’il peut dire : « C’est le Père qui demeure en moi qui accomplit ses propres œuvres ». Cette parfaite communion dans l’être et l’agir justifie que Jésus puisse dire : « Celui qui m’a vu a vu le Père » - c’est-à-dire : celui qui me connaît dans la foi – le « voir » johannique - ou encore : qui s’unit à moi dans l’Esprit, entre en communion avec le Père en qui je demeure et qui demeure en moi. Dès lors « celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi », car dans la mesure où il fait siennes mes intentions, il communie au dessein du Père et lui permet d’agir en lui, comme il agit en moi.
Ce qui nous conduit à une nouvelle « exigence » de la foi : croire implique adhérer librement et totalement aux Paroles de Jésus, épouser parfaitement son projet, se mettre inconditionnellement à son service, « comme » lui-même a épousé le dessein du Père et a accompli sa volonté dans une parfaite obéissance filiale.

« Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié » : Seigneur, accorde à tous les chrétiens dispersés sur la surface de la terre, de vivre vraiment cette "obéissance de la foi", afin que tu puisses continuer ton œuvre de salut à travers les pauvres instruments que nous sommes, et que vienne ton Règne de justice, de paix et d’amour. »

Vendredi 8 mai

Chers paroissiens,

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.
Amitiés et prières.

Le Seigneur est ma lumière et mon salut
Les choristes de Choeur dans la ville, toujours confinés,
chantent pour nous, nous aident à prier et
nous offrent leurs beaux moments de partage et d'émerveillement.

Garde courage
Chant de Christine & Tonino tiré de leur album parfum de mon âme.
Ce morceau est un encouragement à garder la foi malgré les circonstances que nous vivons...

Voici la méditation du jour :

Jean 14, 1-6.

Avant de passer de ce monde à son père, Jésus disait : « ne soyez pas bouleversés ».
Les apôtres sont troublés. Où s’en va-t-il ? N’oublions pas l’atmosphère tragique de ce dernier soir, le jeudi saint, la veille de sa mort. Toute l’humanité, toute l’amitié de Jésus, dans ces mots de consolation. Nous n’avons pas un Dieu indifférent et froid mais un Dieu qui se laisse blesser par nos souffrances.
Vous croyez en Dieu ; croyez aussi en moi…
La Paix profonde qui surpasse tout trouble vient de la Foi. Jésus nous demande un acte de Foi. Une foi sans réserve, totale qui apporte la Paix.
Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup d’habitations, sinon Je vous l’aurais dit ; car je pars vous préparer une place.
Jésus « rentre à la maison » le premier…il va revoir le Père. C’est ainsi qu’il envisage sa mort. La joie d’un retour à la maison pour y retrouver quelqu’un qu’on aime et dont on se sait aimé.
« Je vais vers le Père ». Jésus doit aller le premier au ciel. Mais il fait une grande promesse : il nous prépare une place !

Quand je serai parti vous la préparer. Je reviendrai vous prendre avec moi…
Ce sont des mots de tendresse. Promesse que nous ne serons jamais séparés de Jésus. C’est un message de grande simplicité.
Là où je suis, vous serez vous aussi…
Jésus nous fait partager sa vie divine. C’est vers cela que l’humanité s’en va. Etre avec Dieu, être là où est Jésus.

Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin…
Christ ouvreur de routes ! Celui qui marche devant ! Celui qui a brisé le cercle infernal de la finitude humaine, de la mortalité et du péché. Sans le Christ l’humanité est enfermée dans ses limites. Avec le Christ une espérance s’ouvre. Nous ne serons pas toujours injustes, durs, impurs, faibles… l’humanité ne sera pas toujours oppressante, raciste, violente, agressive, divisée. Il y a un chemin qui conduit quelque part où l’amour existe.
Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie.
Voilà la Bonne Nouvelle. L’histoire a un sens. Tout homme est destiné à vivre prés du Père…

Jeudi 7 mai

Chers paroissiens,

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.
Amitiés et prières.

Texte sur Bienheureuse Gisèle

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Besoins urgents sur Pau de sur-blouses
donc de draps/tissus, de bénévoles pour couper ou coudre
Il y a un carton à l'entrée de l'église Saint-Jlien de Lons pour déposer les tissus

 "Sérénade élisabéthaine" : quand siffler est tout un art...

Voici la méditation du jour :

Jean 13, 16-20

Nous entrons dans les derniers entretiens de Jésus à ses disciples, donnés dans le cadre même de sa Passion. Ce sont les dernières confidences de Jésus.

Après avoir lavé les pieds de ses disciples…
Soulignons encore la profonde correspondance entre l’évangile de Jean et les autres évangélistes. « Le disciple n’est pas au dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son Seigneur.
Jésus est souvent revenu sur le thème : servir. Comment notre vie est-elle un service ? Comme suis-je serviteur ? Le mot ministère dans l’Eglise vient du latin et traduit « serviteur ». les « ministères dans l’Eglise sont des services.

Si vous savez cela, « heureux » êtes-vous, pourvu que vous le mettiez en pratique.
Faire son bonheur à imiter Jésus Serviteur.
Etre en état de service vaut mieux que milles belles discussions sur le service. Il faut s’y mettre.

Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber.
Jésus songe à Judas qui va quitter le groupe dans quelques minutes. Il songe peut-être aussi à tous ceux qui refuseront de le suivre sur le chemin du service. Jésus veut prémunir ses amis contre le scandale provoqué par l’abandon de l’un d’entre eux. Ce que Jésus attend de ses apôtres, ce n’est pas un attachement moutonnier. Il ne suffit pas de faire comme tout le monde. Il faut plutôt être capable de ne pas se laisser entraîner par les abandons de toutes sortes. Le « Je suis » qui achève cette phrase est la définition même de Dieu, le Roc solide, celui qui existe.

Celui qui reçoit tout homme que j’enverrai, Me reçoit et celui qui Me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.
Il y a là une cascade de médiations. Recevoir un « envoyé » de Jésus, c’est recevoir « Jésus » et « c’est recevoir Dieu. C’est tout le mystère de l’Eglise. Jésus a choisi de ne pas être atteint en direct, mais seulement par la médiation de frères et de ministres. Quand Pierre baptise, c’est Jésus qui baptise…

Mercredi 6 mai

Chers paroissiens,

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants. Amitiés et prières.

Voici la méditation du jour :

Jean12, 44-50

Dans l’évangile de St Jean, ce passage suit la résurrection de Lazare. C’est un recueil des paroles de Jésus qui sont une sorte de conclusion de la 1ère partie de son évangile.
Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit.
Jésus n’attire pas à lui. Il renvoie à un autre.
Mais en Celui qui m’a envoyé.
Jésus s’est souvent défini comme l’envoyé. Jésus c’est la missionnaire du Père. Jésus c’est l’apôtre du Père, l’envoyé du Père.
Humilité profonde du missionnaire : il n’est rien par lui-même… il est là au nom d’un Autre et c’est Autre qu’il veut nous faire découvrir. Conduire à Dieu. Amener nos amis à faire l’expérience de la relation à Dieu.
Mais d’abord, c’est une invitation pour nous-mêmes. Comment pourrait-on se prétendre missionnaire, si on ne vit pas soi-même d’une profonde relation à Dieu. La « mission » ce n’est pas une entre prise, ce n’est pas une méthode… c’est un « envoi »
Celui qui Me voit, voit Celui qui M’a envoyé.
Sans paroles, sans entreprises, le vari missionnaire fait voir Dieu…comme çà, à travers sa propre personne. Qui voit Jésus, voit le Père.
Quelle exigence extraordinaire et merveilleuse ! Quelle grâce. « Vous êtes le Corps du Christ », traduira St Paul. Etre le visage du Christ, comme Jésus a été le Visage du Père. A travers ma vie, faire voir Dieu.
Si quelqu’un entend Mes paroles et ne les garde pas, ce n’est pas Moi qui le condamnerai, car je ne suis pas venu pour condamner le monde…
Jésus sait qu’il arrive à la fin de sa vie. Les hommes n’ont pas voulu de la lumière, ils n’ont pas écouté ses paroles. C’est l’échec, globalement… à part le petit noyau des disciples, un petit nombre.
Eh bien Jésus, réaffirme qu’il ne condamne pas ! Il n’est venu que pour sauver.
Seulement ce sont les hommes qui se condamnent, quand ils refusent d’écouter. La condamnation n’est pas le fait de Dieu

Mardi 5 mai

Chers paroissiens,

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants.

Amitiés et prières.

Juste une heure avec Toi
Ce beau chant illustre bien la proposition ce-dessus :
prendre un temps d'adoration dans nos églises

     

Prier Marie

Si vous n'êtes pas inscrits à la neuvaine à Marie de "Prière dans la ville" des dominicains, ce beau chant est pour vous : https://priere.retraitedanslaville.org/wp-content/uploads/2020/04/Rosaire1901-Vous-qui-avez-soif.mp3

Vous pouvez aussi retrouver cette neuvaine chaque jour dans "Messes et Méditations" sur la partie commune des deux sites du Christ Sauveur et de la Sainte Famille (mise à jour dans la matinée)

Voici la méditation du jour :

Jean 10, 22/30

L’enseignement de Jésus dans le Temple de Jérusalem, lors de la fête de la Dédicace du Temple, culmine dans cette affirmation : « Le Père et moi, nous sommes UN ». Bien sûr, cette fête de la dédicace commémore un événement historique important. Mais le sens du mot dédicace signifie « renouvellement », ce n’est donc pas un regard stérile sur le passé, un regard en arrière. Les adversaires de Jésus ont faussé le sens de cette fête puisqu’ils restent fermés à ce renouvellement en profondeur du Temple que Jésus veut accomplir.
Bien sûr qu’il faut célébrer toutes les fêtes, mais Jésus vient nous dire que leurs célébrations doivent être pour nous l’occasion d’un nouveau départ. Les brebis qui écoutent Jésus, ne restent pas dans la bergerie, mais elle le suivent. Toute fête, comme la fête de la Pâque que nous venons de célébrer doit être pour nous l’occasion d’un renouvellement de tout notre être, une nouvelle jeunesse pour notre vie chrétienne.

Les juifs interrogent Jésus sur son identité. « Si tu es le Messie, dis-le-nous ouvertement » La réponse de Jésus nous oriente dans 2 directions : vers son Père et vers les hommes qu’il vient servir.
Le Père est la source de l’amour, la source de tout don. Jésus manifeste cet amour.
Il est le Bon Pasteur. Il veut conduire chacun vers la Maison du Père. C’est en étant Serviteur que Jésus va manifester son identité.

Lundi 4 mai

Chers paroissiens,

voici la méditation du jour :

Jean 10, 11-18

Jésus aimait à comparer ceux et celles qui venaient à lui à des brebis sans berger (Mc 6,34 ; Mt 9,32), égarées et retrouvées (Mt 18,12 ; Lc 15,3-7), ou encore à des brebis choisies, par opposition aux chèvres noires (Mt 26,32) ; et il se voyait lui-même le berger modèle : le « bon berger ».

À ses yeux, le propre du vrai berger est qu’il est prêt à donner sa vie. Face au danger, Jésus ne fuira pas comme un mercenaire. Il mourra à son poste ; mais sa mort sera une victoire, et, de nouveau vivant, il rassemblera ses brebis un instant dispersées par le chagrin et le doute.

Même en dehors de ce moment d’héroïsme, Jésus conçoit son rôle d’une manière très personnalisée. Le vrai berger, en effet, « connaît ses brebis, et les brebis le connaissent ». Cette réciprocité est une réciprocité d’amour, analogue à celle qui unit Jésus à son Père.

Jésus se décrit donc lui-même comme le Pasteur qui connaît toutes ses brebis et chacune par son nom. Toutes écoutent sa voix et reconnaissent sa voix. Chacune est appelée, chacun reçoit son nom. Il n’y a pas de laissées pour compte parmi les brebis de Jésus. Forte ou chétive, chacune aura, si elle le veut, « la vie en abondance ». Assurée d’avoir tout son prix aux yeux du Pasteur, chaque brebis sera sans cesse réinsérée dans le troupeau, le seul lieu où se trouvent celles qu’il aime, le seul lieu où l’on peut vivre quand on le suit et qu’on l’aime.

Un troisième trait du Bon Pasteur selon Jésus est qu’il est berger universel. Certes, il repart tous les matins avec les brebis de l’enclos, mais il regarde sans cesse plus loin, vers d’autres brebis qui déjà lui appartiennent et qu’il veut, elles aussi, conduire à la vie.
Impossible, par conséquent, de réserver l’amour du pasteur aux seules brebis de l’enclos. On n’est digne de lui que si avec lui on regarde au loin, que si l’on fait place aux brebis inconnues dont il a dit le nom et qui sont accourues en écoutant sa voix.
Si l’on suit ce berger, il faut sans cesse accueillir, sans cesse apprendre d’autres noms, chemin faisant. Si l’on aime ce berger, il faut le rejoindre dans le don de lui-même. « Ma vie, personne ne me la prend : c’est moi qui la donne ».

Dimanche 3 mai, 4e dimanche de Pâques

Chers paroissiens,

Heureux 4ème dimanche de Pâques...
Dimanche du Bon Pasteur. Prière pour les Vocations

Voici quelques éléments de prière et de lecture.

Pour suivre la cérémonie, voici la feuille de chants.

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants. Amitiés et prières.
Votre curé

Samedi 2 mai

Chers paroissiens voici la feuille dominicale du dimanche 3 mai 2020 :
Cliquez ici

Pour nous accompagner au mois de mai, « mois de Marie » :
« Laissons-nous conduire par Marie et nous n'aurons rien à craindre
 », saint Maximilien Ko

Daniela De Santos : Ave Maria

VIDÉO. Coronavirus : « La Chanson du corona », l’hymne émouvant des enfants du Doubs.
"Les enfants de l’école de Roches-lès-Blamont (Doubs) chantent le confinement et la solidarité dans un clip remarquable, illustré par 350 dessins. Une bouffée d’oxygène en pleine épidémie de coronavirus."

Ouvrir toute la page en cliquant ICI
car, en plus de l'histoire de cette vidéo, il y a deux versions, aussi belles l'une que l'autre :
celle avec les dessins des enfants
celle avec le personnel de l'EHPAD du secteur, confiné et endeuillé

La compagnia Teatrale "LudovicaRambelliTeatro"

Voici la méditation de ce jour :

Jean 6, 60-69

Suivre le Christ, c'est aller au-devant de choix difficiles.

Même les contemporains de Jésus en ont fait l'expérience. Chaque jour ils entendaient sa voix, chaque jour ils étaient témoins de miracles ; et pourtant la foi leur demandait un effort. Ils butaient, non pas sur les actes du Christ, mais sur ses paroles. Les guérisons étaient trop évidentes, et personne ne songeait à les nier ; mais son message suscitait des réactions parfois violentes. On était prêt à reconnaître en Jésus de Nazareth un rabbi extraordinaire : "Jamais homme n'a parlé comme cet homme ! « ; et beaucoup le considéraient même comme un prophète authentique. Mais certaines de ses déclarations apparaissaient, aux yeux des croyants d'Israël, comme des prétentions intolérables : "Comment peut-il dire : tes péchés sont remis ? Comment ose-t-il affirmer : le Père et moi, nous sommes un ?"
Le miracle des pains multipliés sur la colline, et surtout le commentaire que Jésus en a donné le lendemain dans la synagogue de Capharnaüm, ont marqué à coup sûr un tournant important dans le cheminement de la foi des partisans de Jésus.
Dans son discours de Capharnaüm, Jésus se présente comme le Pain de la vie, et à deux niveaux :

Le Pain de la vie, c'est d'abord son enseignement, la révélation qu'il apporte, et qui doit nourrir la foi des disciples.
Mais Jésus revendique ensuite un pouvoir encore plus inouï : "Le Pain de la vie, c'est ma chair, pour le salut du monde. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle." Cette fois, c'en est trop : "Ce qu'il dit là est intolérable ! On ne peut pas continuer à l’écouter !"
Et à partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'éloignèrent et cessèrent d'aller avec lui. Jésus n'a pas rabaissé ses exigences pour les retenir plus facilement. Simplement, par une question, il a rappelé aux Douze la gravité de leur choix : "Voulez-vous partir, vous aussi ?"
"Veux-tu partir, toi aussi ?"
Cette question du Christ nous atteint, nous aussi, là où nous sommes, là où nous en sommes. Il y a tellement de manières de partir, de s'éloigner, de cesser d'aller avec le Christ !
Sans trahir tout à fait, on peut s'arranger pour rester à mi-pente, en serrant les mains très fort sur les joies ou sur les sécurités immédiates, celles du métier, celles des loisirs, celles de l'influence ou du pouvoir exercés.
Ou bien, tout en gardant un certain attachement pour la personne du Christ, on peut renoncer à bâtir avec lui, et laisser à d'autres tous les risques du témoignage, dans la société ou dans la famille.
Ou bien encore, on prend ses distances par rapport au Règne de Dieu, soucieux simplement de tirer son épingle du jeu de l'existence.
Certains préfèrent opérer un tri, retenant, du Christ et de son message, ce qui va dans le sens de telle ou telle idéologie, de telle ou telle promotion.
Enfin, devant l'immensité de la moisson et le petit nombre des ouvriers, devant les épreuves de l'Église et les soubresauts qui l'agitent, certains sont tentés de perdre cœur et de baisser les bras, au risque de remettre en cause leur engagement premier.

"Veux-tu partir, toi aussi ?"
À cette question du Seigneur, nul d'entre nous ne peut ni ne veut échapper, au moment de recevoir son Corps sous le signe du pain. Le Seigneur nous la pose, non pas pour que nous cédions à la peur ou à l'angoisse, mais parce qu’il connaît notre capacité de nous faire illusion et qu'il prend au sérieux notre liberté et notre amour.
Ce qu'il veut susciter en nous, c'est la réponse réaliste et confiante de Simon Pierre :

"Seigneur, vers qui pourrions-nous aller", hormis toi ?
Quelle amitié, sinon la tienne, pourrait donner sens à la vie ?
Quel maître pourrions-nous servir qui nous fasse traverser la mort ?
"C'est toi qui détiens les paroles et les réalités de la vie éternelle".

Vendredi 1er Mai

Chers paroissiens,

Pour nous permettre de désirer davantage la communion eucharistique après le confinement, nous vous proposons 2 horaires d’adoration eucharistique en l’église Saint Jacques.

Les vendredi 1er et 8 mai de 10h à 12h

La loi nous y autorise à condition que ce soit une prière individuelle et qu’il n’y ait jamais plus de 20 personnes ensemble.

Tout en respectant les barrières de sécurité, le sacrement de confession pourra être aussi donné durant ces horaires. (1m de distance, pas de vis-à-vis et port du masque souhaitable)
Merci de communiquer ce message autour de vous par téléphone ou autre réseau social.

Belle journée en udp.
Votre curé

Prière à saint Joseph pour les travailleurs

Voici la méditation de ce jour :

Jean 6, 52-59
 
Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ?
Ils sont compris de la manière la plus réaliste. Et ils sont choqués.
Jésus dit alors : « Oui, vraiment, je vous le dis : Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme…vous n’aurez pas la vie en vous. »
Loin d’atténuer le choc, Jésus reprend ce qu’il a déjà dit : il fait un lien explicite avec le sacrifice de la croix. « Le pain que je donnerai, c’est ma chair… »
N’oublions pas que lorsque St Jean a mis par écrit ce discours, il célébrait l’eucharistie depuis plus de 60 ans. Si Jésus n’avait jamais parlé ainsi, comment les apôtres, auraient-ils pu comprendre quoi que ce soit ? Si Jésus n’avait pas donné quelques explications auparavant, le soir du Jeudi-Saint, la Cène eut été incompréhensible par les apôtres.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle…
Prenez, mangez, ceci est mon corps… St Jean ne raconte pas l’institution de l’Eucharistie par le parallélisme est ici assez rigoureux avec les autres évangélistes, Matthieu, Marc et Luc.
3 effets de l’eucharistie sont ici indiqués :
1° : la vie éternelle et la résurrection.
Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai.
L’eucharistie nous fait communier au Christ Ressuscité, vivant. Et ce Corps ressuscité devient en nous « semence » de vie divine.
2° : l’immanence réciproque du Christ et du Chrétien. Intériorité du Christ et du Chrétien.
Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et Moi en lui.
C’est un mot cher à St Jean : « demeurer ». Savez-vous ce que c’est d’être avec quelqu’un que l’on aime ? D’être heureux avec lui ? La vocation de tout homme est de « demeurer » avec Dieu », en Dieu ». C’est le thème fondamental de l’Alliance, qui s’est exprimé, au cours de l’histoire, dans l’Ecriture, par des formules de plus en plus intimes. « Vous serez mon peuple, et je serai votre Dieu », « Mon bien aimé est moi et je suis à lui ». « Vous demeurerez en moi et je demeurerai en vous ».
3° La consécration du Chrétien au Christ.
De même que je vis par le Père, de même aussi celui qui Me mangera vivra par Moi.
Il aurait mieux valu traduire par « pour ». Vivre « pour » quelqu’un. Jésus a consacré sa vie au Père, il a vécu totalement pour lui. Et il nous demande de vivre pour lui.

Jeudi 30 avril

Chers paroissiens

Belle journée en udp.
Votre curé

Cliquez ici pour lire le communiqué de Mgr Marc Aillet suite aux annonces du Premier Ministre concernant le déconfinement.

Texte sur Saint Pie V

Pour les paroissiens qui aiment lire, retrouvez un entretien exceptionnel avec le frère Bruno Cadoré "À l'heure du Covid-19, sur le moment et sur l'après".

Voici la méditation de ce jour :

Jean 6, 44-51

Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire vers moi… « Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. »
Voici une pensée d’une extrême finesse. Sans entrer dans une aucune controverse, Jésus affirme tout bonnement

• et le rôle de la grâce, initiative divine.
• Et le rôle de la liberté, correspondance humaine.

« Ils seront tous instruits par Dieu ». C’est l’action de Dieu !
« Tout homme qui écoute le Père », voilà la part de l’homme ! les deux actions sont nécessaires.
« Personne ne peut venir à moi, si le Père ne l’attire ». Il ne faut pas prendre cette formule dans un sens restrictif, comme si Jésus voulait dire « il y en a peu qui sont attirés ». En fait Jésus met en relief l’absolue nécessité de la grâce : il faut une illumination interne de Dieu pour comprendre les choses de Dieu, pour venir vers le Christ, pour avoir la foi.
Mais, à cette illumination divine, donnée à tous, l’homme peut toujours résister. Grand mystère de la responsabilité de l’homme. Seigneur, est-ce que je t’écoute ? Est-ce que je me laisse instruire et attirer ?

Personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu

Jésus est l’irruption dans l’histoire humaine d’une personne divine. Il affirme « venir de Dieu » … il affirme être le seul à avoir vu Dieu »
Par Jésus, nous sommes véritablement introduits dans le domaine de Dieu, dans la connaissance de Dieu et, nous allons Le voir, et vivre avec Lui.

Qui croit en moi a la vie éternelle…Moi je suis le pain de la vie…

Le 1er livre de la Bible, la Genèse affirme que Dieu a fait l’homme pour l’immortalité, car il était dans le jardin où il y avait un arbre de vie. Le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse affirme que Dieu redonnera cette immortalité
Or Jésus affirme, ici, que cette immortalité nous est déjà rendue par la foi, et par l’Eucharistie. « Qui mange ce pain ne mourra jamais ».
On pourrait dire : « mais ceux qui mangent le pain de l’eucharistie meurent comme tout le monde ! Et bien Jésus affirme que la nourriture eucharistique reçue dans la foi met le fidèle en possession, des maintenant d’une « vie éternelle » sur laquelle la mort physique n’a aucune prise.
La foi chrétienne, c’est cela… c’est la divinisation de l’homme. Dieu nous donne sa vie éternelle.

Mercredi 29 avril

Chers paroissiens,

Belle fête aux « Catherine ».

Belle journée en udp.
Votre curé

Mladifest Međugorje choir and orchestra - ''Hosanna''

Voici la méditation de ce jour :

Matthieu 11,25-30

Père, Seigneur du ciel et de la terre…C’est le seul passage de l’Evangile où Jésus utilise ces mots solennels. « Maître du ciel et de la terre ». D’habitude Jésus parle du Père avec des mots d’intimité et de familiarité.
Notre Père du ciel est aussi le créateur. Il n’y a pas d’autre Dieu que lui. C’est lui qui dirige tout ce grand univers avec ses millions d’êtres, depuis les atomes jusqu’aux étoiles. Prenons le temps d’adorer, de reconnaître la grandeur de Dieu.

Je te loue… Jésus prie, il s’adresse à Dieu. C’est une prière d’action de grâces, une louange, un « merci ». Jésus est heureux, son cœur est plein de reconnaissance envers le Père. Redisons avec Jésus, cette courte prière.Ce que tu as caché aux sages et aux savants. Tu l’as révélé aux tout-petits.

Le grand Dieu de l’univers est inconnu de ceux qui se croient plus intelligents et plus savants que les autres. C’est aux pauvres qu’il s’est fait connaître. C’est parmi eux qu’il choisit ses apôtres. On a l’impression qu’il s’agit d’une vraie préférence de Dieu. Ceux qui ne sont rien dans le monde, ceux qui ne comptent pas aux yeux des hommes… ont de la valeur aux yeux de Dieu.

Oui, Père tu l’as voulu ainsi dans ta Bonté…

Jésus continue sa prière. Est-ce qu’il m’arrive de douter de la bonté de Dieu ? Qu’est-ce qui me fait douter ainsi ?
Tout m’as été confié par Mon Père. Personne ne connaît le Père sinon le Fils…
Dieu est difficile à atteindre. Personne ne l’a jamais vu sinon Jésus. Jésus nous dit ce matin qu’il le fait connaître, à ceux qui acceptent de se mettre à sa suite, à son Ecole.

Venez à moi vous tous qui peinez…

Jésus continue à penser à ceux qui sont les premiers dans son cœur : les petits, les pauvres, ceux qui souffrent, tous ceux qui ont un fardeau trop lourd à porter.
Contemplons ce sentiment qui remplit le cœur de Jésus.
Et moi, est-ce que je sais m’approcher de toi quand j’ai des fardeaux trop lourds à porter.

Et moi je vous procurerai le repos…

On pourrait traduire : « je vous soulagerai »… « je vous procurerai une pose »
Jésus veut nous donner du réconfort, nous rendre plus légers et plus libres, nous donner la joie.
Est-ce que pour moi, la confession est un moment où je décharge mes fardeaux ? Est-ce un moment de paix et de joie, de libération.
Est- ce que mes temps de prières sont des moments où je m’approche de Jésus pour me reposer prés de lui ?

Prenez sur vous MON joug, devenez MES disciples.

Les Docteurs de la Loi, du temps de Jésus, imposaient de nombreuses obligations difficiles à accomplir : c’étaient comme des jougs durs et mal sculptés que l’on mettait sur les cous des bêtes et qui écorchent leur peau.
Le joug de ( Mon joug dit-il) est supportable. Ce n’est pas une charge qui écrase et qui écorche.

Oui, mon joug est facile à porter…

Pourtant, il nous arrive de le porter avec peine, de le trouver lourd.
Aide-nous à nous abandonner à toi, Seigneur, laissons-nous réconforter par Dieu.
L’amour ne peut être que libérateur et rayonnant.
C’est à cette joie qu’on reconnaît les vrais disciples de Jésus.

Mardi 28 avril

Fête fe Louis-Marie Grignon de Montfort

Chers paroissiens

Pensez à souhaiter une belle fête à Louis-Marie (06 22 41 19 50) Cela lui permettre de s’aérer un peu !!!

Belle journée en udp
Votre curé

Motet pour le temps de confinement de/par Benoit Dumon

Voici la méditation de ce jour :

Jean 6, 30-35

Quel signe vas-tu accomplir que nous puissions te croire…
Les auditeurs de Jésus sont des gens simples, terre à terre. Ils veulent des preuves concrètes. Ils demandent des signes.

Le vrai pain venu du ciel…
Il faut se laisser aller à la contemplation mystique de ce que ces mots suggèrent. Nous sommes faits pour Dieu. Notre vraie faim est une faim de Dieu, notre seule nourriture c’est celle qui vient de Dieu.
« Pourquoi dépensez-vous de l’argent pour ce qui n’est pas du pain et peinez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? disait déjà le prophète Isaïe.
Quel est donc notre appétit ? Quelle est notre faim ? Qu’est-ce que nous recherchons ?

Le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde…
D’après le livre du Deutéronome, le but profond du miracle de la manne ne fut pas de nourrir matériellement les Hébreux au désert, mais de les habituer à croire en Dieu. « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche de Dieu » dit le livre du Deutéronome.
L’idée que la Parole de Dieu, que les Commandements sont pour l’homme une nourriture spirituelle bien supérieure à la nourriture matérielle se retrouve dans toute la Bible.
« Voici venir des jours où j’enverrai la faim dans le pays, non pas une faim de pain, ni une soif d’eau, mais la faim et la soif d’entendre la Parole de Dieu. » Amos 8, 11
« Prends ce livre et mange-le » Apocalypse 10

Ils dirent : « Seigneur donne-nous de ce pain là »
« Oui donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Le vrai pain, ce ne sont pas seulement les paroles de Jésus, c’est Jésus lui-même, sa personne. Dont on ne se nourrit par la foi, en « croyant en Lui ».

Lundi 27 avril

Voici la méditation de ce jour :

Où trouver Jésus ? La foule n’est pas dupe : une seule barque est partie, et Jésus n’était pas dedans. Pourtant il n’est plus là où il a multiplié les pains. Et voici que ceux qui, alertés par la rumeur, arrivent de l’autre rive témoignent que Jésus n’y est pas… On repart donc sur l’autre rive.

Quelle confusion ! Hier, Jésus multiplie des pains sans que personne ne lui en fasse la demande, aujourd’hui, il disparaît et refuse de répondre aux prières. Voilà qui n’est pas sans rappeler certains moments de notre vie spirituelle. On cherche Jésus à droite et à gauche, on revient sur ses pas, mais il n’est pas là où on pensait, et voici qu’il apparaît là où on ne s’y attendait pas. Comment éviter les impasses et faire avec le Seigneur une rencontre véritable ?

Le problème est qu’au départ, les gens ne savent pas exactement ce qu’ils cherchent. Ils ont bien perçu quelque chose du mystère qui s’est déroulé au milieu d’eux. Avec Jésus : paix et abondance ; voilà une certitude. Mais le Maitre s’échappe toujours quand on croit le tenir…

C’est pourquoi Jésus explique leur recherche avec ces échecs répétés : « vous me cherchez parce que vous avez été rassasiés ». Seule l’immédiateté du signe, seule la satisfaction immédiate les met en route.
Malheureusement, cette attitude procède de l’incroyance, car cette recherche est centrée sur soi et ne désire pas connaître le vrai visage du Seigneur. On ne veut pas s’engager à sa suite mais profiter des bienfaits accordés à sa suite. Dans les signes qui ont été donnés, ils n’ont pas vu ce qu’il y avait à voir.

La foule doit donc faire le chemin du voir au croire. Cesser de s’agiter sur mille chemins pour travailler à se mettre en accord avec l’œuvre de Dieu. La priorité n’est pas à produire une œuvre, mais à permettre à Dieu de réaliser son œuvre dans nos vies. Tel est l’exemple que Jésus nous donne. Il se fait nourriture. C'est-à-dire qu’il se donne, il se livre entre nos mains pour que nous ayons la vie, pas seulement en abondance, mais en plénitude.

Le sens du signe que Jésus nous donne ne nous est donc pleinement dévoilé que lorsque nous entrons nous-mêmes dans le mouvement de celui qui se fait nourriture.
On ne peut rencontrer véritablement celui qui ne sait que se donner qu’en se donnant soi-même. Complètement ; sans rien attendre en retour. Alors commence la collaboration avec l’œuvre de Dieu, alors notre foi s’épanouit en actes de charité. Alors, enfin, on vit en ressuscités.

Dimanche 26 avril, 3e dimanche de Pâques

Chers paroissiens,

Heureux 3ème dimanche de Pâques….

Voici quelques éléments de prière et de lecture.

- Les homélies des prêtres :


- La prière universelle
Prions pour les malades, les soignants.
Pour suivre la célébration à 10h30, voici la feuille de chants

- Une nouvelle initiative
- L’application « la quête » à partir de votre IPhone ou Smartphone

Prenez bien soin de vous.

Amitiés et prières.

Samedi 25 avril

Chers paroissiens,

Aujourd'hui, c’est la fête de Saint Marc,
pensez à souhaiter belle fête à notre évêque
(05 59 59 16 88) ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
Voici un texte sur Saint Marc.

Retrouvez la feuille dominicale ci-dessous :

Cliquez ici

Et voici la méditation de ce jour :

Marc 16, 15-20.

Frères et sœurs, en fêtant St Marc, nous méditons la conclusion de son Evangile. Nous sommes au moment de l’ascension et de l’envoi en mission.
St Marc ne donne aucune précision de temps ni de lieu, l’essentiel c’est la mission confiée aux disciples.
Déjà à cette époque, les premières communautés chrétiennes avaient saisies l’universalité de l’annonce de la Bonne Nouvelle. Responsabilité d’annoncer l’Evangile aux païens.
L’ascension elle-même est à peine esquissée. La gloire de Jésus est soulignée par la phrase « il est assis à la droite du Père ».
Si les apôtres ont du courage missionnaire, s’il y a des résultats, des fruits de l’Esprit, c’est bien parce que le Seigneur travaille avec eux. La Parole est confirmée par l’efficacité des signes.
Oui, vraiment frères et sœurs, ce dont les Apôtres ont été les premiers témoins, nous en sommes aujourd’hui les bénéficiaires. Jésus est bien venu annoncer à tous les hommes la Bonne Nouvelle du Royaume. Il n’y a plus de limites géographiques, plus de discrimination. Jésus, depuis sa naissance et son incarnation, était resté limité dans le temps et l’espace. Ressuscité, il ne connaît plus de limites.
De même que Jésus avait connu le refus de certains, de même ses disciples connaîtront des oppositions à leur message. Ce que les apôtres sont chargés de faire, c’est d’enseigner et de baptiser. La réponse ne leur appartient pas, mais ils ont la mission d’annoncer à temps et à contre-temps.
Tous ceux qui se réclament du Christ ressuscité opéreront à leur tour des signes qui ne trompent pas : la vie l’emporte sur la mort, et le bien sur le mal.

Vendredi 24 avril

Chers paroissiens, Retrouvez le texte sur Saint Fidèle de Sigmarigen

Grand corps malade - Effets secondaires

 Zorba the Greek

Et voici la méditation de ce jour :

Jean 6, 1-15

Nous abordons aujourd’hui la lecture du chapitre 6 de St Jean. C’est une synthèse sur l’eucharistie et sur la foi.
De l’autre coté du lac… une grande foule le suivait. C’était un peu avant la Pâque.
L’allusion à la fête de Pâques prouve que St jean pense certainement à l’Eucharistie.

Jésus leva les yeux… Comment pourrions-nous acheter du pain…

Dieu est amour, dira St Jean. Jésus est amour, il nous révèle Dieu. Jésus voit les besoins des hommes. Jésus se préoccupe du bonheur des hommes. Jésus se soucie de la vie des hommes. Son miracle de la multiplication des pains, comme son sacrement d’eucharistie sont des gestes d’amour.
Aujourd’hui, Seigneur, tu nous demandes de regarder la faim des hommes.

Il y a un jeune garçon qui a 5 pains et 2 poissons…

Devant les grands problèmes des hommes – la Faim, la paix, la Justice-, nous refaisons constamment cette même réponse : qu’y pouvons-nous ? Cela nous dépasse ?
Retenons l’immense disproportion : 5 pains. 2 poissons et 5000 hommes.

Jésus prit les pains et ayant rendu grâce…

Rendre grâce. Remercier. Eucharistie.
Jésus pense à une autre multiplication des pains. Il pense à l’inouï mystère pascal qu’il offrira aux hommes de tous les temps. Il songe surtout à la faim de Dieu qui est tellement plus grave encore que la faim des hommes.

C’est vraiment lui le grand prophète…

Jésus ne veut pas laisser croire qu’il travaille pour un royaume terrestre. Son projet n’est pas politique. Jésus n’entre pas dans un projet de libération civique. Jésus pense qu’il a un autre rôle. Son discours sur le pain de vie nous révélera son projet.

Jeudi 23 avril

Chers paroissiens,

Retrouvez les textes sur Saint Georges et Saint Adalbert de Prague

Prenons le temps de rêver...
(Les films qui suivent sont aussi pleins de beauté et donnent la paix...)

Et voici la méditation de ce jour :

Jean 3,31-36

Celui qui vient....
C'était l'un des titres qu'on donnait à Dieu dans l'Ancien Testament. Dieu est celui qui ne cesse de venir.
Celui qui vient de la terre est terrestre et son langage est terrestre. Celui qui vient du ciel témoigne de ce qu'il a vu et entendu.
Ces formules nous mettent, d'emblée, dans la différence qui existe entre l'évangile de St Jean et les trois autres. Marc nous montre par exemple un Jésus : " Puissant en paroles et en actes", mais c'est un Jésus qui impose le silence sur sa dignité divine.
Jean, au contraire, ne cesse de mettre dans la bouche de Jésus des affirmations de son "origine céleste".
Comment expliquer cette différence de langage ?
On a parfois dit que le " quatrième évangile" se serait fait écho d'un enseignement plus élevé, réservé à des auditoires plus intellectuels... il y a quelque chose de vraisemblable dans cette remarque. Mais cela n'explique pas tout.
St Jean a prêté à Jésus, jusqu'à un certain point, a propre manière de s'exprimer, tandis que les 3 autres évangélistes ont conservé plus littéralement les paroles e Jésus sous leur forme primitive.
Cela ne veut pas dire que Jean ait inventé ces formules. Mais réfléchissant aux paroles de Jésus à la lumière de la résurrection, il les a interprétées de l'intérieur en les chargeant de toute sa contemplation du mystère pascal.

Celui que Dieu a envoyé prononce les paroles de Dieu, car il ne donne pas l'esprit avec mesure.
Nous sommes en plein mystère divin.
Le Père aime le Fils. Il a tout remis en sa main.
C'est bien aussi ce que les trois évangiles synoptiques affirment sans cesse. Ce n'est donc pas un évangile nouveau. Jean s'envole tout de suite jusqu'aux sommets de la Trinité... il aboutit très vite aux relations intimes qui existent entre le Fils et le Père et l'Esprit.
Celui qui croit au Fils possède la vie éternelle.
Croire ou bien refuser de croire tel est le dilemme radical.
Vivre ou ne pas vivre tel est le résultat.
Pour Jean, pour Jésus, l'incroyant volontaire ne vit pas. Il est mort. On peut, bien sûr, se demander aujourd'hui, si un certain nombre de ceux qui s'affirment incroyants ont bien fait une telle option. Jésus lui-même excusait ses bourreaux en disant : " ils ne savent pas ce qu'ils font". Ce n'est pas à nous, ce n'est le droit e personne sur la terre, de juger qu'un tel est croyant ou incroyant. Mais il reste la parole de Jésus : " qui refuse de croire ne verra pas la vie".
La Foi n'est pas une chose toute faite. Prions pour que notre foi grandisse.

Mercredi 22 avril

Chers paroissiens,

Retrouvez la relecture du confinement par Mgr Batut, évêque de Blois

Vous souvenez-vous de Joselito ?

Et voici la méditation de ce jour

Jean 3,16/21

Dieu a tant aimé le monde…

Tout vient d’une initiative divine. Notre Dieu est un Dieu qui « aime » ! C’est un Dieu Père. Dieu est amour.
Méditons sur l’adverbe : Dieu a tant aimé, tellement aimé, si fort aimé…On devine qu’il va faire des folies, que cet amour-là va Le pousser à faire des choses étonnantes. « Le monde » on comprend tout de même que Dieu aime ce monde. C’est son œuvre, c’est sa création, c’est son enfant.

Qu’il a donné son Fils unique…

St Jean ne cesse de contempler ce « don ». Jésus est le don de Dieu, le cadeau merveilleux que le Père a donné : ce qu’il avait de plus précieux. L’incarnation est une merveille de Dieu. La « venue du Fils en ce monde » est déjà une manifestation de l’amour. Que Dieu se soit fait homme est déjà une merveille d’amour.

Tout homme qui croit en lui, obtiendra la vie éternelle…

Dieu est le « vivant » par excellence : « la vie » est le plus grand bien que l’homme puisse posséder. Eh bien, Dieu a communiqué sa vie. Les images abondent : l’arbre de vie, le chemin de la vie, la source de la vie, le livre de vie, le pain de vie… S’attacher à Dieu, se conformer à Sa volonté, c’est « vivre ».

Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde…

Cette formule sera répétée plus de 50 fois dans l’Evangile de St Jean. C’est le Père qui a eu cette idée, qui a envoyé son Fils.

Non pas pour condamner le monde, mais pour que le monde, par lui, soit sauvé…

Nous sommes toujours dans la même et unique pensée : « Dieu a tant aimé… Le seul désir de Dieu, le seul souhait, la grande entreprise de Dieu, c’est de « sauver ». Il suffit d’évoquer nos propres expériences, nos propres amours, pour éprouver combien cela est naturel : quand on aime, on veut le bien de ceux qu’on aime. Dieu veut que « je » sois sauvé ! Merci Seigneur.
Dieu veut que « mon fils, mon ami, mon collègue, mon mari, soit sauvé ! Merci Seigneur.

Celui qui croit échappe au jugement…

Nous retrouvons l’option radicale. Pour ou contre Jésus. Il y a donc une responsabilité de l’homme. Quel mystère ! Dieu veut « sauver «. Mais certains refusent ce salut et se condamnent donc eux-mêmes.

Quand la lumière est venue dans le monde…

« Faire le bien » … » faire le mal » …C’est souvent de cette manière pratique que se fait le partage. Quiconque fait le bien (même s’il ne connaît pas le Christ) est déjà dans une certaine communion avec Dieu.

Mardi 21 avril

Chers paroissiens,

Voici la méditation de ce jour :

Jean 3-7-15

Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »

Imaginons Nicodème face à Jésus. C’est une conversation. Notre prière devrait prendre cette allure. Poser des questions à Jésus.
Jésus lui répondit : « Tu es maître en Israël et tu ne sais pas cela ? »
Même le plus savant des maîtres ne peut pas comprendre. Toute la science d’Israël est incapable de « savoir » ce que Jésus révèle. La connaissance de l’Esprit de Dieu est impossible à l’homme, même le plus intelligent.

Nicodème « maître en Israël » est invité à sa faire tout petit.

Il doit renoncer à toute suffisance. Il faut qu’il naisse de nouveau.

Oui vraiment, nous parlons de ce que nous connaissons, nous témoignons de ce que nous avons vu…

Seul Jésus a l’expérience immédiate des choses de Dieu : il parle de ce qu’il connaît, il dit ce qu’il a vu.
C’est cela la Foi : c’est voir avec les yeux de Jésus, c’est faire confiance à la Parole de Jésus, c’est se laisser introduire par lui dans le domaine de Dieu

Et vous ne recevez pas notre témoignage. Quand je vous parle des choses de la terre, vous ne croyez pas…

Dés le début, l’Evangile de Jean est dramatique. Il note l’incrédulité. Et cela est toujours vrai aujourd’hui : il faut prendre parti pour ou contre Jésus. Ce n’est pas une histoire passée. Les contemporains de Jésus représentent les hommes de tous les temps. • ou bien on accepte sa Parole, même sans tout comprendre et on est « croyant »
• ou bien on s’enlise progressivement dans le refus et « l’incrédulité ».
L’incroyance n’est pas un phénomène récent. Jésus souligne la responsabilité de l’homme qui ne croit pas « vous ne recevez pas mon témoignage… vous ne croyez pas ».

Il faut que le Fils de l’homme soit « élevé » …

Jésus va connaître la souffrance et la mort (élevé sur la croix). C’est par là qu’il communique la vie divine, la « vie éternelle » à ceux qui croient.

Lundi 20 avril

Chers paroissiens,

Voici la méditation de ce jour :

Jean 3, 1-8.

Pendant 6 semaines, nous allons faire une lecture presque continue de l’Evangile selon St Jean. Le temps pascal est un temps de plénitude. Il était assez naturel de placer à ce moment de l’année liturgique l’évangile qui a été le plus loin dans la contemplation de la « personne » de Jésus. Le Fils unique de Dieu s’est incarné et a été donné par le Père au monde afin de révéler et de communiquer aux hommes les richesses mystérieuses de la vie divine.

Nicodème vint trouver Jésus pendant la nuit… Nicodème est un homme de bonne foi. Il a observé Jésus et il conclut cet homme vient de Dieu.
Jésus lui répond : oui, vraiment, je te le dis : personne a moins de naitre d’en haut ne peut voir le règne de Dieu.
Le règne ou le royaume de Dieu était une notion très fréquente dans les 3 autres évangiles. St Jean remplace cette notion par celle de « vie ». La foi fait accéder l’homme à un mode d’existence totalement nouveau, parce que divin : c’est la « vie » de Dieu dans l’homme. Il faut donc une « nouvelle naissance ». St Paul parle d’une greffe.
Etre baptise c’est renaitre. C’est comme si tout recommençait. C’est une résurrection. Un être neuf.
Ce qui est né de la chair n’est que chair. Ce qui est né de l’Esprit est Esprit. Depuis mon baptême, il y a donc en moi l’Esprit de Dieu.
Le vent souffle où il veut, tu entends sa voix….
En grec le même mot « pneuma » désigne à la fois « le vent » et « l’esprit ». Jésus souligne le caractère mystérieux, invisible difficile à contrôler du vent. Etre baptisé c’est être conduit par ce souffle divin, invisible. Est-ce que j’accepte que ce soit Dieu, l’Esprit qui me pousse en avant, qui me conduise. Vivre avec l’invisible. L’essentiel est invisible aux yeux écrivait St Exupéry.
Il faut renaitre….
Oui c’est une nouveauté radicale. Un homme divinisé, un homme animé d’une vie supérieure, un home participant à la vie divine.
La prière le temps privilégié où l’on se branche sur l’Esprit de Dieu….

Dimanche 19 avril, dimanche de la Divine Miséricorde

N'oubliez pas, aujourd'hui dimanche, de suivre la retransmission
EN DIRECT de la cérémonie de 10h30

Lien direct vers la vidéo sur Youtube

Chers paroissiens,

Heureux dimanche de la miséricorde.

Voici quelques éléments de prière et de lecture.
- Les homélies des prêtres (JJ Dufau / RS Fournié / LM Dupin)
- La prière universelle.
- Sainte Corona…. Elle existe.
- L’application « la quête » à partir de votre IPhone ou Smartphone.

- la feuille de chants pour suivre la cérémonie.

Prenez bien soin de vous.
Prions pour les malades, les soignants et les familles des militaires qui viennent de décéder dans un accident d’hélicoptère.

Amitiés et prières.

Voici également une très jolie version du Notre Père : cliquez ici.

"La ville vue du ciel : Pau confinée, Pau vidée mais Pau magnifiée"

Samedi 18 avri

"Dis, quand comprendras-tu ?" Barbara 1962

https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus

Chers paroissiens et amis,

Pour retrouver la feuille dominicale, Cliquez ici

Et voici la méditation de ce jour :

Marc 16, 9-15. Samedi de Pâques

Avec cet évangile de Saint Marc que nous venons d’entendre, nous arrivons presqu’au terme de la semaine de l’Octave de Pâques. L’octave pascale est un temps d’allégresse ; c’est ce temps de la liturgie qui est comme un long dimanche se prolongeant sur 8 jours, où chaque jour est Jour de Pâques, jour de résurrection de joie, de lumière, d’amour, d’espérance.
L’évangéliste de Marc récapitule ici différents moments où Jésus, ressuscité, se montre aux femmes, aux disciples, aux Onze. Souvenons-nous que Jésus lui-même avait révélé à ses apôtres qu’Il allait ressusciter. Malgré cela, les disciples ne comprennent pas ce qui se passe. « Ils refusèrent de croire » dit ici saint Marc.
Que c’est difficile de croire ! La foi n’est pas une évidence. La foi, c’est croire sans voir, c’est faire confiance en la parole des témoins qui ont vu Jésus ressuscité.
Nous faisons face, aujourd’hui, au même défi qu’il y a deux mille ans : dans quelle mesure sommes-nous capables de croire les témoins du Ressuscité, eux qui affirment l’avoir vu, touché, avoir mangé avec lui, les mêmes qui étaient présents à Jérusalem le jour de son supplice ?
Rappelons-nous que la dernière fois que ses disciples ont vu Jésus, Jésus était souffrant ; c’était un condamné… à mort. Nous pouvons penser que les disciples sont encore affectés par les événements douloureux de la Passion ; et peut-être continuent-ils à vivre ces événements avec doute.
Et c’est toute la puissance du Ressuscité qui nous est révélée dans cette page d’Evangile. Car Jésus ne regarde pas notre passé, il sait nous rejoindre même lorsque notre cœur est envahi par la tristesse, la culpabilité, même au plus profond de nos doutes.
Voilà la Bonne Nouvelle du salut : un homme-Dieu a traversé la mort. Dieu a ressuscité son fils par amour pour nous. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ».
Et quand il vient à notre rencontre en nous offrant son pardon, nous recevons le bonheur de contempler son visage de miséricorde.
Oui, Jésus ne s’embarrasse pas de nos cœurs endurcis ou de notre peu de foi. Malgré nos cœurs fragiles, malgré nos maladresses, malgré notre foi ébranlée, Jésus le Ressuscité, le Premier-Né de toute la Création, nous tend la main et nous invite à entrer dans la pleine lumière de Dieu en confiant à chacun la joie d’annoncer la Bonne Nouvelle à l’ensemble de la création.
Il nous invite simplement à dépasser nos résistances, parce que chaque parole ou expérience qu’Il nous donne c’est pour la partager avec nos frères.
Demain, l’Eglise célèbre le Dimanche de la Divine Miséricorde. Que le Vivant nous est donné la grâce de prendre conscience que nous sommes tous sauvés par Sa mort et Sa résurrection. Cette Grace c’est la Paix du Cœur qu’il nous donne.
« Heureux ceux qui croient sans avoir vu » : cette béatitude est pour nous ; alors le cœur et les yeux ouverts, nous verrons les signes que Jésus fait.
Je vous souhaite de vivre beau dimanche de la Miséricorde !

 

Vendredi 17 avril

Chers paroissiens et amis,

Deux jolies vidéos pour les mélomanes...

Et voici la méditation de ce jour :

Jean 21/1-14 Vendredi de Pâques

Je pars à la pèche…

Nous sommes en Galilée, au bord du beau lac de Tibériade. Pierre semble avoir compris son métier. Les apôtres ne sont pas des fanatiques, préoccupés d’inventer du fantastique. Non, ils n’ont pas inventé la résurrection. On les retrouve tels qu’ils étaient : des gens simples qui repartent à leur travail.

Ils passèrent la nuit sans rien prendre…
Rien. L’échec. Le travail inutile apparemment.
Songeons à notre propres expériences, à nos déceptions. Offrons-les au Seigneur.
Jésus est là… mais ils ne savent pas que c’est lui.
Jésus est là…au milieu de nos déceptions… mais nous ne le reconnaissons pas.

Les enfants…
Bouleversante familiarité de Jésus. Une fois de plus, Jésus prend l’initiative.

Jetez le filet à droite de la barque et vous trouverez…
Jésus partage la peine de ceux qui n’ont rien pris. Jésus partage nos peines, nos échecs. Jésus est sauveur. Il ne peut accepter le mal.

Ils n’arrivaient plus à amener le filet tant il y avait de poissons…
Comme d’autre fois, Jésus demande la participation des hommes, il demande notre participation. Tu ne nous remplaces pas. Tu veux notre effort libre. Mais tu achèves le geste que nous commençons.

Le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! »
Celui qui aimait Jésus a compris le premier, le signe. Quand on aime, on comprend à demi-mot.

Venez déjeuner…
Toujours cet autre signe du pain donné, du repas pris ensemble, dont Jésus prend l’initiative. Que Jésus sert.
La vie de tous les jours prend désormais une dimension nouvelle. Taches professionnelles, repas, rencontres des autres. Jésus y est caché. Saurons-nous le reconnaître.

Jeudi 16 avril

Chers paroissiens,

A la demande de plusieurs paroissiens je vous adresse 2 messages  du Pape François :  

- Prière pour la communion spirituelle
- Message du Pape pour la fête de Pâques

Communion de prières et d’amitiés
Votre curé Voici une jolie vidéo pour s'évader...

Et voici la méditation de ce jour :

Luc 24/35-39, 41-48 Jeudi 1ère Semaine de Pâques

Les disciples d’Emmaüs…
Il s’en est passé des événements dramatiques, pour ces pauvres hommes. Le dernier repas, jeudi dernier… l’arrestation au jardin de Getsémani… la mort sur la croix de leur ami… la trahison de Judas. Le groupe des 12 qui devient 11. C’est dans ce contexte qu’arrive la résurrection. C’est au creux de leur désespoir que le Ressuscité vient leur dire « ne craignez pas ». Seigneur dans toutes nos situations de détresses, tu es au milieu de nous.
Voyez mes mains et mes pieds…
Manifestement, les 11 comme tous les autres jusqu’ici sont incrédules. Le doute est noté par tous les récits. Pour ces personnes de culture juive, qui n’ont pas l’idée d’une distinction du « corps et de l’âme », si Jésus est vivant, ce ne peut être qu’avec toute sa personne : ils veulent s’assurer que ce n’est pas un fantôme, et pour cela, il faut qu’il ait un corps… la résurrection ne peut pas se réduire à une idée de l’immortalité de l’âme. Tous les détails nous donne l’impression d’une présence réelle.
Même si c’est difficile à imaginer, la résurrection n’est pas une survivance spirituelle.
Dans l’Eucharistie que nous célébrons, une parcelle de l’univers, un peu de pain et de vin, est ainsi assumée par le Christ pour devenir signe de sa présence et nous transformer peu à peu, nous-mêmes, en Corps du Christ.
Voilà le cœur de l’Evangile ! Voilà la « bonne nouvelle ». Voilà le sens de l’univers.
C’est vous qui en êtes les témoins…
Jésus est bien maintenant, le Seigneur, qui possède le pouvoir sur tout l’univers, sur tous les hommes et qui envoie en mission dans le monde entier.
Tout est fait dans le Christ… Mais tout reste à faire. Est-ce que j’y travaille ? Est-ce que je suis un témoin ?

Mercredi 15 avril

Chers paroissiens,

3 documents pour l’octave de Pâques :
- Le premier et le second pour vous distraire
- Le 3ème pour réfléchir

Vous les prenez dans l’ordre que vous vous voulez.

Amitiés et prières

Message de soutien en musique d’un prêtre à ses paroissiens pendant le confinement

Petite théologie pour temps d'épidémie

Et voici la méditation de ce jour :

Luc 24, 13-35 Mercredi Octave de Pâques

Deux disciples faisaient route...
Vendredi dernier leur ami est mort. Tout est fini. Ils retournent chez eux. Ils n'attendent plus rien. Des mots lourdes d'une espérance déçue. Dans toute vie humaine, cela arrive un jour ou l'autre : un grand espoir déçu, un deuil cruel, un échec cuisant, un souci, une question insoluble, un péché qui fait souffrir.
Jésus s'approcha...
Sur leur route, tu es venu les rejoindre. Seigneur tu t'intéresses à leur souci. Jésus les fait parler longuement. Il écoute. Ils les laissent vider leur sac.
A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes...
Eux non plus, ils ne sont pas prêts à croire. Tous les récits de l'Évangile sont unanimes sur ce point : ils doutent, ils ne s'attendent pas à la résurrection, ils sont déconcertés. Le récit de Luc est tout entier construit pour nous faire comprendre comment on peut reconnaître Jésus. Comment on chemine lentement du doute jusqu'à la foi.
Comme votre coeur...
Voilà la première méthode pour reconnaître Jésus : prendre contact, profondément, cordialement avec les Écritures, la Parole de Dieu.
L'ancien Testament éclaire le nouveau. La Bible introduit à l'Évangile. Le projet de Dieu se poursuit sans rupture. Ce qui se réalise en Jésus Christ, c'est ce que Dieu prévoyait de toute éternité, c'est ce qu'il avait déjà commencé dans l'Histoire du peuple d'Israël.
Quand il fut à table...
Voilà la deuxième expérience pour reconnaître Jésus : l'eucharistie, la fraction du pain ? L'Eucharistie est le sacrement, le signe efficace, de la présence du Christ ressuscité. C'est le grand mystère de la Foi : un signe bien œuvre, bien modeste.
A l’instant même, ils se levèrent...
Toujours la "mission ». Personne ne peut rester en place à contempler le Christ Ressuscité : on se met en route vers ses frères.
Jésus se lève et nous sommes sa relève

Mardi 14 avril

Jean 20, 11-18

Hier nous avons écouté la rencontre de Jésus Ressuscité avec Marie Madeleine dans l’Evangile de Matthieu, nous méditons ce matin, cette rencontre dans l’Evangile de St Jean.
Le matin du 1er jour de la semaine Marie Madeleine pleure.
Quelle tristesse. Elle aime tellement Jésus.
Elle se penche à l’intérieur, elle y découvre 2 anges…
Le corps n’est plus là. Le tombeau est vide. Dés l’origine, ce fait a été affirmé par les 1ers chrétiens de Jérusalem et n’a jamais été démenti. Même les juifs n’ont jamais dit le contraire. Ils sont simplement cherché une autre explication « les disciples ont volé un corps ». Mais la découverte du tombeau vide n’a jamais été présenté comme une preuve.
Femme pourquoi pleures-tu ?
Non, il ne s’attendait pas à la résurrection. Cela ne leur venait pas à l’esprit.
Elle tourne la tête et aperçoit Jésus …
Jésus est vivant. Il est là même quand on ne le voit pas. Jésus s’est fait voir à quelques uns pour leur donner la certitude qu’il est toujours avec eux.
Qui cherches-tu ?
C’est toujours Jésus qui prend l’initiative. C’est lui qui se fait reconnaître. « Marie »
Elle se tourne…
A l’appel de son nom, ses yeux s’ouvrent. Il faut qu’elle passe à une nouvelle connaissance. Quand elle en reste au passé, quand elle veut retrouver le Jésus de jadis, elle ne le reconnaît pas. Jésus est maintenant tout autre.
Cesse de me tenir…
Marie voudrait retenir Jésus. Jésus purifie ce sentiment trop possessif. Il l’envoie en mission vers les autres. Tout chrétien ne peut connaître Jésus que dans la mesure où il porte témoignage de Lui dans le monde, prés de ses frères.
Est-ce que ma foi me permet de reconnaître Jésus, comme il l’a dit :
- dans les événements de ma vie : « ce que vous faites au plus petit, c’est à moi…
- dans mon propre cœur : « demeurez en Moi et Moi en vous…
- dans l’Eucharistie : « ce ci est mon corps »
- dans l’évolution du monde : « je suis avec vous jusqu’à la fin du monde »
- dans les ministres de l’Eglise : « qui vous écoute M’écoute. »
- dans les pauvres et les petits : « J’avais faim, j’étais en prison … »

lundi de Pâques 13 avril

Chers paroissiens,

Une jolie chanson, "À toi la gloire, Ô ressuscité", illustrée par de jolies images

Voici la méditation de ce jour :

Nous sommes entrés dans la semaine de l’octave pascale qui est comme un épanouissement de toutes les richesses contenues dans la liturgie du jour de Pâques. Chez saint Matthieu, c’est d’abord un Ange qui apparaît aux femmes pour leur annoncer la résurrection du Seigneur et les envoyer à leur tour porter cette Bonne Nouvelle aux disciples. Tremblantes, elles sentent monter du fond d’elles-mêmes une joie profonde qui dynamise toute leur personne. Obéissantes dans la foi à la Parole de l’ange, elles courent porte l’annonce : « Le Seigneur est ressuscité ».

C’est alors que le Ressuscité vient à leur rencontre comme pour confirmer leur mise en marche dans la foi. « Je vous salue », plus exactement : Réjouissez-vous » ! Telles sont les premières paroles du Christ ressuscité à leur égard qui les confirme dans cette joie de la résurrection et les conforte dans son annonce : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront ». Jésus les envoie vers la Galilée. Ne nous y trompons pas. Il ne s’agit pas d’un retour en arrière, là où tout avait commencé. Non, il s’agit plutôt d’un appel adressé aux disciples à revenir aux sources de leur histoire pour relire celle-ci à partir et à la lumière de la résurrection pour découvrir son véritable sens de salut.

C’est précisément ce que ne font pas les chefs des prêtres. Plutôt que d’accueillir la réalité, ils tiennent conseil pour chercher une explication plausible pour la raison et bien sûr à leur avantage. Ce conseil ressemble étrangement à celui qu’ils tinrent avant la Passion (cf. Mt 26, 3). On ne cherche pas à lire les faits mais on projette sur eux ce que l’on voudrait qu’ils soient. Et le pire c’est que ceux qui font cela savent pertinemment qu’ils font mentir les faits : sinon pourquoi payer les soldats ? Cet argent rappelle celui qui fut donné à Judas pour trahir son Maître. De même que la mort du Seigneur fut pesée avec de l’argent ainsi en est-il de sa résurrection. On cherche à tuer la vie jaillie du tombeau par le mensonge et la corruption.

L’évangile nous dit que « les soldats prirent l’argent et suivirent la leçon ». Ils obéissent non pas à une Parole qui libère mais obéisse à une « leçon » et se font les esclaves du mensonge. Au témoignage de la résurrection de la part des femmes s’oppose ainsi le faux-témoignage de la part des soldats.
Cependant le mensonge porte en soi la contradiction : «Voilà ce que vous raconterez : ‘ ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions ». Comment en effet affirmer en même temps que l’on dormait et que pourtant on a été témoin du vol d’un corps ?

« Seigneur, nous voulons en ce jour renouveler notre acte de foi en ta résurrection. Nous voulons accueillir dans la foi ta vie de Ressuscité. Viens chasser de nos cœurs tout doute qui pourrait nous habiter sur la puissance de ta résurrection dans nos vies. »

Merci de votre fidélité !
L'équipe de la paroisse Christ Sauveur 64